Socio-esthétique : 91 % des Français reconnaissent son impact sur la confiance en soi
Le soin est un levier majeur de confiance en soi et de reconstruction, pourtant difficile à s’accorder pour les femmes en situation de vulnérabilité.
L’étude Ipsos BVA a révélé une forte prise de conscience chez les Français des difficultés auxquelles sont confrontées les femmes en situation de vulnérabilité : plus de 9 Français sur 10 considèrent qu’il est difficile pour une femme confrontée à la précarité, à une maladie grave, ou victime de violences conjugales ou familiales de prendre soin d’elle-même. Dans le même temps, près de la moitié d’entre eux estiment qu’il demeure essentiel, y compris dans ces situations, de pouvoir le faire.
Dans ce contexte, même si seuls 10 % des Français savent précisément la définir, la socio-esthétique s’impose pourtant comme une évidence dès lors qu’elle est expliquée. Cette discipline, qui met les soins de beauté (soins du visage, soins des mains, conseils, …) au service des personnes en situation de vulnérabilité, bénéficie d’un soutien important : 91 % des Français estiment que l’accompagnement par une socio-esthéticienne peut aider les femmes vulnérables à reprendre confiance en elles et à se réinsérer socialement.
Les Français reconnaissent aussi l’impact concret de la socio-esthétique sur les parcours de reconstruction, 81 % estiment qu’elle peut favoriser le retour à l’emploi et la libération de la parole. Cette perception est largement nourrie par l’expérience, puisque 71 % des Français déclarent avoir déjà personnellement observé les effets positifs liés au fait de prendre soin de soi sur le moral, la confiance ou la reprise d’activité d’une personne traversant une période difficile.
Conscients de leur utilité, 94 % des Français souhaitent ainsi que les soins de socio-esthétique soient davantage intégrés dans les parcours de soin et de réinsertion sociale, et près d’une personne sur deux estime même qu’il faut “tout faire” pour les systématiser.
Un paradoxe frappant
- 1 femme sur 2 (50 %) déclare ressentir de la culpabilité à l’idée de prendre du temps uniquement pour elle.
- Pourtant, 95 % des Français considèrent qu’il est légitime, voire essentiel, de pouvoir prendre soin de soi, notamment pour les femmes en situation de vulnérabilité.
- 91 % estiment que la socio-esthétique peut aider les femmes fragilisées à reprendre confiance en elles et à se réinsérer socialement.
- 94 % souhaitent que ces soins soient davantage intégrés aux parcours de soin et de réinsertion.
