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Comment j’ai fait de l’accompagnement en socio-esthétique ma vocation

Épisode 6

Comment j’ai fait de l’accompagnement en socio-esthétique ma vocation

par Doriane FRÈRE|25 novembre 2025|34min

Nous vous invitons à découvrir le parcours de Véronique Labeille, ancienne professeure des écoles devenue socio-esthéticienne. Elle raconte comment elle a trouvé sa voie auprès de publics fragilisés (personnes malades, en situation de handicap ou en grande précarité).


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De la différence à la vocation

Depuis l’enfance, Véronique Labeille baigne dans la réalité du handicap : ses deux parents sont concernés. À une époque où l’inclusivité n’existait pas, elle développe très tôt une sensibilité particulière aux autres et l’envie profonde d’exercer un métier humain.

Après vingt ans d’enseignement, elle traverse une période de transition. Un reportage sur la socio-esthétique provoque un choc en elle : « Je suis tombée en amour. »
Elle comprend immédiatement que ce métier représente ce qu’elle a toujours voulu faire.


Un double cursus pour accompagner autrement

En 2012, elle se lance dans une formation en CAP esthétique complétée par un cursus en psycho-socio-esthétique. Elle y apprend la psychologie adaptée, les massages spécifiques, la posture professionnelle et l’importance d’une introspection personnelle.
Pour elle, le cœur du métier réside dans le soin relationnel, basé sur une écoute active, de façon à créer une alliance thérapeutique entre l’esthétique et la psychologie. Si la dimension d’écoute n’est pas présente, le soin n’est rien.

Véronique Labeille travaille essentiellement en oncologie, mais aussi dans le médico-social, auprès de personnes déficientes visuelles et dans des ACT (appartements de coordination thérapeutique). Ce qu’elle aime, c’est la richesse du travail en équipe pluridisciplinaire et la vision globale du patient.


Pour celles qui veulent se lancer

Avant toute chose, il faut être au clair avec ses propres failles, avoir une certaine maturité et comprendre la différence entre esthétique et socio-esthétique. Celles qui réussissent le mieux ne sont pas forcément des esthéticiennes expérimentées ni des professionnelles du soin, mais souvent des personnes en reconversion qui ne sont pas formatées.

Les autres épisodes : Success Story d'Esthéticienne