Syndrome de l’imposteur au travail : 51 % des salariés se sentent concernés

Bien qu’ils aient confiance en leurs compétences et attribuent leur réussite à leur savoir-faire plutôt qu’à la chance, plus de la moitié des salariés déclarent avoir l’impression de «faire semblant» au travail, en affichant plus d’assurance, de compétence ou de productivité qu’ils n’en ressentent réellement. Une récente étude menée par monCVparfait, le principal créateur de CV en ligne en France, a interrogé plus de 1 000 actifs en emploi en Europe afin de mieux comprendre l’effet du doute de soi sur les salariés et les organisations.

L’enquête de monCVparfait sur le syndrome de l’imposteur au travail met en évidence un décalage croissant entre ce que ressentent les salariés et ce qu’ils pensent devoir renvoyer dans le cadre professionnel. Des attentes élevées, la comparaison avec les autres et le manque de retours, alimentent un doute de soi largement répandu. Dans le même temps, les dirigeants reconnaissent rarement leurs propres difficultés, ce qui entretient une culture où la confiance se montre plus qu’elle ne se ressent.

Principaux résultats

«Le syndrome de l’imposteur n’est pas un manque de compétence, c’est souvent une réaction à un environnement de travail qui valorise davantage l’assurance et la visibilité que l’apprentissage et l’honnêteté, explique Jasmine Escalera, experte carrière chez monCVparfait. Lorsque les dirigeants ne parlent ni de leurs erreurs ni de ce qu’ils ont appris en chemin, cela peut renforcer l’idée qu’il faut toujours paraître sûr de soi et taire ses doutes.»

Le sentiment d’être un imposteur est répandu, même chez des salariés confiants dans leurs compétences

Les résultats de l’enquête montrent que le sentiment de «faire semblant» au travail est fréquent chez de nombreux salariés : 51 % d’entre eux disent le ressentir au moins de temps en temps, alors même que la plupart attribuent leurs réussites à leurs propres compétences.

Fréquence à laquelle les salariés ont l’impression de «faire semblant» au travail :

Comment les salariés expliquent leur réussite :

La pression à la performance alimente le doute de soi

Pour près de 7 salariés sur 10, le doute de soi fait partie du quotidien au travail :

Selon les salariés interrogés, ces sentiments sont davantage liés à l’environnement de travail qu’à un réel manque de compétences.

Parmi les principaux facteurs cités :

Le doute de soi affecte les carrières et les performances des entreprises

Près de la moitié des salariés déclarent que le sentiment d’imposture a influencé leurs décisions de carrière :

Le doute de soi ne nuit pas seulement aux trajectoires individuelles, il a aussi des répercussions sur les organisations. Face au sentiment d’imposture, les salariés adoptent des comportements qui peuvent freiner la productivité, la visibilité et l’innovation :

Le silence des dirigeants entretient un cercle vicieux

De nombreux salariés estiment que le syndrome de l’imposteur persiste parce que les dirigeants montrent rarement leur vulnérabilité et contribuent peu à normaliser le doute de soi.

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Syndrome de l’imposteur au travail : 51 % des salariés se sentent concernés

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Une étude de monCVparfait révèle que, même s’ils ont confiance en leurs compétences, plus d’un salarié sur deux souffre encore du syndrome de l’imposteur.