École Internationale du Spa : les élèves créent leur propre protocole de massage pour obtenir leur diplôme
Membre de l’un de ces jurys, j’ai eu le plaisir d’assister à la présentation de 14 élèves. Chacun disposait de dix minutes pour présenter et réaliser sa création sur un modèle. Massage crânien, californien, deep… les élèves ont associé différentes techniques apprises au cours de leur formation pour imaginer un protocole qui leur ressemble.
Au-delà de la maîtrise technique, cet exercice permettait de découvrir la personnalité et la sensibilité de chaque futur praticien. En tant que membre du jury, j’ai été particulièrement attentif à la qualité du toucher, à la fluidité des gestes, à la posture, mais aussi à la cohérence et à l’originalité de chaque création.
Un moment où la technique laisse progressivement place à l’identité du praticien.
Gonzalo Pena-Vilches : de l’élève au directeur
Ancien élève de l’École Internationale du Spa, Gonzalo Pena-Vilches en est aujourd’hui le directeur. Un parcours qui lui permet de porter un regard particulier sur les élèves qu’il accompagne désormais à son tour vers le métier de praticien en massages bien-être.
Profondément attaché à la transmission, il défend une vision du massage où la maîtrise technique se conjugue avec l’écoute, la sensibilité et la construction de sa propre identité de praticien.
Je lui ai posé trois questions à l’issue de cette journée.
Que représente cet examen final pour vous ?
Pour Gonzalo Pena-Vilches, cet examen marque à la fois «la fin d’un chapitre et le début d’un nouveau». Après une année particulièrement intense, les élèves ont acquis des techniques et des connaissances, développé leur toucher et commencé à construire leur identité professionnelle.
L’épreuve de la Main d’Or vient ainsi couronner leur formation : il ne s’agit plus seulement de montrer ce qu’ils savent faire, mais également quel praticien ils souhaitent devenir.
Qu’attendez-vous des élèves lors de cette dernière épreuve ?
«J’attends avant tout qu’ils osent être eux-mêmes.»
Créativité, enthousiasme et personnalité doivent pouvoir s’exprimer tout en conservant l’essentiel : un toucher juste, précis et à l’écoute du modèle. Car, comme le rappelle le directeur, “Deux praticiens formés aux mêmes techniques ne proposeront jamais exactement la même expérience”.
Qu’aimeriez-vous qu’ils retiennent de leur formation lorsqu’ils entreront dans la vie professionnelle ?
Pour le directeur de l’EIS, l’école représente une première porte ouverte sur un métier particulièrement riche. Les différents formateurs transmettent leurs techniques, leur expérience et leur propre regard, sans imposer une seule manière de devenir praticien.
C’est désormais aux élèves de construire leur propre vision du massage et de continuer à l’enrichir au fil des rencontres, des expériences et des personnes qu’ils auront la chance de masser.
Et Gonzalo Pena-Vilches résume parfaitement l’esprit de cette journée : «Leur formation se termine peut-être aujourd’hui, mais leur apprentissage du métier, lui, ne fait que commencer».
Après une année de formation, les élèves de l’École Internationale du Spa ont présenté leur création personnelle de protocole devant un jury. Dix minutes pour démontrer leur maîtrise technique, mais aussi révéler leur sensibilité, leur créativité et leur identité de futur praticien.
