Soins bien-être : 3 expériences de soin originales à découvrir pour les professionnelles de l’esthétique
Spa Lanqi, quand la médecine chinoise passe par la voix
Le Spa Lanqi ne cherche pas l’effet waouh. Sa force réside dans la cohérence d’une tradition assumée, profondément ancrée dans la médecine chinoise. À sa tête, Madame Lanqi, dépositaire d’un savoir transmis et incarné. Sa singularité : un diagnostic énergétique réalisé… par la voix.
Précisons-le : Lanqi est un spa rigoureux, où l’on vient chercher une approche thérapeutique structurée : chi nei tsang, ventouses, gua sha, tuina, réflexologie… Les protocoles sont précis, sérieux, exécutés avec maîtrise.
La véritable nouveauté se situe dans le bilan énergétique personnalisé. Après quelques questions, Madame Lanqi écoute la voix, sa tonalité, sa vibration, son souffle, pour établir un état énergétique global et prescrire à la fois des plantes et un soin sur mesure.
Mon expérience
Il existe trois adresses Lanqi à Paris. J’ai choisi celle du 7ème arrondissement. Dès l’entrée, le dépaysement opère. Nous sommes en Chine, sans folklore excessif ni décoration kitsch. Le lieu est sobre, élégant, fonctionnel.
À la réception, on m’invite à m’installer dans une salle de repos. Un thé est servi. Puis, détail inattendu : l’entretien se fait à distance, par téléphone. Je suis étonnée et déçue, mais on m’explique que Madame Lanqi est occupée et ne peut se déplacer. Il arrive que parfois elle soit présente et fait l’entretien en face à face. L’entretien dure environ 20 minutes.
La voix est posée, méthodique. Les questions balayent le corps dans son ensemble : «Comment vous sentez vous ? Comment se passe votre digestion ? Êtes-vous fatiguée en ce moment ?». Au fil de l’échange, une information me surprend : je manquerais de fer. Comment a-t-elle déterminé cette information, je ne sais pas. À ce stade, on ne peut que présumer un certain «pouvoir» de perception à autrui.
Le soin à venir, m’explique-t-elle, sera parfaitement ajusté à ce diagnostic.
Le soin lui-même
Pour rejoindre la cabine, je traverse un long couloir desservant plusieurs salles, certaines ouvertes. L’ensemble est simple, sans mise en scène superflue. Je m’installe sur le dos. Je suis en sous-vêtements et couverte par une serviette. La praticienne entre. Elle a de la maturité, une présence calme, et une autorité naturelle qui rassure immédiatement.
Le soin commence.
