Béatrice Prieur, esthéticienne : «J’ai gagné le Concours de l’Esthéticienne de Demain 2026»

Ma maman s’occupait beaucoup d’elle, elle allait à l’institut tous les mois pour un soin. À quatorze ans, j’ai eu une terrible acné. Ma mère m’a amenée chez l’esthéticienne pour la première fois, pour un soin du visage, et ça a été la révélation. Les mains de l’esthéticienne posées sur mon visage si disgracieux ont déclenché tant d’émotions que j’ai souhaité moi aussi transmettre cela aux autres.

Après ma troisième, je suis partie en CAP et BP, alors que je n’aimais pas l’école et je ne réussissais pas vraiment. En esthétique, j’ai trouvé ma voie et ça a fait toute la différence. J’excelle, je sors première de ma promo, meilleure d’une école privée. Je suis heureuse, exactement là où je dois être, et fière aux yeux de mes parents, enfin !…

Depuis, j’aime les challenges et je veux absolument réussir, briller et être la meilleure de ma catégorie, montrer de quoi je suis capable. La phrase qui me suit depuis toujours : si je veux, je peux !

Les première expérience professionnelle de Béatrice prieur en institut de beauté 

Pour réaliser mon BP Esthétique, je travaille deux ans dans l’institut de beauté d’une parfumerie. Du haut de mes vingt ans, je voyais tout ce qui n’allait pas dans cet institut : les cabines n’étaient pas très jolies et mal équipées, il n’y avait pas réellement de protocole de soin.

Ce que proposait cet institut n’était pas à la hauteur de ce que je souhaitais transmettre dans l’émotion, la technique et les valeurs du métier. J’ai donc refusé le CDI que l’on me proposait, avec l’envie folle de m’installer à mon compte.

Béatrice Prieur : gérante d’institut de beauté à vingt ans 

En 1992, j’ai repris l’institut de beauté d’une gérante qui partait à la retraite après vingt ans d’activité. C’était une affaire qui fonctionnait bien. J’ai conservé quelque temps la marque et les prestations existantes avant de tout changer.

J’étais très douée pour la cabine mais en dehors… je manquais d’expérience sur le terrain, je me suis essoufflée, je ne me suis pas renouvelée, la concurrence est arrivée, et certains centres ont cassé les prix. Par ailleurs, je travaillais énormément, je n’avais aucune vie personnelle… La motivation est tombée petit à petit, les chiffres ont dégringolé et je ne savais pas quoi faire pour inverser la tendance.

La revente de son institut de beauté 

Après six ans, je n’ai pas eu d’autre choix que de revendre. J’ai vécu cette fermeture avec l’amertume de ne pas être allée au bout car je savais que c’était là que je m’accomplissais vraiment.

Avec le recul, je comprends aujourd’hui que j’étais excellente techniquement mais que je n’étais pas encore formée à l’entrepreneuriat, à la gestion, au management et à la stratégie d’entreprise. Ce qui n’est absolument pas enseigné à l’école ! Cette période a été douloureuse mais elle m’a énormément construite.

Pour me sécuriser en termes de salaire, de confort personnel et d’accomplissement professionnel, j’ai choisi de travailler en tant que conseillère de beauté dans une parfumerie au cœur d’un grand centre commercial. J’avais besoin de souffler avec un rythme de travail plus normal et retrouver aussi une dynamique d’équipe.

Les marques de son institut de beauté 

J’ai choisi de travailler avec :

  • Estime & Sens pour ses valeurs de respect de l’humain et de la planète, transparence et bienveillance. 
  • LMP Santé afin d’accompagner mes clientes en globalité in & out. 
  • Orgine pour une version sensorielle et naturelle du corps.

Conseillère de beauté

Nous étions une équipe de vingt-deux personnes à travailler au sein de cette parfumerie. Le chiffre d’affaires était énorme ! J’ai suivi énormément de formations marques.

Dès que je pouvais, j’analysais les produits, j’apprenais, je regardais les books de formation. Je voulais être la plus forte possible dans mon domaine, afin de proposer à chaque cliente le meilleur produit et les meilleurs conseils. Je suis rapidement devenue responsable du pôle soins. On m’a proposé de faire de la gestion de factures, la réception des commandes, le merchandising, et les caisses. J’ai adoré apprendre de nouvelles choses. Cette expérience m’a énormément apporté en vente, en communication, en leadership et en gestion.

Responsable de parfumeries, de spa…

La cabine me manquait terriblement. Après la naissance de mon premier enfant, j’ai saisi l’opportunité de devenir responsable de deux parfumeries sur le bassin d’Arcachon. À l’époque, j’étais heureuse d’avoir des responsabilités, de concilier l’univers de la parfumerie et celui de la cabine. Tout était parfait. Je tombe enceinte de jumeaux. De retour de mon congé maternité, les parfumeries ont été vendues, on me propose de reprendre la direction d’un spa avec huit spa praticiennes.

Très vite, j’ai réalisé que je manquais de formation en management. On me demandait d’être très dure, ça ne me correspondait pas du tout. J’avais toujours dans un coin de ma tête l’idée de me réinstaller.

Après deux ans, j’ai décidé de partir pour me mettre à mon compte et proposer à domicile la prestation tendance du moment : les ongles. Mais, ce que j’aimais, c’était le soin. Rapidement, j’ai cherché un local pour ouvrir mon institut.

La création du Centre de Beauté Béatrice Prieur

En 2018 à Mérignac, j’ouvre enfin mon centre. Là, je ne veux pas faire les choses à moitié. Je sais exactement ce que je veux. Mon objectif est de réussir.

J’ai eu l’audace d’investir beaucoup en prenant un architecte pour créer le lieu que je rêvais d’avoir. En effet, il fallait un lieu à la hauteur de ce que j’en attendais. Je veux être experte, je fais venir des experts dans leur domaine, le graphiste pour le logo, l’architecte pour la construction, une décoratrice d’intérieur pour que le côté haut de gamme ressorte. Et dernièrement, j’ai mis en place un partenariat avec une fleuriste qui décore tout mon centre à chaque changement de saison.

Dès l’ouverture, le centre fonctionne immédiatement. Les clientes viennent par curiosité car l’extérieur donne vraiment envie découvrir le lieu.

Ses premières clientes en institut de beauté 

J’ai particulièrement pris soin de ma relation avec mes premières clientes. J’ai renseigné parfaitement chaque fiche client afin de pouvoir ensuite personnaliser mes échanges et mon suivi.

J’ai offert un soin visage flash avec tout mon savoir-faire et mon savoir-être à tous les commerçants aux alentours.

Une visite guidée à chaque nouvelle cliente

Quand une cliente entre dans mon Institut, elle arrive dans un univers premium et chaleureux. Je soigne énormément mon accueil : «Bonjour Madame, bienvenue. Comment m’avez-vous connue ? Ravie de vous accueillir, je vous fais visiter, vous êtes VIP aujourd’hui…». À chaque cliente qui entrait je faisais visiter mon institut.

J’expliquais comment j’avais créé mon lieu, ce qui m’avait animée, la passion, l’univers précis de chaque cabine, tout ce que je pouvais proposer comme prestation, pourquoi j’avais choisi mes marques.

Je prenais le temps avec chaque cliente de raconter mon histoire, ce que j’avais créé et où je voulais aller. Ainsi, même la cliente qui venait pour une épilation bénéficiait de toutes mes explications et découvrait ainsi qu’elle pouvait faire bien plus que ça.

Le choix d’un positionnement premium en institut de beauté 

J’ai fait le choix d’un positionnement premium car je voulais redonner de la valeur à notre métier. Je suis esthéticienne et fière de l’être. C’est un beau métier et je voulais ce côté premium, autant dans la signalétique, que dans le choix des marques et les tarifs.

J’ai osé afficher des tarifs élevés dans un quartier qui n’était même pas dans le cœur de Bordeaux. Mais j’étais convaincue que les clientes viendraient chercher les résultats, l’expérience et l’accompagnement que je pouvais leur apporter. Ainsi, mon soin signature est à 125 euros les 30 minutes.

Huit ans d’expertise

Mon centre est ouvert depuis huit ans et je ne cesse de me former et de monter en expertise.

Avec le recul, je réalise que mon parcours a été construit de hauts et de bas. Chacune de ces étapes m’a permis d’évoluer. J’ai surtout compris qu’on ne peut pas avancer seule. Ce sont les formations, les rencontres avec des professionnels experts, la veille permanente et ma capacité à me remettre en question qui m’ont permis de retrouver un nouvel élan à chaque période compliquée.

La formation de Florence Ansar de Physiobell’

J’ai suivi la formation bilan minceur avec Florence Ansar. Et il y a véritablement eu un avant et un après.

J’ai d’abord hésité car, à l’époque, ma trésorerie ne me le permettait pas vraiment. J’ai voulu capitaliser sur ma réussite, ce que je vaux et ce que je veux. Si je veux gagner de l’argent, il faut que je sache l’investir correctement.

Le bilan, après la formation…

Aujourd’hui, ma posture est différente, je n’accompagne plus mes clientes de la même façon. Désormais, cette prestation est devenue très rentable. J’ai signé des cures avec des montants incroyables auxquels je ne pensais pas prétendre avant. Mais surtout, j’ai le sentiment d’être beaucoup plus juste dans mon accompagnement.

Je suis aujourd’hui capable de proposer de véritables solutions personnalsiées avec une approche complète du mieux-être. et c’est exactement ce que j’aime dans mon métier.

Comment je me suis réinventée grâce à la technologie 

Entre 2020 et 2023, j’ai traversé une période très compliquée… Je me suis séparée de mon mari. Un mois après, j’ai perdu mes parents et quelque temps après un accident de ski m’a stoppée net dans mon activité. Je me suis posée beaucoup de questions… Finalement, j’ai décidé de maintenir mon institut à flot et d’innover en investissant dans une technologie. J’ai choisi de transformer ces épreuves en moteur d’évolution.

J’étais déjà équipée : DXSmart et Pressodynamie de Starvac. Il me manquait une expertise pour compléter mes accompagnements et donner un nouvel élan à mon institut. Début 2025, j’ai décidé d’investir dans les technologies “Elite” et “Fontaine de Bloomea”. Comme le dit si bien Michèle de Lattre «Saute et le filet apparaîtra». Et Bloomea a littéralement transformé mon année 2025 !

Interdiction d’abandonner !

Les Nouvelles Esthétiques ont également joué un rôle majeur dans mon évolution professionnelle. À travers le magazine, les témoignages d’autres professionnels, les articles, les tendances du marché et les conseils d’experts, je me suis énormément enrichie au fil des années.

Le Congrès International Esthétique & Spa est devenu pour moi un rendez-vous incontournable. Chaque année, j’y vais pour découvrir les innovations, rencontrer des professionnels inspirants, et nourrir ma réflexion stratégique. C’est souvent grâce à ces évènements que j’ai pris les décisions les plus importantes dans mon Institut.

Je pense aussi que le sport a énormément contribué à construire la femme et la cheffe d’entreprise que je suis aujourd’hui. Le sport m’a appris l’endurance, la discipline, le courage et surtout la capacité à continuer, même lorsque les conditions deviennent difficiles.

Aujourd’hui, je suis convaincue que tout est une question de mental, le travail, la réussite, la capacité à rebondir, à croire en soi, à continuer malgré les épreuves. Si vous continuez à vous former, à bouger, à travailler, à évoluer, alors vous ne pouvez qu’avancer.

La formation de Tiphaine Modeste d’ESBE

À un moment, mon développement a été bloqué car je manquais de structure financière. Grâce à la formation de Tiphaine Modeste, j’ai mis en place des tableaux de dépenses mensuelles qui mettent un coup de projecteur sur le CA à générer pour subvenir à mes charges, mon salaire.

J’ai repris une à une toutes mes charges, revu mes stocks et appris à mieux gérer ma clientèle en termes de développement et de fidélisation. Cette formation a généré une vraie stabilité dans mon centre et plus de chiffres d’affaires.

L’explosion de mon centre !

Tout cela m’a conduit au grand succès de mon centre, à mon épanouissement total après trente ans de métier.

Là, ça y est, tout est au beau fixe, mais je continue de construire, d’avancer, de renforcer, encore et toujours. Le secret pour durer, comme le dit si bien Laure Jeandemange “Tout changer, pour que rien ne change !”.

Les actions à mener face à l’agenda vide

Il ne faut pas avoir peur d’un agenda vide car tout peut changer très vite dans la journée. L’important est de savoir rebondir et envoyer le matin même des messages aux clientes.

Le soin offert

Par exemple, je n’hésite pas à relancer mes clientes qui ont acheté des bons cadeaux. Je leur envoie un message pour les remercier de leur achat et les inviter à venir profiter d’un soin flash offert de 15 minutes.

«Pour vous remercier de votre de votre achat, je vous offre un soin flash de quinze minutes en cabine pour vous faire découvrir mon univers et vous remercier de votre confiance.»

Plutôt que de ne rien faire, autant inviter une cliente même gratuitement. Et après, c’est mon expertise qui va faire toute la différence.

Je lui propose différentes options payantes, comme l’exfoliation ou la micro-vibration avec la “Fontaine” de Bloomea.

La plupart du temps, elle se laisse séduire car sa peau nécessite cette option. En sortie de soin, comme j’ai fait un bilan express, je sais quoi lui conseiller et elle repart avec un ou deux produits.

Concrètement en cabine

Avant le soin, j’échange avec ma cliente pour connaître sa routine. Et au moment où je fais l’examen de sa peau lorsqu’elle est allongée, je lui propose tout de suite les options : «Effectivement, vous n’avez pas eu de soin depuis un petit moment». Je lui parle de la régénération cellulaire nécessaire, pour aborder le gommage ou l’hydratation supplémentaire avec mon masque à vibrations.

Je lui propose toutes les options en lui indiquant les prix, en précisant : «Votre soin est offert. Ces options ne sont pas obligatoires. C’est un choix supplémentaire pour apporter un plus à votre peau». Je commence le soin et au moment de l’option je dis : «Vous optez pour l’option masque ou bien je prolonge votre soin ?».

Très souvent, ce soin offert devient un véritable levier de fidélisation et génère ensuite des ventes de prestations, de cures et de produits, grâce à l’expertise, aux recommandations et à la confiance créées durant ce moment privilégié.

Le cadeau d’anniversaire

Également, le mois de leur anniversaire, j’offre à toutes mes clientes un soin de quinze minutes. Les clientes sont ravies ! C’est intéressant pour moi car je sais que je vais vendre des options et des produits. Franchement, une fois sur cent, la cliente repart sans rien avoir dépensé.

Mes conseils

Tout n’est pas perdu

Perte de motivation, accident, problèmes de vie personnelle, les mauvais moments passent et il y a toujours du positif après si vous vous en donnez les moyens. Je me lève tous les jours en me disant : «Aujourd’hui, je vais passer une super journée !». Une telle phrase vous met dans une énergie où vous allez attirer à vous du positif.

Recherchez les informations

Je lis Les Nouvelles Esthétiques, et lorsqu’il y a des témoignages d’esthéticiennes inspirants, je contacte ces professionnelles. Je me présente et je leur dis : «Je ne vous prends pas beaucoup de temps, je suis installée à Mérignac, je suis esthéticienne, j’ai vu votre article dans Les Nouvelles Esthétiques, j’ai besoin d’un petit coup de boost en ce moment, peut-on se caler un petit rendez-vous téléphonique ?».

Elles m’ont toujours dit oui et m’ont apporté de l’énergie positive et conseils.

La veille permanente

Je lis Les Nouvelles Esthétique, je vais au Congrès International Esthétique & Spa, j’écoute les podcasts des Nouvelles Esthétiques et de Tiphaine Modeste. Par contre, quand j’ai une information, je ne m’en contente pas. Je vais toujours plus loin pour la mettre en application.

Osez, dépassez-vous, challengez-vous

C’est souvent dans les moments où l’on doute le plus que l’on évolue le plus.

Des jours “sans” j’en ai, comme tout le monde. La réussite n’arrive pas en se lamentant, mais en se mettant en mouvement, step by step. Entourez-vous, allez au contact de celles qui réussissent pour aller puiser leur force et leur énergie à ne jamais rien lâcher et surtout CROYEZ EN VOUS, TOUT EST POSSIBLE !