Comment les marques de maquillage innovent-elles en 2026 ?

Qu’il soit nude, glowy, grunge ou sophistiqué, le maquillage s’adapte à tous les goûts. Et aujourd’hui, chacun peut s’en emparer. Il n’est plus nécessaire d’être maquilleur professionnel pour manier eyeliner ou crayon à lèvres avec brio. Les réseaux sociaux n’y sont pas pour rien ! Les textures sont plus faciles à travailler, les palettes de couleurs incroyablement larges : chacun peut s’exprimer à sa manière.

Largement dominé par l’Asie-Pacifique - en raison de sa population jeune croissante, une demande grandissante pour les cosmétiques de marque et une utilisation accrue du maquillage par les professionnels de la beauté dans des pays comme la Chine, l’Inde et le Japon - le marché est en pleine expansion, avec un poids estimé à 81,55 milliards de dollars d’ici 2034 (contre 48,48 milliards en 2026), selon Fortune Business Insights. Une croissance constante qui attire de nombreuses nouvelles marques et pousse les acteurs historiques à se renouveler pour consolider leur position.

Pour comprendre comment les marques parviennent à se différencier dans un marché toujours plus dynamique et exigeant, trois marques aux profils bien différents témoignent :

Cénée : le maquillage soin qui sublime les visages

Dans un contexte où les peaux sont de plus en plus sujettes à des problématiques liées à l’utilisation régulière de maquillage et à un environnement toujours moins sain, la préservation de la santé cutanée s’impose comme l’une des attentes majeures des consommateurs. C’est à partir de ce constat, et après plusieurs années au service développement du maquillage chez Lancôme, développement du parfum chez Yves Saint Laurent et à la tête du développement chez Typology, que Nassim Hamek a développé sa propre marque de maquillage-soin : Cénée.

Un manque sur le marché du maquillage

La marque de maquillage Cénée est née en juin 2025, à Paris. Son fondateur a longuement réfléchi avant de se lancer, conscient de la difficulté que représente la création d’une marque dans un marché exponentiel. 

«Je me suis senti prêt car j’avais la sensation qu’il y avait une petite subtilité dans le marché qui n’avait pas encore pleinement été exploitée. Cela m’intéressait d’y aller», explique-t-il.

En effet, Nassim a constaté l’émergence de l’hybridation entre les produits de maquillage et de soin, notamment lors de ses années chez Lancôme. 

«Mais, à mes yeux, c’étaient souvent des produits de soin avec un petit peu de pigment dedans. Les pigments étaient peu vifs et la tenue moyenne également. On était finalement plutôt dans du soin que dans du maquillage», analyse-t-il.

Objectif : proposer du maquillage soin longue tenue et pigmenté

Partant de ce constat, Nassim a entamé la création de sa marque de maquillage dermo-active. Il s’est donné pour mission de proposer des produits aux formules cleans et actives pour prendre soin de la peau, pigmentées, et qui tiennent toute la journée. 

«Ayant développé des produits de soin pendant plusieurs années, je faisais notamment le parallèle avec l’utilisation des masques pour le visage. Généralement, c’est un produit qu’on laisse poser 10 minutes. Le maquillage lui pose 10 à 12 heures, alors pourquoi ne pas mettre ces heures à contribution ? C’est presque dommage», souligne-t-il.

Le défi : proposer du maquillage clean, actif et pigmenté

Après une année de développement, les premiers produits Cénée sont nés. Plusieurs références ont été développées : des blushs liquides, un mascara, des vernis à ongles, des rouges à lèvres liquides, des huiles à lèvres et des fonds de teint. Les produits sont actuellement commercialisés sur le site Internet de la marque et sont tout récemment arrivés chez Oh My Cream.

Il a fallu nettoyer les formules souvent peu naturelles en maquillage. 

Nous avons banni plus de 300 ingrédients, tel que le silicone.

Les ingrédients sujets à controverse sont difficiles à substituer, car ils jouent bien souvent le rôle d’agents texturants. Nassim a donc dû faire preuve d’ingéniosité en termes de formulation pour ne pas faire l’impasse sur la performance.