Institut de beauté : quelles nouvelles technologies adopter en 2026 ?

Pour Stéphanie Marin, l’esthétique a toujours été une passion, mais à l’époque l’esthétique était considérée comme un luxe, que les femmes retiraient de leur budget dès qu’une crise survenait. On lui conseilla alors de poursuivre dans une voie universitaire. Aussi, a-t-elle entamé des études de sciences qu’elle a interrompues au bout de deux ans pour suivre sa voie. Elle a ainsi préparé et obtenu un CAP, puis un BP à Nice, avec la ferme intention de travailler en institut.

Ses diplômes en poche, Stéphanie a tout d’abord travaillé pendant deux ans dans un Institut Yves Rocher, puis s’est installée à son compte en n’exerçant son art qu’au domicile de ses clientes. Après un séjour en Corse où elle a géré un spa d’hôtel et un spa urbain, elle a quitté le sud pour l’ouest en s’installant en Bretagne à Plouguerneau dans le nord du Finistère où elle vit aujourd’hui.

Une esthéticienne seule pendant deux ans et demi

Pendant six mois, elle a travaillé comme salariée dans un institut classique, et a été commerciale et formatrice pour la technique d’épilation Epiloderm. L’aspect purement commercial de son travail ne lui a pas plu et, dès qu’une opportunité s’est présentée, elle a acheté un institut dont la patronne partait en retraite et ouvert l’Institut Gwendoline. C’était il y a treize ans.

À l’époque, elle ne pouvait pas embaucher car elle manquait de place. Seule, pendant deux ans et demi, elle a commencé à se constituer une clientèle et, dès qu’elle en a eu la possibilité et qu’une opportunité s’est présentée, elle a acquis une maison disposant d’un local commercial. Après d’importants travaux, elle a pu enfin disposer de l’institut doté des trois cabines de ses rêves, chacune étant dédiée aux pôles qu’elle souhaitait développer : un pôle anti-âge minceur, un pôle bien-être et enfin un pôle épilation définitive.

Jusqu’à trois esthéticiennes…

Elle a ainsi pu embaucher. «Nous avons été jusqu’à trois à temps plein - moi et deux salariées. Puis le Covid est arrivé : une première salariée est partie, puis la seconde a suivi. Ensuite, je n’ai pas réussi à embaucher à nouveau» se souvient Stéphanie. 

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. «Chaque expérience a été compliquée. Certaines apprenties ont dû arrêter pour des raisons de santé ou ont saisi d’autres opportunités, d’autres ont choisi de travailler à domicile ou de se mettre à leur compte après le Covid. Il m’est aussi arrivé de former des personnes qui ne souhaitaient pas s’adapter à mes méthodes de travail» explique-t-elle. 

À cela s’ajoute la difficulté de recruter dans une commune à plus de trente minutes de Brest où le vivier de candidates reste limité.

«Après toutes ces expériences, j’ai pris la décision de rester seule. C’est un choix qui me permet de préserver la stabilité de mon institut et surtout de continuer à garantir un service de qualité à ma clientèle.»

C’est ainsi que sans salariée pour l’accompagner dans son développement, elle a décidé d’investir dans les nouvelles technologies qui sont plus rémunératrices.

Une pratique exclusivement manuelle au début dans son institut de beauté 

Pourtant, au départ, elles n’entraient pas dans le plan de développement de son institut.  «Je voulais un institut exclusivement manuel avec des techniques classiques : épilations à la cire, manucures classiques, soins du visage. J’avais suivi une formation Galland, ce qui fait que je n’étais pas particulièrement attirée par les nouvelles technologies…»

Aujourd’hui, les circonstances et notamment le fait de ne pas trouver de personnel pour l’accompagner ont fait que son institut est devenu, selon sa propre expression, «full technologie».

C’est sur Bloomea qu’elle a porté son choix. Un peu par chauvinisme au début puisque l’appareil «La Fontaine» a été imaginé par un médecin esthétique qui travaille près de chez elle, dans une clinique à Brest. Autre élément déterminant dans son choix, peut-être même le principal : cette technique vient du milieu médical, ce qui est rassurant et qui correspond à son goût pour l’anatomie, la biologie, dont la stimulation constitue selon elle un élément essentiel dans les cures d’amincissement. 

«Bloomea m’a permis de franchir le cap de la technologie car, malgré ma formation aux techniques manuelles, j’ai compris ce que les nouvelles technologies pouvaient m’apporter pour aller plus loin dans les résultats sans renier mes valeurs.» 

À cet égard, que ce soit pour l’anti-âge, la minceur ou l’épilation définitive, Stéphanie établit systématiquement un diagnostic pour proposer la technique la plus adaptée à chaque cliente.

Quelles technologies Stéphanie a-t-elle adoptées dans son institut de beauté ?

D’ailleurs, c’est le côté presque médical qui a séduit Caroline. Cette ostréicultrice de quarante-sept ans fréquente assidûment le pôle anti-âge de Stéphanie. Son métier l’oblige à toujours protéger son visage des effets de la mer, du soleil, du vent et des embruns bretons. Copine d’enfance de Stéphanie, c’est par curiosité que la première fois elle a franchi la porte de l’institut. C’était pour des soins du visage et de l’épilation à la lumière pulsée. 

«Je suis l’évolution de son institut. Stéphanie se donne beaucoup de mal… Elle est toujours de bon conseil et jamais elle ne pousse à la consommation… Elle propose un diagnostic avant les séances et un traitement à appliquer chez soi pour optimiser les soins en institut. C’est presque médical… On se sent accompagnée car elle a une façon toute personnelle d’accueillir ses clientes…»

Voilà maintenant neuf ans que Stéphanie a acheté son premier appareil : “La Fontaine de Bloomea”. 

«Quand la “NeoCare” de Bloomea est sortie, elle a franchi un cap supplémentaire. Cette technique permettait de travailler plus en profondeur, jusqu’au derme, et donc d’obtenir de meilleurs résultats en anti-âge, notamment sur la fermeté.»

Ensuite, se souvient Stéphanie «La “NeoPulse” a marqué un vrai tournant, car c’était mon premier appareil “mains libres”. Je pouvais ainsi libérer une cabine et optimiser mon temps de travail».

Puis est arrivée la “NeoCare Elite”. Stéphanie venait alors d’investir dans un appareil de chromothérapie et dans une technologie minceur basée sur la cryo. 

«“NeoCare Elite” m’a convaincue : elle me permettait de proposer des soins deux fois plus rapides, donc adaptés à une clientèle de plus en plus pressée. Et surtout, c’est un appareil évolutif. Aujourd’hui, elle me donne accès à de nouvelles techniques comme la stimulation électrique combinée à la “Tecar” esthétique.» 

Les nouvelles technologies sans délaisser le côté manuel du métier d'esthéticienne

Elle a ainsi développé un premier pôle, «anti-âge» grâce notamment au “Cosmo Diag”, toujours de chez Bloomea, qui effectue un «diagnostic de la peau des clientes». En parallèle pour développer un pôle minceur, elle a acheté toutes les technologies Bloomea : “Néolift”, puis la première “Neocare” et enfin la “Néocare Elite” avec toujours le “Néopulse” pour le côté minceur. 

«Cela a été un vrai plus dans mon activité, puisque même si je n‘ai plus de salariés, je réalise, seule, le même chiffre d’affaires que lorsque nous étions trois.» Stéphanie a investi pour 75 000 euros de technologie parce qu’elle est convaincue que les nouvelles technologies sont la solution pour l’avenir de son métier. 

Comment choisir ses partenaires sur le long terme pour son institut de beauté ?

Pour Stéphanie, le choix de ses partenaires doit s’effectuer sur du long terme. Cela faisait partie intégrante de ce que lui ont proposé tant Bloomea que Luno.

Son deuxième pôle est plus axé bien-être en proposant une approche plus globale

«Je travaille avec un autre partenaire puisque je pratique de la chromothérapie, le soin par la couleur qui me permet d’accompagner mes clientes dans l’amincissement. Toutes les femmes ne prennent pas du poids pour les mêmes raisons et j’essaie de déterminer pourquoi elles prennent du poids : ce qu’il s’est passé dans leur vie ? Est-ce un problème biologique, de thyroïde, émotionnel ?» 

Aussi, avec la chromothérapie, elle propose une solution pour débarrasser les esprits des addictions et détoxifier les corps. Il s’agit du «Chromo iso S21», un équipement entièrement main libre, qui, selon ses concepteurs, utilise les couleurs du spectre de la lumière ainsi que les ondes pour traiter des problèmes spécifiques du corps et de l’esprit.

Delphine, cette ancienne comptable est aujourd’hui gardienne de chiens. Un jour, son corps a dit stop… Elle est allée chez Stéphanie pour qu’elle prenne soin d’elle pour soulager tant son corps que son esprit. 

«Chez Stéphanie, on se déconnecte de la réalité, on respire une bouffée d’oxygène. La qualité des soins est remarquable. Ne serait-ce qu’en épilation, elle utilise une cire très qualitative» explique Delphine qui a tout testé chez Stéphanie : épilations, chromothérapie, amincissement…

Les nouvelles technologies pour l’épilation aussi dans l'institut de beauté de Stéphanie

Enfin, il y a cinq ans, elle s’est spécialisée en épilation définitive

«Je dispose d’un pôle épilation définitive dans une de mes cabines, où je fais de l’électrolyse et de la lumière intense pulsée (IPL)» explique Stéphanie qui pratique toujours l’épilation à la cire pour les clientes qui ne sont pas éligibles à la lumière pulsée ou qui n’en ont pas envie.

C’est ce qui a attiré Mireille, assistante d’accueil dans une entreprise. Très complexée par une forte pilosité sur le visage, elle a appelé Stéphanie avec laquelle elle a eu un premier rendez-vous pour qu’elle lui explique comment fonctionnaient les soins. 

«Elle a analysé ma peau et j’ai pu commencer les séances. Les premières étaient assez longues et assez rapprochées. Puis, au fur et à mesure, on a réduit la durée et la fréquence» détaille Mireille, qui, aujourd’hui ne se rend plus à l’institut pour de l’épilation que toutes les cinq semaines, car après la zone du menton à titre de prévention, elle a souhaité s’attaquer à une autre zone : la lèvre supérieure «Depuis quatre ans, je n’ai plus touché une pince à épiler» indique Mireille, qui se fait régulièrement masser et achète ses produits cosmétiques chez Stéphanie. «Elle prend le temps d’expliquer et a le goût de bien faire» juge Mireille.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies représentent les deux tiers de l’activité de Stéphanie. 

Pour autant, une partie de sa clientèle, plus âgée, héritée de l’esthéticienne qui l’a précédée reste assez réfractaire aux nouvelles technologies. Qu’à cela ne tienne. Chez Stéphanie, chacune trouvera une solution à son problème. 

«Mon but, c’est l’accompagnement personnalisé de chacune de mes clientes, c’est trouver pour chacune la solution la plus adaptée. C’est pourquoi, je continue à pratiquer des soins classiques sans technologies comme on nous les apprend à l’école… Utiliser les nouvelles technologies ne signifie pas renier les clientes qui veulent autre chose… Certes la rentabilité est importante, mais il n’y a pas que cela» avoue Stéphanie, dont l’ambition est que chacune trouve ce qu’elle est venue chercher dans son institut et que ses objectifs soient atteints avec les moyens qui lui correspondent le plus.

Mettre son énergie dans les soins, rien que dans les soins

«Je suis assez analytique et j’essaie de me projeter sur l’avenir, par exemple en changeant le système de vente au sein de l’institut, en le rationalisant. Aujourd’hui, je vais travailler avec Nu Skin, une marque américaine qui permet de vendre en ligne en s’occupant de la gestion et de l’envoi, et propose des produits performants, extrêmement bien élaborés, pour le visage, le corps, qui permettent de prolonger à la maison les résultats, et incitent les clientes à revenir en institut» explique Stéphanie qui ajoute que «Cela génère des ventes récurrentes». Une aide précieuse car elle ne dispose plus de beaucoup temps pour la vente. «Certes, j’ai moins de marges mais comme je n’ai à m’occuper de rien, notamment de la gestion du stock, cela me satisfait. Quand vous observez les ventes dans les grandes surfaces, la para-pharmacie et que vous comparez les prix, la différence est parfois difficile à justifier. C’est usant de devoir sans cesse justifier la qualité pour expliquer les différences de prix. On perd beaucoup de temps et d’énergie et je préfère mettre cette énergie dans mes soins et m’appuyer encore une fois sur un partenaire en qui j’ai confiance, qui me propose un catalogue de plus de 190 produits, visage, corps, cheveux, et compléments alimentaire, et qui nous met à disposition des outils de formation en ligne incroyable, des argumentaires tout prêts, une photothèque fabuleuse pour les réseaux» argumente Stéphanie.

Optimiser toujours davantage ses soins en institut de beauté

Selon elle, une des raisons du succès de son institut est qu’elle a toujours un coup d’avance et est en permanence en recherche de solutions pour optimiser ses soins. Une autre raison c’est l’écoute de ses clientes : 

«J’ai un institut dans un petit bourg et mes clientes me disent qu’elles ont de la chance d’avoir un institut avec autant de technologies sans avoir besoin d’aller dans une grande ville. Le bouche à oreille fonctionne. Mon envie de résultat pour mon institut est le même que celui que j’ambitionne pour mes clientes. Je veux qu’elles aient le meilleur résultat possible, le plus vite possible et toujours en toute sécurité. Résultat, elles me font confiance».

La diversité de sa clientèle constitue également un atout sérieux de réussite. «J’ai des femmes très âgées qui ont quatre-vint-cinq ans jusqu’à des adolescentes qui viennent pour leurs premières épilations en passant par des hommes, souvent les maris de mes clientes…»

Pour autant elle ne cherche pas à développer la clientèle masculine :«J’ai encore beaucoup à faire avec la clientèle féminine, alors la clientèle masculine n’est pas ma priorité…» affirme-t-elle.

Rester optimiste : la base de la réussite de l'institut de beauté de Stéphanie 

Aussi Stéphanie continue de tracer sa route en privilégiant le côté proximité et expertise de son institut. Elle craint en effet que son métier ne devienne de plus en plus l’apanage de chaines, de gros centres dans lesquels on va tout trouver, un peu comme quand on va au supermarché. «Les instituts classiques risquent de beaucoup souffrir, car c’est beaucoup de travail» présage-t-elle un peu pessimiste. 

Mais elle redevient optimiste lorsqu’elle prédit que tant qu’il y aura des résistantes et des passionnées comme elle, les instituts continueront, à force de travail, de vivre et de bien vivre. 

«Les clientes veulent que les soins ne soient pas trop longs, surtout les soins de cures, elles veulent du résultat et cela passe par l’alliance de notre expertise et de la technologie, la seconde magnifiant la première.»

“Lorsqu’on fait tout, on ne fait plus rien de bien”

C’est pourquoi, selon elle, il ne faut pas hésiter à investir dans les technologies et bien réfléchir à ce que l’on veut faire, à ce que l’on veut insuffler au niveau de son institut et ne pas trop se disperser. 

Lorsque l’on fait tout, on ne fait plus rien de bien. 

Ainsi, Stéphanie ne fait pas des ongles, même si elle coupe parfois les ongles de ses clientes âgées qu’elle prend en charge à leur domicile sur son jour de congé une fois par mois. Il lui arrive même d’accompagner certaines d’entre elles jusqu’à l’hôpital lorsqu’elles sont en fin de vie et ainsi les suivre jusqu’au bout en leur offrant de la beauté, du bien-être, du contact, puisque c’est ce qui la passionne dans son métier.

Car c’est l’assouvissement de cette passion qui la motive et qui devrait motiver ses consœurs. 

«Si vous êtes passionnée foncez, si vous ne l’êtes pas, choisissez autre chose, car c’est un métier passionnant mais qui peut user, il faut beaucoup de patience et aimer sincèrement l’humain.» Une passion qu’il faut alimenter au sein de la formation. «Si vous vous lancez, ne vous arrêtez pas à la formation initiale et formez-vous sans cesse car notre métier évolue en permanence et nous devons accompagner cette évolution, en être les actrices.»