48 Collagène Café : le concept wellness d’Amandine Fornot qui réconcilie beauté, santé et longévité
Silhouette élancée, tenue moulante, casquette grise vissée sur la tête, teint glowy… Amandine Fornot ne passe pas inaperçue. Fondatrice de la franchise 48 Collagène Café, cette Parisienne d’adoption s’impose comme l’une des figures montantes du wellness.
Le succès de ses espaces est tel que les marques de skincare et de beauty tech se disputent des sessions privatisées dans son vaisseau amiral de la rue Lafayette, à Paris. L’objectif : présenter leurs innovations au grand public dans une atmosphère bienveillante, fondée sur l’échange et l’expérience, plutôt que sur une approche purement pédagogique.
Elle partage, avec la générosité qui la caractérise, son parcours, sa vision du secteur ainsi que les personnalités qui nourrissent l’expertise qu’elle transmet au quotidien.
De l’enfance à la campagne au début de carrière dans la communication
Amandine baigne très tôt dans l’univers du wellness, ayant grandi à la campagne dans une famille de médecins.
«Ces deux mondes me semblaient très éloignés, et je trouvais intéressant d’essayer de les rapprocher, parce que, dans les deux cas, la science fait évoluer la nature pour la rendre plus fonctionnelle. Et la nature reste primordiale dans la longévité, qui passe avant tout par l’alimentation», explique-t-elle.
À vingt-cinq ans, Amandine se lance dans l’entrepreneuriat et co-fonde son entreprise de communication : REVOLVR. Une agence de communication et de stratégie de marque positionnée sur les univers beauté, santé et lifestyle. «J’ai lancé la gamme “Visionnaire” de Lancôme, j’ai travaillé avec Filorga, Patyka, j’ai accompagné des chirurgiens esthétiques dans le lancement de leur cabinet», raconte-t-elle.
Pendant seize ans, Amandine travaille ainsi à temps plein.
La création du 48 Collagène Café
En 2020, Amandine se met à pratiquer beaucoup de sport pendant les confinements liés au Covid. Elle découvre, à cette occasion, qu’elle souffre d’arthrose et commence à consommer du collagène pour soulager ses douleurs sur les conseils de sa famille. Le collagène fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études en nutrition et dermatologie, même si ses effets varient selon les formes et les usages. Elle prend pleinement conscience des bienfaits du collagène, ce qui va lui donner une idée tout à fait novatrice : créer un café entièrement dédié à la molécule où des boissons optimisées santé sont proposées.
«C’est très inspiré de l’Asie et de l’ayurveda aussi. Il y a cette idée de se dire : comment je peux manger des choses qui me font du bien malgré un environnement urbain, qui est par définition oxydatif - entre le manque de sommeil, le stress, le bruit, la performance… Et puis, comment consommer des choses bénéfiques pour le corps, qui ne soient pas uniquement liées au plaisir ou au sucre. Des smoothies, des bubble tea, il y en a partout, tout comme les boissons très sucrées, les Starbucks… Mais il manquait une vraie offre de boissons fonctionnelles, à la fois esthétiques et gourmandes», raconte Amandine.
De ce constat naît, à l’été 2023, le tout premier 48 Collagène Café à Paris. Au même moment, l’enseigne s’ouvre en franchise au Maroc et à Bali. En 2026, l’enseigne ouvre à Hong Kong, aux Balkans et à Monaco. Des expansions rapides qui s’inscrivent dans la dynamique internationale des concepts hybrides entre food, wellness et longévité. «Nous prévoyons également des ouvertures dans quelques villes de province et en banlieue parisienne», explique Amandine.
Un concept unique
Des boissons fonctionnelles
Le 48 CC n’est pas un simple café. C’est un véritable lieu de vie. Ce type de format s’inscrit dans la tendance mondiale des “wellness cafés”, qui allient expérience de consommation et approche fonctionnelle du bien-être.
La carte des boissons développées en collaboration avec un médecin spécialisé en nutrition fonctionnelle (discipline qui vise à rétablir les fonctions de l’organisme) et anti-inflammatoire, est tout à fait originale. Approche qui s’inscrit dans la montée de la nutrition dite “fonctionnelle” et de la prévention santé.
«Les peptides de collagène en bas poids moléculaire, associés à un acide aminé qui est la glycine, essentielle, à la production de collagène endogène, mais qui agit aussi sur le glutation, donc la détox du foie, constituent la base de nos boissons», explique Amandine.
Les mécanismes biologiques évoqués ici relèvent de données scientifiques étudiées, mais dont les effets peuvent varier selon les individus, les contextes et les dosages.
Parmi les références, on retrouve :
- le Pistachio Latte Pistache - fruit du dragon, extrait de vanille (pour le glow, l’immunité et l’énergie),
- le latte Chocollagen Cacao - lucuma, vanille, lion’s mane, reishi, maitake, lavande, patate douce violette, extrait de vanille (pour favoriser la bonne humeur, améliorer les capacités cognitives et soutenir la digestion),
- le smoothie Sporty & Richy 13 - banane, myrtille, datte, noix de cajou, whey, sel d’himalaya, extrait de vanille (récupération, longévité et digestion),
- le mocktail Collagen Shot - collagène marin, vitamince C, resvératrol, bourgeons de cassis, extrait de myrtille (hydratation et défense).
Des technologies de pointe
Au-délà de son incroyable carte d’élixirs de jouvence, le lieu propose de profiter des bienfaits de certaines technologies tout en dégustant sa boisson afin d’en augmenter les bienfaits. Ce type de discours est fréquent dans l’univers du wellness premium, même si certaines technologies relèvent de champs d’application encore en évolution selon les usages.
«Nous sommes équipés de fauteuils à micro-fréquences longue portée, qui agissent sur tout ce qui est inflammatoire. Et, dès l’ouverture, on a intégré la technologie pour aller plus loin, notamment avec la photobiomodulation - dont la Led, les masques et les casques - qui viennent potentialiser les effets des boissons que l’on consomme» détaille l’experte.
Des cosmétiques pointus
L’entrepreneuse sélectionne avec le plus grand soin les marques de cosmétiques qu’elle intègre à l’offre du 48 CC. Ceux-ci doivent être “science-baked”, comprenez soutenus par la science et des études cliniques.
Les ingrédients ne doivent pas perturber le bon fonctionnement de l’organisme. Amandine fait également appel à un comité d’experts pour faire valider les produits vendus à la clientèle du 48 CC.
Ainsi, on peut retrouver les produits Light In Derm, Lauvée, Monica Hellingman, Ciceron, Rhodista, ou encore Filorga.
Un lieu communautaire
Pour Amandine, le wellness, ça se partage. Raison pour laquelle elle a souhaité rendre le 48 CC cosy et propice à l’échange entre les clients. Partager le wellness passe également par la pédagogie.
Des formats hybrides où se croisent expérience et contenu éducatif.
Ainsi, des masterclass sont proposées très régulièrement (2 à 3 par semaine) à la clientèle. Ces masterclass donnent la parole à des marques, dont les allégations doivent être soutenues par des études, par exemple, sur des sujets wellness en lien avec leurs produits. Par exemple, la marque de compléments alimentaires Bien Health est intervenue dans le cadre d’une conférence sur les bienfaits des plantes adaptogènes. Cela a été l’occasion de présenter les produits également.
Le voyage pour sourcer les tendances
L’entrepreneuse voyage beaucoup. Ce qui lui permet de découvrir toutes les tendances à travers le monde entier. Un mode de veille très répandu chez les acteurs du wellness et de la beauté premium.
Amandine teste toutes les pratiques qui permettent de booster la longévité et rencontre tous les experts du milieu. «Rencontrer toutes ces personnes me permet de m’éduquer moi-même et me former sur ces sujets. C’est ce qui m’a donné envie de partager tout ça», confie Amandine. L’experte compte aujourd’hui plus de 380 experts dans sa communauté, ce qui lui permet de guider le grand public. «Moi, mon rôle, ça va être de, bien sûr, démocratiser, mais surtout de guider les gens dans ce monde où on est noyé avec tout et son contraire. On dit quelque chose, on dit l’inverse après», explique-t-elle.
Être sur tous les fronts du bien-être a permis à Amandine de co-écrire avec Fanny Morel, directrice de la communication chez Oh My Cream, le Wellnss Guide - un guide regroupant toutes les meilleures adresse bien-être de Paris.
L’évolution du marché du bien-être
Il y a encore quelques années, la priorité était avant tout donnée à l’apparence, au paraître. Aujourd’hui, cette vision évolue vers une approche plus globale : la beauté reste essentielle, mais elle s’inscrit désormais dans une véritable quête de bien-être et de longévité. On ne cherche plus seulement à être beau, mais aussi à se sentir bien. La frontière entre esthétique et santé tend ainsi à s’estomper.
Comme l’analyse Amandine Fornot : «Aujourd’hui, on aspire à bien vieillir, et le plus longtemps possible. La période du Covid a été un véritable électrochoc : elle nous a rappelé que tout le monde pouvait être touché, quel que soit l’âge ou l’état de santé. Voir autant de personnes malades autour de nous a profondément remis en lumière la valeur essentielle de la santé. Par ailleurs, les réseaux sociaux participent aussi à cette évolution, en diffusant des images extrêmement esthétiques et désirables. Cela nourrit notre envie de préserver, le plus longtemps possible, la jeunesse que l’on ressent intérieurement. Et nous avons la chance de vivre à une époque où les avancées scientifiques, comme les exosomes ou d’autres innovations de pointe, nous rapprochent presque de l’idée de “reverse aging”».
Le succès des salles de sport qui fleurissent un peu partout en France, et notamment à Paris, traduit ce regain d’intérêt pour le bien-être holistique. «Elles sont pleines à craquer, peu importe l’heure de la journée. Avant, c’était vide car c’était une niche. Personne n’allait courir. Maintenant, on voit des gens courir partout. Des salles de Pilates reformer ouvrent dans tous les sens. Pareil, tout le monde se met au yoga», souligne la fondatrice du 48 Collagène Café.
En fait, on a compris que notre corps, c’est notre véhicule.
Un véhicule que nous avons trop longtemps malmené et aujourd’hui décorrélé de ses besoins primaires. Pour tenir dans la durée, l’approche holistique s’impose désormais comme une évidence.
Les tendances wellness qui valent le coup
L’inner beauty
Toujours à l’affût des dernières innovations, Amandine est convaincue des bienfaits de la nutri-cosmétique. «Personnellement, ce qui m’a vraiment aidée, c’est de me tourner vers l’inner beauty, mais avec exigence. Je parle de formules développées par des laboratoires sérieux, avec des actifs fonctionnels, biodisponibles et optimisés par la nutrition. C’est ce qui m’a permis de me sentir mieux dans mon corps et de tomber beaucoup moins souvent malade.
Car lorsqu’on est malade, l’immunité s’affaiblit, les cellules sont fragilisées et les phénomènes d’oxydation s’accélèrent. Or, tout l’enjeu est justement de limiter ces processus, comme l’inflammation et le stress oxydatif. De mon côté, tout a commencé par l’approche nutritionnelle, avec des bases simples mais essentielles, comme boire une eau réellement saine.»
La photobiomodulation
Amandine a aussi ses chouchous côté technologie, et il ne s’agit de technologies développées tout récemment ! «La photobiomodulation a été une véritable révélation pour moi. C’est une technologie utilisée depuis les années 70, notamment dans les centres spécialisés dans les grands brûlés, pour accélérer la cicatrisation et soutenir la réparation cellulaire. On est donc sur quelque chose de totalement fonctionnel. Il s’agit d’une lumière inspirée de celle du soleil, mais froide et sans UV, qui permet de recharger les mitochondries en énergie. Pour moi, ça a été un véritable game changer, surtout lorsqu’on l’associe, si l’on va plus loin, aux exosomes», explique-t-elle.
Les exosomes, les peptides et les polynucléotides
Les exosomes sont des actifs cosmétiques qui agissent comme des messagers donnant aux cellules de la peau l’ordre d’avoir une action rajeunissante. «Donc là, on est dans un reverse qui est assez extraordinaire en termes de science et d’innovation», souligne Amandine.
La férue de wellness a également noté la montée en puissance des peptides dans les formulations cosmétiques. «Je trouve intéressant d’apprendre à réduire en bas poids moléculaire certains actifs pour qu’ils soient vraiment assimilables et fonctionnels», indique-t-elle.
Les conseils d’amandine pour se tenir informée
Suivre des experts du secteur
La clé d’un bon conseil et d’un bon soin en institut repose certes sur l’expertise, mais aussi sur les marques partenaires sélectionnées. Mais, pour ce faire, il est essentiel de s’informer intelligemment au quotidien.
Amandine conseille de faire preuve d’une exigence de qualité très élevée et d’une curiosité permanente. «Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau. Je me documente énormément et j’écoute beaucoup de podcasts, indique-t-elle. Par exemple, j’écoute régulièrement Nutriradio, qui est pour moi une vraie référence. J’écoute aussi des podcasts d’Andrew Huberman (docteur en neurosciences), mais également des prises de parole de David Sinclair (généticien) ou de Guénolé Addor (médecin spécialisé en anti-âge).»
Comprendre son écosystème
Amandine aime comprendre en profondeur cet écosystème. «C’est un peu comme un chef qui fait évoluer sa carte au fil des saisons parce qu’il voyage et se nourrit de nouvelles inspirations. Je pense qu’il faut sans cesse se remettre en question, rester en veille et à l’écoute du marché. Ce n’est pas toujours simple quand on gère un business, mais c’est essentiel de garder cette dynamique», conseille-t-elle.
Lire
Il y a aussi beaucoup de lectures dans cette démarche. Amandine vous conseille :
- Lifespan : Why We Age- and Why We Don’t Have To de David Sinclair.
- RESET : santé, beauté, vitalité - (Re) programmez naturellement votre longévité de Frédéric Lange.
- Pourquoi les méduses ne vieillissent pas… et autres secrets de longévité de la nature de Nicklas Brendborg.
Ces lectures permettent de rappeler que nos organes ont au moins 35 000 ans et n’ont, eux, pas évolué. En revanche, tout ce qui nous entoure a profondément changé. «Aujourd’hui, il faut donc hacker ce décalage, on n’a pas le choix», indique-t-elle.
Son message aux esthéticiennes
Dans ce nouveau paysage, Amandine estime que le rôle des esthéticiennes est fondamental. Selon elle, il s’agit de revenir à l’essence même du métier : prendre soin des femmes, tout en apportant une expertise technique et des résultats professionnels. Mais, pour elle, cela va aujourd’hui bien plus loin. Il ne s’agit plus seulement de réaliser un soin ou une épilation : il faut adopter une approche globale et véritablement personnalisée.
Elle souligne ainsi l’importance de mieux comprendre la personne derrière le client, son mode de vie, sa personnalité, et de développer davantage d’écoute et d’empathie. Et surtout, elle invite les professionnelles à prendre la parole. «Les instituts ont toujours été les premiers lieux de beauté. Il est donc essentiel de reprendre cette place, d’expliquer, d’éduquer, et de rappeler que l’esthétique ne se limite pas au superficiel», souligne-t-elle.
Pour Amandine, l’esthétique touche aujourd’hui aussi à l’équilibre, au bien-être et parfois même à la santé mentale. A condition de l’aborder sans injonction, avec justesse et bienveillance.