Esthéticienne, cette zone du visage devrait être la base de vos diagnostics

Et s’il suffisait d’étudier de près ces quelques millimètres carrés de paupières pour tout savoir sur ce qui se passe dans la peau, et parfois même dans l’organisme ? La zone du contour des yeux est en effet un précieux indicateur car elle cumule trois spécificités uniques :

Résultat : le moindre déséquilibre s’y voit immédiatement avant qu’il n’apparaisse sur le reste du visage. Une caractéristique précieuse pour établir votre diagnostic et proposer des solutions efficaces.

Paupières ultrafines : comment faire un bon diagnostic en tant qu'esthéticienne ?

Chez certaines clientes, l’épiderme des paupières est particulièrement fin, jusqu’à cinq fois plus que sur le reste du visage. C’est notamment vrai pour les phototypes 1 et 2, dotés d’une peau claire, avec parfois des taches de rousseur et une carnation transparente. Les principaux signes de cette fragilité structurelle sont un réseau capillaire bien visible au niveau du contour des yeux, même chez une cliente très jeune.

Le bon diagnostic : un contour des yeux marqué de vaisseaux en transparence révèle un épiderme tout aussi fin sur l’ensemble du visage, mal armé face aux agressions extérieures. Le risque principal est la déshydratation endémique, quelle que soit la saison. Elle génère de l’inconfort, l’apparition de ridules et une texture froissée façon «papier de soie», tout en prédisposant au vieillissement précoce.

La bonne prescription : priorité à l’hydratation intense toute l’année avec ces actifs phares : l’acide hyaluronique en sérum, qui capte jusqu’à mille fois son poids en eau, l’urée, le glycérine et le panthénol pour freiner son évaporation, associés à des céramides qui forment un bouclier protecteur.

Cernes : comment agir en tant qu'esthéticienne ?

De couleur bleue ou violacée, les cernes sont parfois dus à une prédisposition génétique (lorsque la peau est fine et claire notamment), mais le plus souvent, ils sont liés à différents facteurs : fatigue, stress, mauvaise hygiène de vie, vieillissement… qui endommagent l’élasticité des vaisseaux sanguins et favorisent la stase sanguine.

Le bon diagnostic : qui dit yeux cernés, dit microcirculation ralentie, un ralentissement qui touche l’ensemble du visage, même si cela n’apparaît pas de façon aussi évidente que sur le contour des yeux. On peut toutefois le confirmer si, parallèlement aux cernes récurrents, le teint est pâle, terne et sujet à des imperfections, pores dilatés, petits boutons, qui mettent évidence un manque d’oxygénation, ainsi qu’une mauvaise élimination des toxines et des déchets métaboliques.

La bonne prescription : le premier bon réflexe de soin pour ces clientes qui affichent régulièrement une apparence fatiguée associée à une perte d’élasticité, c’est de relancer la microcirculation à tous les niveaux. 

Du côté des actifs, on privilégie la vitamine C et la caféine aux propriétés dynamisantes, mais ce qui fait surtout la différence, ce sont les gestes en cabine et à domicile qui vont stimuler le fonctionnement des vaisseaux sanguins : le massage facial à l’aide d’un rouleau de jade ou un gua sha sur la peau démaquillée, l’alternance de chaud et de froid pendant les soins en cabine, ainsi que l’utilisation de Leds jaune ou rouge, qui relancent toutes les fonctions cutanées.

Poches sous les yeux : que faire en institut de beauté ?

Vous connaissez bien ce phénomène qui peut plomber le plus beau regard : le gonflement des paupières inférieures, plus marqué le matin ou lorsque l’on manque de sommeil. Ces poches reflètent l’accumulation d’eau dans les tissus, parfois associée à la présence d’un excès de graisse sous-cutanée.

Le bon diagnostic : qu’elles soient de nature hydrique ou adipeuse, des poches naissantes ou déjà bien présentes ne signalent pas seulement un problème de drainage. Elles sont également le signe avant-coureur d’une perte d’élasticité en marche dans la peau, qui touche d’abord les paupières moins résistantes aux variations de volume, mais que l’on risque de voir apparaître dans les mois ou les années à venir sur l’ensemble de la peau. C’est la raison pour laquelle les séances de drainage, bien que bénéfiques localement, ne sont pas une réponse suffisante à long terme.

La bonne prescription : c’est toute une stratégie raffermissante qu’il faut mettre en place pour prévenir et corriger la perte d’élasticité qui s’accompagne souvent d’une perte de volume.

À domicile, le tandem niamicide et retinol en version sérum et crème, améliore l’élasticité cutanée en stimulant la production de collagène et en resserrant le grain de peau. En cabine, la meilleure réponse anti-relâchement est la radiofréquence, qui restaure en profondeur l’élasticité cutanée, à combiner avec des séances de massage facial qui alterne pincements stimulants, manœuvres liftantes et drainantes.

Paupières irritées : comment agir en institut de beauté ?

Elles rougissent au moindre frottement, supportent mal les formules trop riches ou trop concentrées, s’irritent face au froid et au vent… Ce sont autant d’indicateurs de paupières dont le film naturel protecteur est insuffisant ou qui a été altéré par des causes externes, raison pour laquelle elles méritent un maximum de douceur au quotidien.

Le bon diagnostic : évidente sur le contour des yeux, cette fragilité est souvent plus discrète sur le visage et le corps car l’épiderme ne rougit pas forcément. En revanche, si vous allez un peu plus loin dans le bilan beauté, vous pouvez facilement lever le doute : la peau a tendance à se dessécher, elle peut tirailler, gratter ou desquamer légèrement, et surtout elle a du mal à trouver des produits qui lui assurent le confort dont elle a besoin.

La bonne prescription : la prudence s’impose au moment d’établir l’ordonnance beauté car une peau fragile et réactive ne l’est pas forcément par nature. Elle peut l’être devenue à cause de mauvais choix cosmétiques. Dans les deux cas, la première étape est de rétablir l’équilibre cutané, en prescrivant dans un premier temps un minimum de produits avec des formules contenant un minimum d’ingrédients. Cela permet d’éliminer en grande partie les risques d’irritations, d’aider la peau à se restaurer et, pas à pas, d’évoluer vers des soins plus sophistiqués en fonction de ses autres besoins, imperfections, lissage, fermeté…

Pattes d’oie : que faire contre ces rides d'expression en institut de beauté ?

Chaque mouvement, chaque sourire, font naître des rides au coin des yeux, ces fameuses rides d’expression qui donnent du charme et de la personnalité au visage. Ce sont les premières à apparaître, compte tenu de la finesse de cette zone. Mais quand elles persistent même au repos, on ne parle plus de rides dynamiques mais de rides statiques ou rides structurelles, qui témoignent d’un changement profond dans l’architecture de la peau.

Le bon diagnostic : les pattes d’oie qui «griffent» le coin des yeux, mettent en évidence un phénomène silencieux et qui peut rester invisible pendant encore plusieurs années selon le type de peau : le vieillissement structurel qui n’a rien à voir avec le phénomène de déshydratation. Du derme à l’épiderme, c’est à tous les niveaux que se produisent des changements : la couche cornée s’affaiblit car l’épiderme se renouvelle moins vite, le derme perd une partie de ses fibres de soutien, la graisse cutanée diminue, créant un affaissement ou un creusement de certaines zones du visage, alors que les muscles, moins élastiques, gardent l’empreinte des «cassures» provoquées par les mouvements faciaux.

La bonne prescription : ces rides statiques peuvent se former dés 25/30 ans, un âge où a priori, on ne pense pas à enclencher le plan ORSEC anti-âge. C’est pourtant le meilleur conseil à donner aux clientes qui présentent ces marques révélatrices, car la prévention est la meilleure arme pour lutter contre le vieillissement. La bonne stratégie est de monter en gamme en proposant dans un premier temps un panel de produits à base d’AHA, d’acide hyaluronique et de vitamine C, sans oublier la protection solaire. En cabine, les peelings renforcent l’action de ces actifs en assurant la stimulation globale de la peau.