Pourquoi intégrer d’autres techniques facialistes que le Kobido dans votre carte de soins ?
Star incontestée des soins visage, le Kobido s’est imposé ces dernières années comme un incontournable des soins facialistes en institut de beauté. Ce massage facial d’origine japonaise, réputé pour ses effets liftants séduit autant les professionnels que les clientes en quête de résultats. Mais pour Christelle Caron, esthéticienne, facialiste, masseuse, formatrice et fondatrice de Détente Holistique, diversifier vos soins est non seulement une stratégie de développement, mais aussi une nécessité pour la cliente comme pour vous, praticienne.
Pour autant, il ne s’agit pas de remettre en cause le Kobido. Comme le rappelle Christelle Caron, cette technique garde une place bien particulière dans le secteur : « Pour beaucoup, le Kobido reste irremplaçable, parce qu’il est très spécifique. Pendant près de vingt ans, c’était quasiment la seule méthode mise en avant, avec une image très positive ».
Relancé ces dernières années, il continue d’attirer aussi bien les professionnelles que les clientes. Mais en parallèle, d’autres techniques de massage se développent. « J’aime beaucoup le Kobido, mais il n'est pas le seul sur le marché et nous devons informer le large public des esthéticiennes, explique-t-elle. Aujourd’hui, le travail en myofascial, par exemple, permet d’obtenir des résultats comparables, à condition d’être bien formé ».
Autrement dit, l’enjeu n’est pas de remplacer le Kobido, mais plutôt d’ouvrir le champ des possibles, pour adapter vos soins et répondre à des besoins de plus en plus variés.
Pourquoi intégrer d’autres soins facialistes que le Kobido dans votre institut de beauté ?
Une technique non compatible à tous les profils
Le Kobido reste un soin d’exception, à condition d’être parfaitement maîtrisé. Cette technique repose sur une gestuelle précise qui nécessite un véritable apprentissage. « Deux jours de formation pour un Kobido, ce n’est pas suffisant, et encore plus lorsque c’est en distanciel. Un vrai Kobido, c’est au minimum entre quatre et cinq jours de formation », explique Christelle Caron.
Cependant, aussi efficace soit-il, le Kobido n’est pas une réponse universelle pour chaque cliente. Christelle Caron explique que toutes les peaux ne sont pas compatibles avec ce soin, certaines sont trop fragiles pour le recevoir. C’est le cas des épidermes sensibles, réactifs ou sujets à certaines pathologies cutanées.
D’un point de vue technique, le Kobido mobilise déjà fortement les tissus. Il est donc peu recommandé de le combiner avec un soin du visage classique qui intègre gommage, technologies ou actifs. La peau étant déjà très sollicitée, le risque de sur-stimulation peut entraîner un effet inverse de celui recherché. « La peau, ne serait-ce que pendant le massage, est tellement travaillée que vous prenez le risque de faire plus de mal que de bien, ajoute Christelle Caron. Mais il existe des soins tout aussi puissants, profonds et doux avec lesquels vous pouvez exécuter des soins du visage, en travaillant la peau différemment. »
Un impact sur votre corps de masseur
Autre point souvent sous-estimé, l’impact des gestes sur le corps du praticien. Le Kobido, par sa technicité et sa répétition de mouvements, sollicite les mains, les poignets, les épaules et le corps par effet synergique. « Il y a beaucoup de troubles musculosquelettiques dus à la dextérité de ce soin », souligne Christelle Caron. À long terme, certaines professionnelles sont contraintes de réduire ou d’adapter leur pratique sous peine de développer des TMS. Or, l’outil principal en cabine reste la praticienne elle-même. « Une praticienne en souffrance dans son corps ou dans ses mains ne fera pas un bon soin et la cliente le ressentira. Si c'est pour perdre du chiffre d'affaires, ce n'est pas la peine », ajoute Christelle Caron. Diversifier vos techniques permet de préserver votre santé en variant vos gestes et les intensités.
Un moyen de vous différencier et d’adapter vos soins à tous les profils
Ainsi, l’élargissement de la carte de soins prend tout son sens. Intégrer différentes techniques facialistes permet de travailler la peau autrement, avec des approches plus douces mais tout aussi efficaces. Certaines méthodes permettent par exemple d’associer massage et soin, en respectant davantage l’équilibre cutané.
Enrichir votre carte de soins représente un levier de développement pour votre institut de beauté. En construisant une offre plus riche, vous élargissez votre champ d’action, répondez à davantage de problématiques et optimisez votre potentiel de clientèle. « Si une cliente ne peut pas recevoir un Kobido et que vous ne possédez pas d’alternative, vous perdrez du chiffre d’affaires », prévient Christelle Caron.
Chaque technique que vous adoptez enrichit, ce que Christelle Caron appelle une « boîte à outils ». C’est l’ensemble des techniques que vous utilisez et qui permettent de répondre aux problématiques de vos clientes. Elle permet d’adapter le soin à la demande, à l’état de la peau et aux attentes de la cliente (hydratation, drainage, détente, éclat…). Vous prouvez ainsi votre expertise visage.
Vous former à d’autres soins facialistes vous permet ainsi de vous différencier. Aujourd’hui, il existe des techniques tout aussi performantes, parfois moins invasives, tant pour la peau de votre cliente que pour vous, et capables d’offrir les mêmes résultats que ceux espérés par ce soin ancestral. « Si vous aimez masser, poussez la formation et l’information sur les soins facialistes », conseille Christelle Caron.