Parcours inspirant : Julie Boumbar, «J’aide mes clientes à reprendre confiance en elles.»
Animée par un besoin profond d’accompagner les femmes, Julie Boumbar a trouvé sa vocation en exerçant le métier d’esthéticienne. De la parfumerie, en passant par l’enseignement, elle a su trouver son équilibre en créant son propre institut de beauté, aujourd’hui situé à Saint-Raphaël. Un cocon où elle accueille des femmes désireuses de prendre soin d’elles, y compris dans des moments difficiles de leur vie comme la maladie. Un accompagnement personnalisé, associé à des techniques de soin rigoureuses, permet à Julie de se distinguer dans un domaine très concurrentiel. Car, pour elle, une esthéticienne qui performe, c’est une esthéticienne qui se forme continuellement et qui écoute sincèrement ses clientes.
Objectif : aider les femmes à se sentir bien dans leur corps grâce à son savoir-faire en institut
Passionnée depuis son plus jeune âge par l’univers de la beauté, c’est tout naturellement que Julie s’est tournée vers le métier d’esthéticienne.
«J’avais un besoin d’accompagner les femmes afin de les aider à se sentir bien dans leur corps, plus confiantes et plus épanouies» confie-t-elle.
L’esthéticienne en devenir obtient son CAP Esthétique en 2001 et poursuit avec la préparation d’un Bac Pro Commerce et Esthétique. Pour finir son cursus scolaire, Julie obtient un BTS Négociation et Relation Client.
«À l’époque, je voulais me spécialiser dans le conseil et travailler pour des marques, notamment dans le maquillage.»
Premières expériences en parfumeries
En 2005, Julie est embauchée en tant que maquilleuse par la célèbre enseigne de parfumerie Sephora à Cannes. Cette première expérience lui permet d’acquérir les codes de la parfumerie, de la vente et de découvrir les marques de cet univers.
Une année passe, Julie est embauchée par la marque Lancôme en tant qu’animatrice de vente. Elle est amenée à travailler au sein de plusieurs parfumeries où la marque est présente à Cannes, Monaco et Nice. La Parisienne d’origine travaille également pour Chanel, après Lancôme, également en tant qu’animatrice.
Après plusieurs contrats en CDD pour Lancôme et Chanel, Julie est embauchée par la marque de soins haut de gamme Elizabeth Arden en tant que city consultante.
«J’étais en charge du développement commercial de la marque dans les parfumeries où la marque était implantée dans le sud de la France.»
De la parfumerie à l’enseignement en école d'esthétique
En 2013, Julie intègre une école d’esthétique en tant que coordinatrice pédagogique dans le Var.
«Lorsque l’on est animatrice, nous sommes amenées à nous déplacer très régulièrement. J’avais envie d’occuper un poste qui ne nécessite pas de déplacement explique Julie. J’avais toujours l’envie de transmettre, c’est pourquoi je me suis tournée vers l’enseignement.»
Dans le cadre de son poste, Julie est amenée à encadrer les étudiantes en alternance. Sa mission consiste à démarcher les entreprises afin de leur proposer des profils d’élèves à la recherche d’un contrat en alternance.
«Cela a été très enrichissant. J’ai pu terminer cette expérience par l’enseignement du métier en classe de CAP.»
Pour enseigner, il est nécessaire d’être dotée de certaines qualités, selon Julie. Cela commence par la pédagogie et l’adaptation de son discours à tout profil d’élève.
«Il est également essentiel de savoir faire preuve d’empathie pour comprendre les blocages, les peurs et les besoins de chaque élève. Il faut savoir poser un cadre tout en étant douce et respectueuse.»
Conseils pour devenir enseignante
Aux esthéticiennes qui aimeraient enseigner, Julie conseille de ne pas vous contenter d’être performante dans votre pratique. Cela ne suffit pas et ne devrait pas être un moteur primaire.
«Enseigner, ce n’est pas seulement savoir faire. C’est aussi savoir transmettre.»
Comme c’est le cas dans votre institut, vous ne pouvez pas exceller dans toutes les spécialités. Pour enseigner, Julie vous conseille de sélectionner celles où vous êtes la plus performante. C’est autour de celle-ci que vous pourrez construire votre propre méthode d’enseignement.
En outre, Julie vous recommande de rester en avance sur la technologie, les tendances, la réglementation et les innovations.
Un parcours de vie qui fait naître l’envie d’accompagner les femmes
En 2015, Julie tombe malade au moment où elle a envie d’un renouveau sur le plan professionnel.
«Je voulais mettre à profit mes expériences professionnelles mais aussi mon vécu personnel, car j’ai été touchée par la maladie, pour accompagner les femmes lorsque l’on perd toute part de féminité en cas de maladie confie Julie. Je me suis dit que si je traversais cette épreuve à 33 ans, je n’étais certainement pas la seule. Et que d’autres femmes auraient besoin de conseils et d’un accompagnement pour retrouver leur féminité.»
La formation à la dermopigmentation
Après une année de traitements intensifs pour vaincre sa maladie et un bilan de compétences, Julie décide de créer son propre institut en 2017.
Mais, avant cela, elle se forme à la dermopigmentation, afin d’être à la pointe des dernières techniques.
«J’ai été formée par Maud Ravier. J’ai appris l’art de piquer, la colorimétrie, les pigments, l’implantation, la morphologie du visage… À cette époque, le microblading n’existait pas. J’ai également été formée chez Anna Dermo pour la dermopigmentation réparatrice des cicatrices et des aréoles mammaires explique Julie. Je me forme chaque année car c’est une pratique qui évolue continuellement.»
Parallèlement, Julie suit des cours de socio-esthétique en ligne auprès de Karis Formations, afin de pouvoir être en capacité d’accueillir les femmes qui suivent un traitement médical lourd.
L’institut Julie B
Le premier institut de Julie ouvre ses portes le 1er février 2018, à Fréjus.
«À l’époque, il s’agissait d’une petite cabine de soin attelée à un cabinet médical. Le but était de me faire connaître raconte-t-elle. Je proposais des prestations de maquillage permanent, des soins visage, et également des prestations de maquillage, notamment lors de la saison des mariages.»
Julie Boumbar Studio : un institut qui répond à toutes les demandes des femmes
En 2021, Julie déménage son institut à Saint-Raphaël.
«Je souhaitais avoir mon identité, mes locaux, et créer mon propre concept.»
Véritable cocon niché sur les falaises en bord de mer, l’institut de Julie est composé de trois cabines de soin : l’une dédiée aux prestations proposées par Julie que sont la dermopigmentation, le maquillage et les soins du visage. Les autres cabines sont occupées par des prestataires indépendantes qui les louent à l’année : une cabine corps (massages, madérothérapie), un espace ongles et une cabine dédiée aux soins head spa. Ainsi, les clientes ont accès à une palette complète de prestations dans le même lieu.
L’institut de Julie peut également être privatisé pour réaliser les essais maquillage d’une future mariée ou bien pour un événement tel qu’un EVJF ou un anniversaire.
Les prestations
Pour la création d’une ligne de sourcils, qui comprend la consultation préalable, ainsi que la retouche fixatrice, Julie facture 330 euros.
Pour les soins visage Dermalogica, les tarifs débutent à 50 euros pour un soin de 30 minutes et jusqu’à 140 euros pour un soin d’une heure et demie.
Un maquillage de mariée d’une heure, sans essai, est proposé au tarif de 100 euros.
Des marques de soins expertes
Depuis le mois de novembre 2024, Julie travaille avec la marque Dermalogica pour les soins visage.
«Pour moi, c’est une marque qui est à la pointe de la performance. Elle est reconnue pour la qualité et l’efficacité de ses produits.»
L’esthéticienne travaille également avec la technologie Led Nooance.
«Combinée à mes soins topiques, j’obtiens d’excellents résultats : une peau plus lisse et une action anti-âge visible.»
Pour le maquillage, Julie a sélectionné la marque 1944.
Pour ses soins de socio-esthétique, elle utilise les produits RevitaLash pour favoriser la repousse des cils et sourcils.
«Je réalise des soins visage dédiés aux personnes malades avec la marque Estime & Sens.»
Enfin, pour réaliser ses prestations de maquillage permanent, Julie travaille avec les produits Swiss Color.
«Ce sont des produits de très bonne qualité et qui sont conformes à la norme REACH» précise-t-elle.
Une bonne collaboration nécessite une sélection pointue des partenaires en institut
Bien que sa collaboration avec des indépendantes se passe pour le mieux, Julie alerte sur les limites que peut avoir ce genre de concept si les collaborateurs ne sont pas correctement sélectionnés.
«Je sélectionne mes collaborateurs en fonction de leur professionnalisme, de leur perfectionnisme positif, et du respect de l’image haut de gamme de l’institut. Je collabore avec des personnes chaleureuses avec les clientes, qui favorisent la communication et qui ont une attitude positive et bienveillante détaille-t-elle. Si vous savez bien vous entourer, avec des personnes professionnelles et bienveillantes, cela devrait bien se passer.»
L’esthéticienne pense que la création de lieux du même type permet de répondre à la demande actuelle des femmes qui souhaitent avoir accès à tous types de soins dans le même espace.
Le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux pour faire connaître son institut
Finalement, comme c’est le cas pour de nombreuses esthéticiennes, Julie se fait essentiellement connaître grâce au bouche-à-oreille.
«Ce sont les résultats obtenus et par conséquent les avis des clientes qui font la publicité.»
L’esthéticienne engage également beaucoup d’énergie à communiquer sur ses réseaux sociaux, devenus incontournables pour promouvoir son image.
«Les réseaux permettent de montrer le quotidien de l’institut. Par exemple, l’été dernier, j’ai réalisé des travaux au sein de l’institut. J’en ai profité pour montrer les changements sur ma page Instagram.»
L’accueil des clientes malades en institut
Diplômée en socio-esthétique, Julie accueille au sein de son studio des clientes atteintes de maladies comme le cancer. Des femmes qui expriment un besoin d’empathie auquel l’esthéticienne est à même de répondre grâce à la formation qu’elle a pu suivre.
«Il faut prendre un peu plus de temps et être à l’écoute. C’est pourquoi je prévois pour ces femmes des créneaux de prise en charge plus long, et j’ai adapté mon questionnaire avant le soin. Je leur demande quel est leur traitement, leur ressenti, et l’accord de leur médecin concernant les soins détaille Julie. Il est également important de s’adapter en fonction des éventuelles douleurs que peut avoir la cliente.»
Julie travaille en collaboration avec des médecins et des oncologues qui lui font confiance et lui adressent des patientes nécessitant un accompagnement complémentaire et esthétique.
L’accueil de ces femmes est une partie que Julie affectionne profondément dans son métier.
«Je les aide à reprendre confiance en elles, à regagner leur féminité et cela me touche. Ce que je leur propose est complémentaire aux soins dont elles bénéficient en structures hospitalières qui sont généralement axées que sur le médical.»
Lors du parcours client de ces femmes, un lien solide se crée les amenant à revenir à l’institut une fois guéries également.
«La maladie les transforme. Après cette épreuve, elles ont envie de prendre plus de temps de qualité pour elles.»
La formation : un indispensable
Les techniques évoluent continuellement, c’est pourquoi il est essentiel de se former régulièrement. Pour Julie, cela concerne notamment ses techniques de maquillage permanent qui représentent à elles seules 60 % de son activité. Récemment, elle a suivi une formation avec Estelle Delobelle sur la technique du blush lips, une technique qui permet de colorer les lèvres sans que cela ne crée de contour trop marqué.
«C’est une méthode intéressante puisque la prestation peut être réalisée en 45 minutes, ce qui, en temps normal, nécessite deux heures de temps.»
La qualité, l’hygiène et les résultats font toute la différence pour ces prestations de plus en plus proposées en institut.
L’expertise pour vendre efficacement en institut
Pour Julie qui a longuement travaillé dans le milieu de la vente, celle-ci représente une part importante de son activité. Son ratio vente se situe autour des 40 %.
Elle vous conseille de longuement questionner vos clientes pendant leur soin afin de cibler le plus justement possible leurs besoins.
«Concernant leur routine, on se rend compte que la plupart font un peu n’importe quoi ! Elles ne procèdent pas au double nettoyage, ou ne se protègent pas la peau avec un indice 50.»
C’est dans ces moments que, selon Julie, votre expertise d’esthéticienne doit être mise en avant afin de conseiller vos clientes à bon escient. Petit à petit, vous leur permettez d’acquérir les bonnes bases du soin de la peau.
«Tout cela mis bout à bout permet d’aboutir à des ventes de produits facilement.»
Face à une quantité pléthorique de références et de conseillers en tout genre, c’est votre expertise et la personnalisation qui font toute la différence.
Conseils aux esthéticiennes qui aimeraient se spécialiser en maquillage permanent
Aux esthéticiennes qui aimeraient faire du maquillage permanent leur activité principale, Julie conseille de bien choisir votre formation. En effet, l’offre est aujourd’hui si dense qu’il est nécessaire de vous démarquer en misant sur la qualité de vos techniques.
«Je conseille à mes consœurs de pratiquer le plus possible. Avant d’ouvrir mon institut, j’ai travaillé chez un tatoueur pour parfaire ma technique pendant plusieurs mois. J’ai pu apprendre à réaliser des ombrages et comprendre l’implantation des pigments, apprendre les caractéristiques des aiguilles, la colorimétrie, la qualité des pigments, la cicatrisation, l’hygiène…»
Dans un métier aussi rigoureux, le sens du détail fait toute la différence entre les esthéticiennes qui pratiquent le maquillage permanent.