Prothésie ongulaire : 10 conseils pour en faire une activité rentable
Pour comprendre comment structurer un modèle économique viable et durable, Angélique Hébert, mentor business pour les prothésistes ongulaires, livre des leviers concrets pour transformer un savoir-faire technique en véritable entreprise rentable.
La prothésie ongulaire est une spécialité de l’esthétique très convoitée. Nombreuses sont les femmes (et de plus en plus d’hommes !) à se lancer sur ce marché dans le cadre d’une activité indépendante. Mais, malheureusement, nombreuses sont également celles pour qui l’aventure est plus pénible que prévue. Pourtant, il suffit de peu pour faire de votre activité un succès. Avec une vraie méthode et quelques compétences business, il est tout à fait possible de bien vivre de votre activité sans vous épuiser ou brader vos prix.
Adoptez une posture de cheffe d’entreprise en tant que prothésiste ongulaire…
Pour Angélique Hébert, la rentabilité ne repose pas uniquement sur le talent ou le volume de clientes, mais avant tout sur les habitudes mises en place au quotidien. La première étape consiste à considérer pleinement votre activité comme une véritable entreprise et non comme un simple complément de revenu. Cela implique de suivre régulièrement vos chiffres, d’analyser votre fonctionnement, mais aussi d’instaurer un cadre de travail clair afin d’éviter de vous épuiser à vouloir satisfaire tout le monde. Apprendre à poser des limites, respecter votre organisation et préserver votre équilibre devient alors indispensable pour prendre de meilleures décisions sur le long terme.
«Déjà, commencer par considérer ce métier comme un vrai métier, une vraie entreprise et pas un side job. Comprendre vos chiffres régulièrement, pas juste en fin d’année quand le bilan est tombé. Vraiment les comprendre et les analyser. Ça permet d’avoir plus de structure et ça donne de bonnes habitudes», indique Angélique.
Voyez-vous également comme une personne multi casquettes
Selon elle, les professionnelles en techniques ongulaires doivent également accepter de porter plusieurs casquettes. Car au-delà de la maîtrise technique, c’est bien la posture entrepreneuriale qui fait la différence dans la durée.
Vous former au business, à la communication ou encore à la gestion, devient aussi important que perfectionner votre technique.
Un équilibre parfois difficile à trouver, notamment dans un métier où beaucoup de professionnelles ont tendance à se surinvestir au détriment de leur propre bien-être.
«Souvent, ce que je dis aux filles, c’est que leur métier, c’est d’être entrepreneuse et que leur expertise, c’est les ongles.»
À partir du moment où tu décides d’être entrepreneuse, peu importe le secteur, tu dois apprendre à porter plusieurs casquettes».
Fixez des prix selon vos contraintes et votre concept
Une activité de prothésiste ongulaire rentable passe avant tout par la fixation de tarifs stratégiques. Regarder les tarifs de la consœur de la rue d’à côté peut être tentant, mais cette action est contre-productive ! En effet, cette dernière n’a certainement pas les mêmes charges, ni la même expertise ou positionnement que vous. C’est en raisonnant ainsi que vos prestations ne sont pas rentables.
La base d’un bon tarif commence par la prise en considération de vos charges fixes (loyer, salaires fixes, assurance…) et variables (stocks, consommables, campagnes marketing…).
«Il est aussi fondamental de déterminer le temps passé pour chaque prestation», ajoute Angélique.
Selon l’experte, la moyenne du prix à la minute serait autour des 1,20 euro la minute. Mais encore une fois, tout dépend de vos charges mais aussi de votre concept et donc des clientes que vous souhaitez attirer.