Institut de beauté : comment repenser vos opérations commerciales à la Saint-Valentin ?
Pendant longtemps, le 14 février a été considéré comme le rendez-vous commercial incontournable et un temps fort pour les esthéticiennes. Offres spéciales, cartes cadeaux, soins en duo… tout semblait devoir se jouer sur une seule journée. Mais aujourd’hui, les codes ont changé et les esthéticiennes sont de plus en plus nombreuses à s’interroger sur la pertinence de cette période.
Alors, la Saint-Valentin vaut-elle encore le coup ? La réponse est oui, mais à condition de l’aborder autrement.
Ne plus tout miser sur le 14 février uniquement
La première erreur encore très fréquente est de concentrer toute votre communication et votre énergie sur le 14 février uniquement. La Saint-Valentin ne se pense plus comme un jour, mais comme une période. « Cet événement doit s'inscrire dans une approche plus globale. L’idée serait de ne pas être focalisé uniquement sur le jour de la Saint-Valentin, mais sur tout le mois de février. Mettre en place énormément de choses pour trois ou quatre jours autour de cette fête, ça n'a plus de sens aujourd’hui », explique Sandra Charpenat, Coach pour les esthéticiennes et fondatrice d’Ambition Esthétique.
La rentabilité ne passe pas par les promotions lors de la Saint-Valentin
Lorsque l’on parle de Saint-Valentin, la question de la rentabilité se pose. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en multipliant les remises que vous sécuriserez vos marges, bien au contraire.
Aujourd’hui, ce qui fonctionne, ce ne sont pas les prix cassés, mais « les propositions de valeur ». Les clientes ne viennent plus uniquement chercher un soin moins cher, elles viennent chercher une expérience et une pause dans leur quotidien. De plus, les promotions pourraient dénaturer votre travail et enlever de la valeur à vos prestations.
Cela implique d’adapter votre stratégie à votre réalité : êtes-vous seule ou en équipe ? Quel est le positionnement de votre institut ? Avez-vous l’habitude ou non de proposer des offres ponctuelles ? « Si vous travaillez en équipe, vous pourrez donc proposer des soins en duo. Si vous êtes seule, misez sur des soins imaginés exclusivement pour l’événement », ajoute Sandra Charpenat.
Le soin éphémère : la solution pour faire la différence
Parmi les leviers les plus intéressants à exploiter pour la Saint-Valentin, le soin éphémère fait clairement la différence. Il permet de créer de la nouveauté sans tout réinventer.
Il s’agit de :
- partir d’un protocole que vous maîtrisez déjà,
- le retravailler légèrement,
- lui donner un nom spécifique au mois de février,
- et le proposer sur une durée limitée.
Ce type de soin fonctionne aussi bien si vous êtes seule que si vous avez une équipe. Il crée un sentiment d’exclusivité.
Vous devez également éviter de proposer trop de soins. « Concentrez-vous sur deux ou trois offres spécifiques en plus de votre soin éphémère et mettez-les en avant », souligne Sandra Charpenat.
Redonnez du sens à la carte cadeau
La carte cadeau reste un incontournable de la Saint-Valentin, mais là encore, le message doit évoluer : pensez modernité. Pendant longtemps, elle a été pensée presque exclusivement pour les couples. Or, ce schéma ne correspond plus aux attentes actuelles.
Aujourd’hui, la Saint-Valentin peut aussi être :
- un moment pour se faire plaisir à soi-même,
- une attention pour une amie,
- un geste pour une femme de son entourage qui prend rarement du temps pour elle.
Vous devez être axée sur la notion d’amour et principalement l’amour de soi. « À travers cette idée de cartes cadeaux, on peut aussi inviter les clientes à se faire plaisir à elles-mêmes, ou à faire plaisir à l’autre : à leur mari, à leurs copines. La Saint-Valentin n’est plus seulement une célébration amoureuse, mais un moment de partage, pour valoriser une amitié, une relation importante… ou simplement soi-même », explique Sandra Charpenat.
L’idée d’« offrez-vous votre propre carte cadeau » s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Elle est simple à mettre en place, moderne, et surtout très bien perçue par les clientes.