Comment Stéphanie Langlois, esthéticienne, a construit un institut spécialisé dans les soins corps
Diplômée de l’École Françoise Morice à 19 ans, Stéphanie débute sa carrière dans différents instituts. En 2014, elle saisit l’opportunité d’ouvrir sa première cabine de 6 m², dans un centre de waterbike, où elle pratique les épilations et le LPG. “J’associais le waterbike et le Cellu M6, un combo incroyable, j’obtenais de super résultats !” se souvient-elle.
Puis, en 2016, elle ouvre son propre institut dans le 17ème arrondissement, orienté vers le regard, les épilations à la cire, la lumière pulsée et le Cellu M6. En 2020, la pandémie marque un tournant : remise en question, suspension des soins corps, jusqu’à une rencontre décisive.
La révélation du drainage lymphatique
C’est une cliente, épouse d’un chirurgien esthétique, qui lui parle pour la première fois du drainage Renata França. “Elle était plus renseignée que moi et m’a encouragée à me former. J’ai suivi la formation en octobre 2020, et ça a été le déclic.”
En un jour, Stéphanie découvre une méthode qui change sa pratique. Elle l’intègre immédiatement à sa carte : le succès est fulgurant. “Cette formation m’a ouvert les yeux. Je pouvais drainer et obtenir des résultats, mais je savais que je pouvais aller encore plus loin. Cette formation m’a remise sur la voie des soins corps.”
Face à la demande croissante de ses clientes et à sa volonté d’optimiser les résultats, elle franchit une nouvelle étape : investir dans les technologies. “J’ai compris que la technologie était la solution au moment où j’ai vu que, malgré l’efficacité du drainage, certaines demandes nécessitaient plus de profondeur et de puissance que ce que mes mains pouvaient offrir. Je voulais optimiser les résultats et apporter à mes clientes des transformations plus rapides et plus visibles. La technologie est devenue une évidence.”
Une montée en expertise
Lipocavitation, pressothérapie, cryolipolyse, électrostimulation, Indiba EDNA Pro Max, et dernièrement Endosphères, Stéphanie intègre progressivement des technologies de pointe dans son institut.
À chaque investissement, la démarche reste la même : comprendre, se former, maîtriser. “Je suis quelqu’un de technique. J’ai un budget formation car je veux savoir comment fonctionne un appareil pour l’associer au corps afin d’optimiser les résultats. Rien n’est laissé au hasard.”
C’est lors d’une formation aux Nouvelles Esthétiques avec Pascal Weigel qu’elle renforce sa compréhension des mécanismes du corps. “Sa formation a tout débloqué. Ça a transformé ma manière de travailler.”
Résultat : des cures sur-mesure avec des protocoles combinés, construits après un bilan approfondi, un délai d’analyse, et réajustés en cours de route si nécessaire. “Chaque corps réagit différemment. Je préviens toujours que la cure peut évoluer.”
La sélection des technologies
Stéphanie accorde une importance au sérieux des marques : qualité des machines, précision des formations, compétences des commerciaux et transparence technique.
Elle cite Caroline Cohen, chez Indiba, en exemple : “J’ai besoin de professionnels qui connaissent leur appareil, et c’est le cas de Caroline. Elle maîtrise parfaitement ses machines. Elle m’a immédiatement convaincue.”
Même constat pour Endosphères, qui devient rapidement l’une de ses technologies phares. Elle raconte l’histoire d’une cliente réticente à la technologie : “Je lui ai fait tester Endosphères, elle a été bluffée ! Aujourd’hui, cette cliente est ma meilleure ambassadrice.”
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Une autre cliente, transformée après une cure, reçoit de son mari cette phrase devenue célèbre au sein de l’institut : “C’est la première fois que tu ne jettes pas ton argent par la fenêtre !”
Pour une cure corps, Stéphanie commence généralement par l’Endosphères : “La technologie la plus complète pour drainer, dégonfler, lisser et resculpter.”
Si certaines zones restent résistantes, elle ajoute la lipocavitation.
Enfin, elle termine souvent par l’Indiba, qui raffermit, améliore la qualité de la peau et finalise le résultat. “Avant l’Endosphères, je commençais toujours par du drainage manuel, car sans un système lymphatique fonctionnel, aucun résultat durable n’est possible.”
Pourquoi la technologie change tout ?
Pour Stéphanie, la réponse est claire : les machines permettent d’aller encore plus loin et elles sont complémentaires aux techniques manuelles. Les machines permettent d’aller plus en profondeur. Et surtout, elles garantissent la même qualité de massage qu’il soit 9h ou 18h, ce qui n’est pas toujours possible manuellement. Après vingt ans de pratique, mon corps ne suit plus. Une technologie, elle, ne fatigue jamais.”
Elle évoque également la rentabilité psychologique : “Les clientes acceptent plus facilement d’investir dans une technologie que dans un massage manuel. Elles savent que derrière, il y a un investissement et plus de résultats.”
Le défi de l’assiduité
Depuis l’essor du drainage, la demande explose. Les clientes arrivent mieux informées, moins réticentes aux technologies, mais plus exigeantes : elles veulent des résultats rapides, visibles et durables.
La difficulté ? Les faire rester assidues. “Elles tiennent rarement les entretiens, et avec la vie quotidienne, elles viennent moins et perdent les effets. Alors on doit tout recommencer…”
Stéphanie insiste donc sur l’importance de l’hygiène de vie. Pour optimiser les résultats, elle fournit conseils alimentaires, recommandations sportives, compléments NutriSvelt et planning personnalisé.
Une méthode structurée : bilan, jean test et impédancemétrie
Stéphanie structure ses cures avec précision : un bilan complet avec entretien, palpation, et impédancemétrie. “C’est un outil fabuleux et indispensable pour objectiver la progression (eau, masse grasse, masse musculaire).”
Puis, elle leur envoie un mail récapitulatif comprenant :
- deux propositions de cure selon objectifs et budget,
- les conseils d’hygiène de vie associés,
- les bienfaits et la posologie des compléments inclus.
Peu adepte des mesures traditionnelles, elle privilégie l’efficacité du “jean test” : “Le corps fluctue trop, hormones, cycle, repas lourd la veille… Je préfère la technique du jean. Quand une cliente remet son jean trop serré et qu’il flotte : quel bonheur !”
Un accompagnement bienveillant et expert
Ce qui la différencie ? Sa passion, son expertise et sa bienveillance.
“Je ne fais rien parce que c’est à la mode. Je fais ce qui me stimule, ce que je comprends et maîtrise. Il faut connaître le corps pour savoir ce que l’on fait. La formation fait partie du prix de la cure : le savoir-faire se paye.”
Contrairement à d’autres professionnelles, elle rejette les méthodes culpabilisantes.
“Je ne fonctionne pas à la dispute. Je suis dans l’accompagnement, doux et rassurant, et non dans la punition.”
Le bouche-à-oreille : la meilleure vitrine
Stéphanie mise sur l’essentiel : les résultats.
“Ce sont mes clientes qui font ma pub. Les amies, les sœurs, les maris… parlent et ça se voit !”
Son site, récemment refait (par Camille de chez Inspire Design et son équipe) et bien référencé, attire aussi une clientèle à la recherche de cures expertes.
Perspectives : transmettre pour élever le métier d'esthéticienne
Après vingt ans de pratique, Stéphanie se tourne désormais vers ses consœurs.
Elle s’intéresse particulièrement aux technologies coréennes innovantes et à leur adaptation au marché français.
“Je suis passionnée par les technologies venues de Corée, qui offrent une efficacité remarquable. Je développe actuellement des formations pour aider les esthéticiennes à maîtriser ces outils et à les intégrer correctement dans leurs protocoles.”
Son conseil aux esthéticiennes
Et elle insiste :
“Acheter une technologie sans se former, sans connaître le corps, ne sert à rien. Les formations sont essentielles, elles sont complémentaires à celles que vous faites lorsque vous investissez dans un appareil, et elles doivent faire partie du prix de vos cures.”
En vingt ans, Stéphanie a construit une identité professionnelle fondée sur la technicité, l’investissement technologique, la qualité de la prise en charge, la formation continue et la bienveillance. Un modèle inspirant pour les professionnelles qui souhaitent se spécialiser et élever leur pratique.