Le greenwashing en cosmétique : une menace sanitaire et environnementale

Protéger les consommateurs, protéger la santé publique et protéger l’avenir de notre planète. Le greenwashing n’est plus seulement une tromperie marketing, c’est un danger réel pour la santé et pour l’environnement. Face à cette urgence, la filière réclame des règles strictes et rappelle que seule la certification offre aux consommateurs une véritable garantie.

Greenwashing : une menace persistante pour les consommateurs

Les pratiques marketing trompeuses, qui consistent à se revendiquer «naturel» ou «bio» sans preuve ni cadre rigoureux, alimentent la confusion et brouillent la confiance des consommateurs.

Derrière les promesses séduisantes des emballages et les slogans rassurants, se cachent des ingrédients inquiétants : les cosmétiques conventionnels contiennent des substances toxiques. Ces substances s’accumulent dans nos organismes, perturbent nos hormones et polluent durablement notre environnement.

Face à cette dérive, les acteurs historiques de la cosmétique bio et naturelle réclament plus de clarté, de rigueur et de transparence.

Face à cela, la réponse existe : la certification. Pas un logo marketing, mais une garantie indépendante, transparente et exigeante. C’est ce que propose le référentiel Cosmos.

La certification Cosmos : un repère fiable et international

Avec plus de 34 000 produits finis et 24 000 ingrédients certifiés, le référentiel Cosmos s’impose comme la référence mondiale de la cosmétique bio et naturelle. Ce référentiel a été fondé par des associations (dont Cosmébio) et organismes de certifications indépendants (dont Ecocert) dans le but d’harmoniser les règles et les pratiques pour définir un produit cosmétique naturel et/ou biologique.

La certification Cosmos est la seule à garantir :

Schéma représentant le fonctionnement entre Cosmos, Cosmébio et les organismes certificateurs.

 

Un produit certifié par le référentiel Cosmos repose sur :

Une transparence renforcée : étiquetage vérifié et mentions harmonisées, logo identifiable et pourcentages de naturalité et bio clairs.

À la différence des allégations floues, un produit certifié Cosmos est un engagement réel, mesurable et vérifié.

Évolution du référentiel Cosmos – version V4.2

Le référentiel Cosmos a fait évoluer sa méthode de calcul du pourcentage d’ingrédients biologiques : désormais, l’eau et les minéraux (non certifiables par nature) sont exclus du calcul. Cette nouvelle approche permet d’afficher un % bio plus représentatif de la teneur en ingrédients bio, facilite la comparaison entre produits et valorise les formules les plus engagées.

Santé, environnement et innovation au coeur des exigences

La certification exclut des ingrédients nocifs et polluants tels que les PFAS, parabènes, silicones, microplastiques, colorants et parfums synthétiques, OGM ou encore les pesticides chimiques (pour les agro-ingrédients issus de l’agriculture biologique).

Elle encourage le développement d’alternatives issues du monde végétal, de la chimie verte, la valorisation de l’agriculture biologique et une approche globale “One Health”, liant santé humaine, biodiversité et environnement.

Un appel à plus de rigueur et une campagne de sensibilisation

Bureau Veritas, Cosmébio, Cosmécert et Ecocert demandent aux pouvoirs publics d’agir avec fermeté pour protéger les consommateurs et mettre fin aux abus :

• Interdire les allégations trompeuses : les termes «naturel», «bio», ou «clean» doivent être encadrés par la loi. Sinon, ils ne sont que des leurres.

• Rendre obligatoire la transparence : les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils appliquent sur leur peau. La liste complète des ingrédients, y compris les parfums, doit être accessible et compréhensible.

• Soutenir l’innovation verte : les alternatives existent. La chimie végétale, les procédés doux, et les emballages écoresponsables sont déjà une réalité. Il faut les généraliser.

Dans le même temps, Cosmébio assume son rôle de lanceur d’alerte et a lancé une nouvelle campagne de communication pour sensibiliser le grand public aux dangers de certains ingrédients controversés encore utilisés en cosmétique conventionnelle, tels que les acrylates, silicones et PFAS. Cette campagne alerte les consommateurs sur les risques sanitaires et environnementaux associés à ces substances, et rappele que la certification et la labellisation restent les seules garanties d’une véritable cosmétique bio.


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