Les Echos Etudes révèle les tendances à venir en médecine esthétique
Les principales catégories de soins médico-esthétiques
À l’heure actuelle, il existe 5 principales catégories de soins médico-esthétiques :
• Les injections
Injections de toxine botulique, acide hyaluronique (HA), mésothérapie (classique, mesolift, skin boosters), carboxythérapie, PRP, etc.
• Le microneedling
• Le peeling chimique
• Les traitements via des équipements à base d’énergie (EBD)
Lasers, radiofréquences, dispositifs de remodelage du corps, etc.
• Les fils tenseurs
L’offre d’esthétique médicale en France
Les réseaux et les cabinets libéraux sont les deux modèles en concurrence sur le marché français de la médecine esthétique.
En France, les cabinets de médecine libérale sont en concurrence directe avec les cliniques et centres de médecine esthétique. Si certains médecins exercent au sein de ces établissements, la majorité d’entre eux restent indépendants de toute structure «commerciale» et proposent des soins de médecine esthétique dans leurs cabinets, en complément de leur activité principale.
Cliniques et centres de médecine esthétique
- Cliniques de chirurgie et médecine esthétique.
- Centres de médecine esthétique.
- Centres de laser esthétique…
Ils proposent une offre complète et standardisée, ont une forte visibilité et ont accès à des équipements innovants.
Cabinets libéraux
- Dermatologues.
- Médecins généralistes.
- Chirurgiens plastiques.
Ils apportent un suivi personnalisé, une relation de confiance et une expertise spécialisée.
Perspective du marché de la médecine esthétique
La forte croissance de la médecine esthétique
À l’échelle mondiale, si le rythme ralentit, le secteur de la médecine esthétique poursuit sa croissance, porté par la demande grandissante des consommateurs et l’élargissement de l’offre des traitements.
Le secteur de la médecine esthétique poursuit sa forte croissance, porté par la demande croissante des consommateurs et l’élargissement de l’offre de traitements. Si le rythme ralentit naturellement à mesure que le marché se développe, celui-ci reste dynamique, le volume apparaissant comme le principal moteur de l’expansion.
La concurrence croissante, en particulier dans des domaines, tels que l’épilation au laser et les produits de comblement à base d’acide hyaluronique, exerce une pression à la baisse sur les prix.
Dans le même temps, les bouleversements majeurs que connaît le secteur redéfinissent le mode de fonctionnement et la concurrence entre les prestataires. L’adoption croissante du GLP-1, la consolidation accélérée des cliniques et l’estompage des frontières entre beauté et esthétique, remodèlent la demande des patients, les protocoles de traitement et les modèles économiques.
Pour s’imposer dans ce paysage en pleine évolution, les fabricants doivent agir de manière décisive. Leur succès dépendra de leur capacité à maximiser l’impact de leur force de vente grâce à une précision fondée sur les données, à établir des relations directes et durables avec les consommateurs, à tirer parti de l’IA générique pour cibler les consommateurs, à développer des protocoles combinés innovants pour les prestataires et à se développer dans des catégories adjacentes. Le secteur se trouve à un tournant : les entreprises qui comprennent ces forces et s’adaptent rapidement définiront la prochaine ère de croissance.
Qui peut pratiquer la médecine esthétique ?
En France, les chirurgiens plasticiens, ORL et maxillo-facial, ainsi que les dermatologues sont habilités à proposer des soins de médecine esthétique. Par ailleurs, jusqu’alors un certain nombre de professionnels pratiquaient la médecine esthétique, profitant du flou juridique existant, sans que l’Ordre des médecins ne puisse s’y opposer puisqu’il n’existait plus de diplôme reconnu depuis 2013.
Quatre spécialités peuvent avoir une activité de médecine esthétique du fait de leur formation : les dermatologues, les chirurgiens plasticiens, de même que les ORL et les chirurgiens maxillo-faciaux dans leurs territoires anatomiques respectifs.
La médecine esthétique n’étant pas une spécialité, tout praticien inscrit à l’Ordre peut potentiellement la pratiquer.
Y voyant l’opportunité d’augmenter leurs revenus, de plus en plus de médecins de toutes spécialités, habilités à cette pratique ou peu formés, proposent donc une offre au détriment de leur cœur de métier.
«Les détenteurs du DIU MMA (diplôme inter-universitaire Médecine morphologique et anti-âge), qui était reconnu par l’Ordre jusqu’en 2013, peuvent aussi prétendre à cet exercice. Il existe également un certain nombre de professionnels qui pratiquent la médecine esthétique en revendiquant ou non une formation, sans que l’Ordre ne puisse s’y opposer puisqu’il n’existe plus de diplôme reconnu depuis 2013.» (Dr Jean- François Delahaye, chirurgien plasticien, conseiller national de l’Ordre chargé de la médecine esthétique).
Près de 10 000 médecinsSelon l’Ordre, 9 000 médecins pratiquent des actes esthétiques en France : • 1 000 chirurgiens plasticiens, • 3 700 dermatologues, • et plus de 5 000 généralistes, sans que ces derniers aient forcément la formation appropriée. À noter qu’une enquête commune de l’Ordre et du Collège de la médecine générale fait grimper ce chiffre à plus de 8 000 généralistes ayant déclaré une activité d’esthétique en 2024. De leur côté, le Syndicat National des Médecins Esthétiques (SNME, composé à 99 % de généralistes) et la Société Française de Dermatologie (SFD) estiment à moins de 1 000 le nombre de praticiens pratiquant exclusivement des actes esthétiques. |