Institut de beauté : comment exploiter ses cabines vides ?
Vous fermez un jeudi soir vers 19 h 30. Vous avez enchaîné toute la journée sans vous arrêter. Pourtant, en faisant vos comptes, le résultat vous laisse ce goût amer que vous connaissez bien : beaucoup de fatigue, pas assez de marge.
Entre les trois clientes qui ont annulé à la dernière minute, le créneau de 11 h resté vide «parce qu’on n’a pas décroché à temps», et cette impression diffuse que vous auriez pu faire mieux, vous vous dites : «Je bosse comme une dingue, mais où part l’argent ?».
La réponse tient en un mot : fuites.
Des rendez-vous qui sautent sans prévenir. Des créneaux que personne ne voit jamais. Des clientes qui viennent une fois, puis disparaissent. Des appels qui tombent pendant un soin et restent sans réponse. Des samedis surchargés pendant que vos mardis traînent en longueur.
Dans un secteur où les instituts de beauté sont souvent des structures sans salarié qui vivent sur quelques points de marge, et où même les spas hôteliers naviguent entre pics de stress et creux décourageants, chaque créneau perdu est un coup porté à la rentabilité.
Le problème, ce n’est pas que vous travailliez mal. C’est que votre temps de cabine, de table de massage - ce temps qui se vend une seule fois, qui se périme seconde après seconde - n’est pas assez protégé.
Pendant des années, on s’est organisé «au feeling»: un agenda papier, un téléphone qui sonne, l’intuition des gérantes, l’expérience des équipes. Ça marchait, d’une certaine manière. Mais vos clientes, elles, ont changé de rythme. Elles réservent leur resto, leur train, leur consultation médicale en ligne, à 23 h depuis leur canapé. Elles comparent les avis, les photos, les horaires disponibles avant de se décider. Et si elles n’y arrivent pas chez vous en deux clics, elles vont voir ailleurs.
Vous avez peut-être déjà avancé : une fiche Google actualisée, une page Instagram, parfois un système de réservation. Mais la vraie question, celle qui revient toujours, c’est celle-ci :
«Tout ça, c’est bien joli… mais est-ce que ça me rapporte vraiment quelque chose ?»
C’est exactement à ça qu’on va répondre.
Ce que le digital change dans votre journée d'esthéticienne
Oubliez la «transformation numérique», les «stratégies omnicanales» et tout ce jargon qui ne veut rien dire quand on a trois clientes qui attendent et un téléphone qui sonne.
Le digital, concrètement, ça change quatre choses dans votre quotidien. Pas dans cinq ans. Maintenant.
Vous arrêtez de perdre des rendez-vous pour rien
Imaginez : une cliente réserve en ligne un soin visage pour jeudi prochain, 15 h. La veille, elle reçoit un SMS automatique :
«Bonjour Madame Dupont, rendez-vous demain à 15 h pour votre soin éclat. À demain !». Simple. Efficace. Et surtout : elle ne vous oublie pas.
Dans beaucoup d’établissements, les rendez-vous manqués - les fameux «no-shows» - tournent autour de 10 %, parfois 20 %. Pour un institut qui fait 300 rendez-vous par mois à 60 euros en moyenne, passer de 10 % à 5 % de no-shows, c’est récupérer 850 euros par mois, sans ouvrir une heure de plus, sans embaucher, sans forcer.