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N°728 Septembre 2019

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Mon métier de socio-esthéticienne

N°728 Septembre 2019
Julie a découvert durant ses études à l’École Peyrefitte la socio-esthétique, elle vous dit tout de ce métier.

QUE SIGNIFIE LA SOCIO-ESTHÉTIQUE ?

«La socio-esthétique, c'est le savoir-faire des métiers du bien-être et de la beauté adapté et appliqué aux personnes fragilisées sur un plan
médical et/ou social.

Une socio- esthéticienne ne travaille pas seule, elle travaille en lien avec une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, médecins, psychologues, assistants sociaux, éducateurs...) auprès de personnes ayant des problématiques telles que : l'anxiété, l'estime de soi, l'image de soi, l'hygiène, les difficultés sociales et relationnelles...

LE RÔLE DE LA SOCIO ESTHÉTICIENNE

La démarche s'inscrit vraiment dans une vision globale de la santé. L'idée étant qu'être bien dans sa tête, c'est être bien dans son corps, et inversement.

Ça peut être un accompagnement individuel, par exemple un soin du visage à une personne atteinte du cancer ou un modelage des mains à une personne âgée anxieuse. Mais ça peut être également un atelier collectif tel qu'un atelier ludique autour de l'hygiène pour des personnes en réinsertion sociale ou des ateliers DIY (do it yourself ) de masques pour le visage pour des personnes en grande précarité.

LES DIFFICULTÉS ET LES FORCES DE CE MÉTIER

C'est un métier encore méconnu. Pour être socio-esthéticienne, il faut quand même se battre pour faire sa place, que ce soit en tant qu'employée qu'en tant qu'indépendante.

Il faut vraiment faire un gros travail d'informations en expliquant ce qu'est le métier et quel en est l'intérêt. Sur le plan émotionnel, ça peut être compliqué à gérer car on peut être confrontée à des maladies vraiment très lourdes telles que le cancer, ou même à la mort... lI faut vraiment se sentir prête et faire un travail sur soi-même afin d'être en mesure d'affronter ce genre de situations.

D'un autre côté, c'est un métier profondément humain. Si on aime faire du bien à l'autre et vraiment l'accompagner, c'est ce métier qu'il faut faire. On n'arrête jamais d'apprendre. On apprend sur la psychologie, sur les comportements humains, sur les différentes cultures... C'est extrêmement enrichissant !

LA DÉCOUVERTE DE CE MÉTIER

Il y a quelques années, j'ai accepté un poste d'aide soignante auprès de personnes handicapées.

Dans ce métier, je me suis rendu compte que ce que j'aimais le plus faire avec les patients, c'était tout ce qui peut paraître superflu aux yeux de certains... leur appliquer de la crème. Ce sont des gestes qui leur apportent beaucoup et pour lesquels nous n'avions pas assez de temps finalement.

C'est à ce moment-là qu'a commencé ma réflexion.

DE LONGUES ÉTUDES

Mon parcours scolaire et professionnel a été assez flou pendant cinq ans.

En 2012, j'ai obtenu un Bac S2TS (sanitaire et social). UN CONSEILJe me suis ensuite dirigée vers le métier d'infirmière car j'aimais la relation d'aide à l'autre mais finalement, je me suis rendu compte que ce qui m'intéressait c'était davantage le côté social du métier que le côté médical.

J'ai ensuite eu un bébé et je me suis mise à travailler dans des domaines divers et variés : dans un cinéma, comme assistante comptable, comme charcutière et je me suis même essayée au métier de serveuse mais ce n'était pas très concluant... J'étais un peu perdue.

Puis je suis revenue aux sources en acceptant un poste d'aide-soignante auprès de personnes handicapées et c'est comme ça que j'ai découvert ma voie. J'ai donc repris les études pour me former au métier de socio-esthéticienne.

Pour devenir socio-esthéticienne, il faut avoir au minimum le CAP Esthétique-Cosmétique-Parfumerie et suivre une formation d'un an en socio-esthétique reconnue l'État et enregistrée au RNCP.

Au départ, j'étais dans une école à Grenoble, puis, lors d'un salon, j'ai rencontré l'un des formateurs Peyrefitte = Esthétique qui m'a aidée à postuler dans l'école de Lyon.

Je suis ravie d'avoir trouvé l'École Peyrefitte, les intervenants sont sérieux, expérimentés et ils viennent de tous les corps de métiers : médecins, sophrologues, conseillers en image, infirmières... L'équipe pédagogique est réactive et à notre écoute.

Si vous voulez être socio-esthéticienne, foncez ! Je pense qu'il y a vraiment du besoin et que ça répond à un vrai problème de santé publique. Donc allez-y ! Mais soyez sûre de vous parce que vous n'allez pas travailler avec des clients lambda, vous allez travailler avec des patients.

Et, ce n'est pas à prendre à la légère. Donc allez-y, mais seulement si vous êtes sûre de vous !»

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