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N°721 Janvier 2019

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Fatima Bilgen l'a fait !

N°673 Septembre 2014
Fatima Bilgen est une esthéticienne reconnue, elle est aujourd’hui diplômée Master en Acupuncture. Pourquoi la médecine chinoise, apprendre le chinois, le déroulement des études, la thèse, la soutenance heure par heure ? Vivez l’aventure en médecine chinoise de Fatima Bilgen.

Fatima Bilgen est une esthéticienne reconnue, c'est en pratiquant le Qi Gong comme un loisir qu'elle découvre la médecine chinoise et décide de s'y intéresser plus sérieusement. 14 ans plus tard, après avoir suivi des cours en France et en Chine, appris le chinois, écrit une thèse de 120 pages sur le thème du traitement par l'acupuncture de la surcharge pondérale et de l'obésité chez les femmes en péri-ménopause et finalement soutenu sa thèse en Chine en chinois devant un jury d'experts qui ne lui font aucun cadeau qu'elle est aujourd'hui diplômée Master en Acupuncture.

Aujourd'hui, Fatima Bilgen est membre de l'UFPMTC (Union Française des Praticiens des Médecines Traditionnelles Chinoises), elle fait partager son savoir aux esthéticiennes au travers de formations. aux ventouses, au Guasha, à la diététique chinoise, à la moxibustion, au Tui Na, à sa spécialité "Les 7 massages" comprenant minceur abdominale, jambes légères, réflexologie des pieds, détente du dos, massage spécifique crânien, réflexologie des yeux et du visage...

Pourquoi
la médecine chinoise ?

En septembre 1998, n'étant pas très sportive, j'ai décidé d'opter pour un cours de Qi Gong (art martial chinois), proposé par une association à Gif Sur Yvette (78). Le Qi Gong est un art martial chinois et fait partie de la médecine traditionnelle chinoise. Il permet de garder une bonne forme physique et mentale grâce à un travail sur les méridiens et certains points d'acupuncture.... Petit à petit, j'ai constaté que j'étais en meilleure forme, et que ces cours me faisaient beaucoup de bien.

Après trois années de pratique, en septembre 2002, j'ai décidé que je devais approfondir mon savoir. J'ai demandé à mon maître de me donner l'adresse d'une école où je pourrais en apprendre un peu plus sur les fameux méridiens et la médecine chinoise.

Dès le premier jour de formation en Tuina je dis à mon professeur : « Je m'aperçois qu'avec ce que vous m'apprenez aujourd'hui, je ne sais rien faire : ». Je pratiquais le massage, c'est très agréable, voire même spectaculaire mais si on ne passe pas correctement sur les méridiens, ça ne sert à rien.

En octobre 2002, je me suis inscrite à l'Institut CHUZHEN (Paris), école privée de médecine chinoise, jumelée avec une l'université de Guangming à Pekin qui permettait de bénéficier du savoir des enseignants chinois et d'étudier les mêmes ouvrages que les chinois. A l'époque, je ne savais pas encore que je m'engageais pour un long, très long cursus car je continue toujours à étudier...

Les études

J'ai d'abord passé 7 années à l'institut CHUZHEN, où j'ai étudié successivement :

  • Les fondements théoriques de la médecine chinoise,
  • 3 années de massage Tui Na
  • 3 années d'acupuncture
  • 1 année d'acupuncture avancée

Après avoir fait un mémoire, j'ai enfin obtenu deux diplômes : un diplôme de massage Tui Na puis un second diplôme en Acupuncture

Pour la thèse, c'est une autre histoire : mes diplômes de cette école française ne me suffisaient pas. Il faut savoir que bien qu'étant reconnue dans plusieurs pays d'Europe, l'acupuncture ne l'est pas encore en France.

En septembre 2010, sur les conseils d'un professeur en acupuncture, je me suis inscrite à l'université de Nanjing en Chine. Pour ce faire, les chinois avaient exigés que je sois titulaire du Bac Scientifique « S », que je n'avais pas. Je me suis donc inscrite à l'université Paris VI, Pierre et Marie Curie à Jussieu, en formation continue, et moyennant un acharnement au travail (j'ai dû réapprendre l'algèbre, les fonctions, la trigonométrie, les suites, la chimie, la biologie etc...) j'ai obtenu en une année mon Bac « S » avec mention assez-bien.

Les études sont sous formes de séminaires, ce qui est pratique car on peut continuer à travailler en même temps. Il y a 5 séminaires par an de 7 à 10 jours chacun. A chaque séminaire on passe des examens sur ce que l'on a étudié au cours du séminaire précédent, puis en fin d'année, il y a un examen global sur ce qui a été étudié en cour d'année.

Chaque année, je me rendais en Chine en octobre, pour un mois, au cours duquel je suivais des cours intensifs et accélérés qui normalement couvrent une année scolaire. A moi de « décortiquer » ensuite ces cours et de les étudier tout au long de l'année, car il m'a fallu passer des examens écrits à chaque session pour pouvoir accéder à la classe supérieure.

Le chinois

En médecine chinoise, il y a des termes, des expressions qu'il n'est pas possible de traduire. Pour bien la comprendre, il est indispensable d'apprendre le chinois. En 2010, je me suis inscrite à l'INALCO (les langues Orientales, ou langues « O »), toujours en formation continue. Je suis des cours en écriture et en conversation orale, une fois par semaine. Cette année 2013/2014, étant accaparée par ma thèse, j'ai du « sécher » le dernier semestre, mais je viens de me réinscrire pour la rentrée 2014/2015.

Aujourd'hui, on peut dire que j'ai un niveau « intermédiaire » en oral, et un niveau plus faible à l'écrit. Il faut dire qu'en chinois, il n'existe pas d'alphabet. Chaque mot a son propre « dessin » que l'on appelle « idéogramme ». Pour lire un journal, il est conseillé de connaître 3000 idéogrammes environs, pour ma part, j'en connais environs 700. J'ai encore du travail !

La thèse

Ma thèse fait 120 pages. Mon sujet : Le traitement par l'acupuncture de la Surcharge pondérale et de l'obésité chez les femmes en péri-ménopause.

La recherche que j'ai mené ici concerne le traitement de l'obésité par l'acupuncture, de soixante femmes, âgés de 45-65 ans (période de péri-ménopause). Ces femmes étaient déjà en surpoids avant cette période. Pour certaines, l'accumulation des kilos a commencé depuis leur première grossesse, et remonte à 20, 25 ans en arrière. Leurs demandes: perdre le surpoids qu'elles ont accumulé au fil des ans, et également perdre le surplus qu'elles ont récemment pris au cours de cette période de péri-ménopause.

C'est pourquoi ma thèse comprend deux sujets:

  • 1er sujet : L'obésité en général où j'explique comment une personne devient obèse

    Il faut savoir que ce sujet est d'actualité car aucun pays dans le monde n'a réussi à diminuer le nombre d'obèses. Depuis les années 1980, différentes études ont prouvées que l'acupuncture est très efficace pour lutter contre l'obésité, et cela, sans aucun effet secondaire ou indésirable.
  • 2ème sujet : L'obésité en perimenopause

    Il s'agit d'expliquer les changements métaboliques et psychologiques, en particulier au cours de cette période, car c'est à ce moment-là que les femmes accumulent des kilos supplémentaires.
  • Mon idée : utiliser des points connus pour régulariser le métabolisme et ... Ajouter des points pour détendre, car un corps ne peut réagir QUE s'il est détendu. Par ailleurs, l'aspect émotionnel de l'obésité est souvent ignoré et non traité.J'ai étudié et suggéré dans ma thèse, une méthode d'acupuncture pour traiter à la fois, le corps et l'esprit. J'ai ajouté en plus des points habituels qui traitent le surpoids, des points capable de « calmer le Cœur et d'apaiser l'esprit », en chinois : "Ning Xin An Shen".

La soutenance de thèse,
en Chine...

Après 3 ans de recherches et d'études sur ma clientèle je pars en Chine soutenir ma thèse.

Arrivée le 23 mai 2014 en Chine, je ne savais toujours pas quel jour je devais soutenir ma thèse. Ma tutrice, « superviseur de ma thèse » avait proposé la date du 3 juin, mais mon interprète chinois a refusé cette date qui ne lui convenait pas. Ce qui me contrariait énormément. Je devais attendre dans ma chambre d'hôtel garnie d'une moquette sale et poussiéreuse.

Faire un tour dehors par une chaleur étouffante, sans compter la pollution que dégage un flot incessant de voitures sur les routes, il valait mieux rester dans ma pauvre chambre et me résoudre à entendre la « douce musique » des marteaux piqueurs, car ici à Nanjing, la ville entière est en chantier, tout se démoli et tout se construit continuellement.

Bref, je devais rester « zen » et me la jouer « wait and see ». Après tout, voilà des années que j'attends ce jour et que je m'y prépare. J'ai relu ma thèse et révisé à fond particulièrement les points « sensibles », points sur lesquels je m'attendais à avoir des questions de la part du jury. Je m'entraînais des centaines de fois, à dire tout haut en chinois, mon petit discours d'entrée en matière, et à répondre, toujours en chinois, à des questions qui me paraissaient « cruciales, incontournables ».

Vendredi 30 mai 2014

Je reçois un coup de fil de Shao, un étudiant en médecine chinois, élève de mon superviseur. Ça -y-est, il me confirme ma date de passage : le 7 juin, à 14 heures. Pour la salle, ajoute-t-il, ce sera affiché la veille, sur des panneaux, à l'entrée du campus. Enfin, je connaissais la date, mais il me fallait encore attendre ...

Samedi 7 juin 2014

Je suis arrivée sur le campus dès 10 heures, quatre heures avant ma soutenance. J'aperçu en effet des dizaines de panneaux alignés à l'entrée du campus. J'ai fini par trouver celui où figurait mon nom écrit en français. A côté en chiffres arabe le numéro 5508. J'en déduisais que c'était le numéro de la salle et du bâtiment où je devais me présenter. Tout le reste sur le panneau était écrit en caractères chinois. Je n'avais pas pris mon petit déjeuner. J'avais du temps donc je me suis dit qu'un plat de nouilles, ne me ferait pas de mal

A 12 heures, j'étais devant la porte de la fameuse salle. Déjà, plusieurs dizaines d'élèves candidats ou non s'affairaient à déplacer les tables et les chaises. Il fallait les mettre en « U » pour le jury et les « experts ».

Des jeunes filles, très élégantes, avaient mis leurs plus belles robes. Certaines lavaient des fruits dans les toilettes pour femmes et les disposaient dans de jolis plats. Ces fruits étaient disposés ensuite sur la table du jury.

D'autres élèves décoraient la classe à l'aide de grandes banderoles rouges frappées de caractères chinois couleur or. Je n'ai pas cherché à déchiffrer ces banderoles, mon esprit étant préoccupé par mon passage imminent devant le jury. A quelle sauce allaient-ils me « manger »? Visiblement, ce jour-là, j'étais la seule étrangère à passer. Il n'y avait que des chinois...

Seule devant le jury

14 heures ! Les membres du jury entrent dans la salle. Tous les élèves s'inclinent devant leur passage, il m'était donc facile de comprendre qui ils étaient. Ils s'installent face au tableau, où je devais me tenir. Devant eux, chacun avait ma thèse traduite en chinois.

La présence de mon professeur Docteur SUN, ainsi que de ses élèves que j'avais déjà vu plusieurs fois me rassure. Shao, l'étudiant en médecine, viens me voir. Il m'explique dans un anglais à fort accent chinois, qu'il a été désigné comme « secrétaire » de la séance, et qu'il me donnera et me traduira les questions que chaque membre du jury aura écrite à mon intention. Voyant mon état plutôt tendu, il ajoute : « take it easy » !

La séance commence. Le plus âgé des experts commence par un discours. Puis mon superviseur prend la parole pour me présenter et résumer mon travail. C'est alors qu'elle lève son regard sur moi. Je comprends que c'est à mon tour de parler.

J'écourte volontairement mon discours que j'avais appris par cœur. Je remercie rapidement en chinois, l'université qui m'avait accueilli ainsi que mon professeur. J'explique en chinois le choix de mon sujet, puis je commence à faire défiler les diapositives de ma présentation.

J'avais pris soin de faire figurer sur chaque diaposive, l'essentiel en caractères chinois, afin que ce soit clair pour le public. Cette fois, je parle en français car mon interprète, bien que totalement néophyte en médecine chinoise, est professeur de français.

Pendant que j'explique le contenu des diapositives, je ne peux m'empêcher d'observer les membres du jury immédiatement face à moi. Le fameux expert qui a ouvert la séance, contrairement à l'habitude chinoise de toujours sourire, très attentif à ma présentation, a gardé une mine sévère, tendue, pendant toute la durée de mon passage.

A sa droite, une femme qui souriait de temps à autre (sourire forcé), passait son temps à prendre des notes et à « éplucher » ma thèse traduite en chinois. Elle semblait regarder toutes les pages, aller en avant, puis revenant en arrière. Pour moi, il était clair, qu'elle était à la recherche de la moindre anomalie, ou discordance, entre ma présentation et ma thèse écrite. En revanche, à sa gauche, il y avait une femme, très souriante, qui paraissait satisfaite de me présentation.

J'en arrive aux résultats de ma recherche, puis à la conclusion. Sur ma dernière diapositive : un magnifique paysage fleuri avec les caractères chinois : XIE XIE, qui veut dire merci. Shao, le secrétaire de séance se lève, récupère 3 feuilles qui comportaient plusieurs questions toutes rédigées en chinois. Il me traduit oralement en anglais les questions que je n'ai aucun mal à comprendre, étant donné que je m'y étais préparé.

Voici les questions relatives à ma thèse dont j'ai donné les réponses en grande partie directement en chinois :
- décrire la relation entre le Foie et l'obésité
- Décrire les caractéristiques des femmes en période de ménopause selon la médecine chinoises »
- Expliquer l'emploi de certains points en acupuncture, leur rôles, leur effets etc...

Puis des questions plus générales
- Quelle était ma conception en matière de prévention de l'obésité
- Y avait-il une standardisation des points pour traiter l'obésité.

J'avais quelques secondes pour réfléchir. Je pouvais détailler mes réponses sans problème. Toutefois, la dernière question sur cette standardisation de point me tracassait. Que voulait-il dire par standardisation ? Il me fallait répondre. Je me lançais : « à ma connaissance, je n'ai pas vu ou lu de « standardisation », y compris dans des ouvrages écrits par des professeurs de cette université. Chacun donne sa « recette de points ». Les points que j'ai proposés, sont des points connus pour leur efficacité dans les problèmes d'obésité ».

Voilà, j'avais tout dit. Je m'inclinais en disant « Xié Xié », puis regagnais une place à côté des autres candidats chinois. Il me fallait attendre le passage de deux autres candidats pour avoir mon résultat.

Les résultats

Il est 17 heures de l'après-midi, lorsque nous sommes invités à entrer dans la salle à nouveau. J'avais présenté ma thèse à 14 heures. Quand j'eu fini de répondre aux questions du jury, il était 15h30. Au total ma prestation avait duré 1h30, plus que pour les autres candidats chinois. C'était plus long que ce que m'avait dit mon professeur. « Cela va durer 3 quarts d'heure au plus » m'avait-elle dit. Pourquoi m'avaient-ils gardé si longtemps ? Ce n'était plus le moment d'y penser, on devait s'aligner et s'avancer un par un à l'appel du jury. J'étais la première.

L'expert qui n'avait pas desserré les dents de toute la séance, donne mon résultat à toute l'assemblée, en chinois. Je comprends en partie son discours. il disait que j'avais réussi ma prestation, que ma thèse ainsi que ma présentation étaient explicites et riches en connaissances dans les deux médecines occidentale et chinoise, qu'il était clair pour eux que j'avais les connaissances requises pour accéder au « master's degree » en acupuncture.

Puis l'expert s'adresse directement à moi : « je vous offre en cadeau ce livre très précieux ». Ce que j'ai tout de suite interprété par : « lisez ce livre qui vous permettra d'approfondir... ». Je pris le livre qu'il me tendait, un véritable dictionnaire, au moins 300 pages, pas une image, tout écrit en chinois. Je m'incline puis je lui dit tout haut, ce qu'il a pensé tout bas, en chinois : merci, grâce à votre livre, je vais pouvoir approfondir mes connaisances».

Puis le secrétaire de séance m'apporte 3 feuilles comportant 3 notes. J'ai su après, que l'expert, qui n'avait pas daigné faire un sourire, était l'un des plus grands spécialistes en matière d'obésité. Il est l'auteur du livre qu'il m'a offert. Il a élaboré une « standardisation » des points d'acupuncture efficaces pour lutter contre l'obésité.

Cet expert, grand ponte de l'obésité m'a donné la note de 85 sur 100 ! La dame qui avait un sourire forcé et qui passait son temps a éplucher ma thèse m'a donné une note de 79 sur 100, la dame très souriante m'a donné la moins bonne note, 77 sur 100.

Mon professeur m'a expliqué que l'expert principal a apprécié mon honnêteté, lorsque j'ai répondu que « à ma connaissance, il n'y a pas de standardisation... ». Elle a ajouté que ma présentation a montré un niveau élevé. Sur le moment, je n'ai pas réalisé.

C'est seulement aujourd'hui, dimanche 8 juin, que je réalise. Dans la vie, il n'est jamais trop tard pour bien faire, à 58 ans, j'ai obtenu mon Master en Acupuncture.

Fatima Bilgen, Tél. 01 30 52 09 06. Email : fatimabilgen@gmail.com

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Commentaires

  • Anonyme 01/09/2015
    Je viens juste de lire cet article pendant mes recherches sur l'institut Chuzhen. Franchement je suis bluffé, moi jeune homme de 22 lisant que cette femme s'est donnée corps et âme pour obtenir ce fameux Master, à 58 ans ! Je suis d'une très grande admiration, bravo, vraiment.
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  • Anonyme 17/02/2017
    Bravo à vous! Je suis admirative de votre parcours. Il est vrai que l'obeésité est un problème majeur dans notre société et nous n'avons pas de remèdes alternatives qui s'en préoccupent. On nous parle que de régimes yoyo et de bypass sans études approfondies sur les dysfonctionnements du corps. Les chinois en savent plus que nous sur cela. Merci encore à vous pour votre sérieux.
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