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N°740 Octobre 2020

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La tendance no make-up

N°740 Octobre 2020
À l’issue de la pandémie du Coronavirus qui a impacté la consommation d’une façon générale, le Label Slow Cosmétique a choisi l’IFOP afin d’interroger les Françaises sur leurs nouvelles habitudes en matière de cosmétique.

L'IMPACT DU CORONAVIRUS SUR LA CONSOMMATION DE COSMETIQUE

• On observe que le nombre de Françaises se maquillant quotidiennement est au- jourd'hui deux fois plus faible (21 %) que ce que l'on pouvait observer trois ans avant (42 % en 2017).

• On note une augmentation du phénomène «no make-up», plus marquée chez les jeunes de -30 ans, qui sont plus nombreuses (53 %) à affirmer se maquiller moins qu'avant la crise.

• L'obligation du port du masque due à la crise du Covid- 19 a également eu un impact : 44 % des femmes se maquillant régulièrement avouent ne pas du tout maquiller leurs lèvres sous leur masque, mais conti- nuent à sublimer leur regard (46 %).

LA SENSIBILISATION À UNE CONSOMMATION PLUS ÉTHIQUE ET RESPONSABLE

• Ce confinement a été l'occa- sion, pour les femmes qui se maquillent régulièrement, de revoir leur consommation de cosmétiques, en privilégiant des produits naturels (53 %) et des cosmétiques mai- son ou issus de producteurs locaux (34 %).

• Le souhait d'améliorer la qualité de sa peau (50 %) et la volonté de revenir à un visage naturel dépourvu de produits chimiques (48 %) constituent les principaux moteurs de cette dynamique à la baisse, notam- ment chez les jeunes de moins de 25 ans.

• De même l'impact des pro- duits de beauté sur la cause environnementale et ani- male apparaît également comme non-négligeable, notamment auprès des moins de 25 ans, puisque plus d'un sur trois considèrent ce facteur comme déterminant.

MAQUILLAGE ET PRESSIONS SOCIALES

• L'injonction au maquillage est particulièrement prégnante chez les plus âgées, les moins diplômées et plus urbaines de la population féminine : 46 % des femmes de plus de 65 ans voient comme du laisser-aller le fait de ne pas se maquiller en public.

• Cette persistance se retrouve dans le milieu professionnel où la même proportion de femmes estime qu'il faut un minimum de maquillage au travail : deux femmes sur trois pensent que le maquillage est indispen- sable sur le lieu de travail.

• Ce phénomène d'affran- chissement du maquillage au travail est encore une fois plus fort chez les jeunes (seule- ment 24 % considèrent qu'une femme doit se maquiller au travail, contre 48 % par exemple des plus de 65 ans).

L'IMPACT DU REGARD DES AUTRES DANS LA PRATIQUE DU MAQUILLAGE

• 45 % des femmes se maquil- lant régulièrement admettent qu'elles le font davantage pour elles-mêmes que pour les autres.

• 38%deshommes et 35% des femmes affirment qu'une femme très maquillée est généralement une femme superficielle.

• Les stéréotypes ont la dent dure : 9 % des hommes et 7 % des femmes sont d'accord avec le fait qu'une femme qui porte du rouge à lèvres est une femme sexuellement disponible.

VERS UNE ÉVOLUTION DE LA LÉGISLATION PRO «NO MAKE-UP»

• 40 % des Français seraient fa- vorables à une loi interdisant aux entreprises d'imposer à leurs salariés une tenue de tra- vail laissant apparaître leurs formes, leur poitrine ou leurs jambes ou de porter des chaussures à talons.

• De même, 36 % seraient pour la mise en place d'une loi inter- disant aux entreprises d'imposer à leurs femmes salariées de se coiffer ou de se maquiller d'une certaine façon.

• Une tendance accentuée chez les jeunes de -30 ans, plus hermétiques à l'imposition d'un code vestimentaire de la part de leur employeur (55 %), ou de leur façon de se maquiller (53 %).

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