Newsletter

Sur le même thème

Bio
Tous les articles

Articles en relation

Tous les articles


Dans ce numéro

Tous les articles

Articles préférés

Tous les articles préférés

Les plus commentés

Tous les + commentés

N°720 Décembre 2018

Numéros précédents

3 2 5 1

L'efficacité de la cosmétique bio

Par Michel Knittel , Directeur de Manasa Conseil
N°674 Octobre 2014
À cause d’une simple émission de télévision, en l’occurrence «Envoyé Spécial» (France 2, 3 mars 2005), la cosmétique bio s’est vu promettre un avenir lumineux. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Dans quelques semaines, cela fera exactement 10 ans que cette émission a mis en lumière le fait que les produits cosmétiques peuvent contenir des substances chimiques à l'innocuité relative, voire parfois plus que douteuse.

Une véritable phobie des conservateurs apparut en particulier chez certains consommateurs, alors que par définition il est difficile de se passer de moyen de conservation dans un grand nombre de cosmétiques. Par «effet miroir», la cosmétique naturelle et/ou bio (que nous appellerons ici «cosmétique bio» pour plus de facilité) s'est alors retrouvée sous les feux de l'actualité, avec pour résultat une croissance qu'elle n'avait jamais connue jusque là.

Rapidement, certains «experts» (?) nous promirent 30 % de part de marché pour la cosmétique bio à un horizon de 5 ans, soit 2011... Un horizon repoussé ensuite à 2012, puis 2013... Et nos «experts» se sont faits plus modestes, devant une réalité des faits toute autre. Dans la pratique en effet, cette part de marché se situe actuellement entre 3 et 4 % en France, contre environ 7 % en Allemagne, premier marché européen. Nous sommes donc loin des 30 % !

Le bio, ça marche ou pas ?

En janvier 2013, le toujours intéressant site d'informations «L'Observatoire des Cosmétiques» publiait un dossier sous le titre : «Cosmétiques : pourquoi le bio ne marche pas ?».

Une question parfaitement légitime, à laquelle l'équipe du site apportait une série de réponses possibles, suite à une rencontre organisée quelques jours auparavant. Des réponses avec lesquelles nous ne sommes pas forcément (et de loin) d'accord, notamment lorsqu'une des intervenantes à cette rencontre affirmait que «les certifications bio sont largement dépassées : les valeurs porteuses qu'elles garantissaient deviennent en effet la norme pour toute l'industrie»... Ce qui pour nous -certes avis personnel- n'est qu'une façon de cautionner ce que l'on appelle le «green washing», dont nous reparlerons plus loin.

Une chose est sûre : si la cosmétique bio ne «marche pas» commercialement autant qu'elle devrait le faire, c'est qu'elle ne répond a priori pas aux attentes de la grande majorité des consommateurs. Des attentes qui portent avant tout, ne l'oublions pas, sur l'efficacité, critère essentiel complété par celui du plaisir d'emploi, ce qui passe à la fois par la texture, le parfum, etc.

Le problème est que, pour des raisons historiques, à savoir les valeurs de base de la cosmétique bio en général (des produits plus sains pour une planète plus «saine» et préservée), ces critères n'ont pas été «inscrits» dans les cahiers des charges de la cosmétique bio. Comme l'avait reconnu un jour publiquement dans une interview une responsable d'Ecocert, il est parfaitement possible de faire de la cosmétique bio certifiée sans que les produits soient efficaces...

Mais de même qu'il existe sur le marché d'innombrables produits de cosmétique «conventionnelle» qui ne sont ni vraiment efficaces ni même vraiment agréables à utiliser.

LA COSMÉTIQUE BIO
N'EST PAS QUE DU «SANS» !

La cosmétique bio n'est pas née au lendemain du 3 mars 2005. Elle existe depuis des dizaines d'années. Parmi les pionniers suisses, allemands et français, on peut citer entre autres Weleda (né en 1921), Annemarie Börlind (1959), Dr Hauschka (1967), Laboratoire Gravier (1972), Logona (1978), Melvita (1982), Sanoflore (1986), Lavera (1987), etc.

Quant à la définition même de la cosmétique bio, cela fait également de longues années qu'elle a été organisée et couchée sur le papier. Les magasins diététiques allemands regroupés dans l'association nationale Neuform avaient établi un cahier des charges spécifique à la cosmétique naturelle dès les années 50, que leurs fournisseurs devaient impérativement respect par ter pour être référencés.

En France, l'association Nature & Progrès a créé le sien en 1998. Suivirent le BDIH (qui n'est pas qu'une certification germanique : la moitié des marques aujourd'hui certifiées ne sont pas allemandes) en 2001, Cosmébio en 2002 puis, première certification internationale, NaTrue en 2007.

Le problème est néanmoins, il est vrai, et comme évoqué plus haut, que ces différents cahiers des charges n'ont pas inscrit dans leurs exigences celles relatives à l'efficacité et encore moins au plaisir d'utilisation. Le plaisir est d'ailleurs quelque chose qui peut être subjectif («les goûts et les couleurs»)...

Quant à l'efficacité, de par la loi, toute allégation doit pouvoir être démontrée. Mais là aussi, cette efficacité est parfois relative, et doit être au final mesurée par chaque consommateur à l'aune de ses propres besoins.

L'obsession du «sans...» (sans parabènes, sans conservateurs, sans phtalates, sans silicones, etc.) a néanmoins focalisé l'attention des consommateurs sur ce paramètre, ouvrant la porte à des allégations très ciblées oubliant d'autres aspects. En quelque sorte «l'arbre qui cache la forêt». On a ainsi vu des marques mettre en avant «sans parabènes» et utiliser d'autres conservateurs bien plus inquiétants, mais qui avaient la chance de n'avoir pas été mis sur la sellette par les médias.

Sans parler de ces marques non certifiées, qui pratiquent largement le «green washing» évoqué plus haut, mettant en avant jusqu'à «95 % d'ingrédients naturels», passant sous silence le côté hautement chimique des 5 % d'ingrédients restants, qui font parfois partie de ceux assez décriés et/ou à l'innocuité relative. Ou, pour prendre l'exemple de l'alimentaire, on voit maintenant des produits afficher un très rassurant «sans conservateurs» alors qu'ils n'en ont absolument pas besoin, comme des produits à conserver quelques jours au réfrigérateur !

Résultat de tout cela : dans l'esprit d'un grand nombre de consommateurs, la cosmétique bio se limite à une cosmétique «sans». Nous l'avons encore constaté lors de nos vacances quelques jours avant la rédaction de cet article, quand nous avons été amenés à parler -et cela nous arrive souvent- de cosmétique bio avec une dame rencontrée par hasard.

La cinquantaine bien mise, attachée à sa présentation, elle est typiquement l'exemple d'une utilisatrice à la recherche de «bons» produits cosmétiques, efficaces et agréables d'emploi. Immédiatement, elle nous avait défini la cosmétique bio comme étant surtout «sans conservateurs» et s'inquiétait de sa réelle efficacité. Car à force d'entendre «sans... sans», quelque part on insinue l'idée plus ou moins subliminale que la cosmétique bio a surtout «enlevé» des choses, et que, donc, elle ne peut pas être aussi efficace et agréable que la cosmétique conventionnelle.

Ce déficit d'image en matière de «qualités cosmétiques» est un point qui apparaît régulièrement dans les réunions des fabricants, par exemple lors des assemblées générales de Cosmébio ou de NaTrue auxquelles nous assistons régulièrement. Les fabricants l'ont bien compris et s'efforcent aujourd'hui d'y remédier. Car la cosmétique bio de 2014 n'a plus rien à voir avec celle d'il y a 20 ou même 10 ans !

LA COSMÉTIQUE BIO A ATTEINT L'ÂGE MÛR

Prix Santé Beauté Magazine, Victoires de la Beauté, palmarès des «Meilleurs cosmétiques» des experts de l'Observatoire des Cosmétiques susmentionné... sans oublier bien sûr le Prix H. Pierantoni de l'Innovation : les marques bio ne sont pas absentes, et de loin, de ces distinctions accordées par des journalistes expérimentés, des cosmétologues et autres scientifiques, des esthéticiennes et des jurys de consommatrices ayant testé les produits en aveugle dans les conditions réelles. Il y a donc largement assez de preuves qui démontrent que la cosmétique bio sait aujourd'hui être au moins aussi efficace que la cosmétique conventionnelle.

Certes, il existe encore beaucoup de marques (trop peut-être), qui ont oublié que, comme nous le répétons souvent, «dans l'expression «cosmétique bio» il y a aussi le mot «cosmétique». Les produits de ces marques ont des parfums qui sont loin d'être consensuels, des textures qui ne sont pas modernes et une efficacité qui n'a pas forcément été scientifiquement validée par des laboratoires spécialisés. Mais ces quelques marques ne doivent pas faire oublier l'énorme travail fait ces dernières années par toutes les autres.

L'Association Cosmébio est parfaitement consciente qu'il faut aujourd'hui faire passer le message que la cosmétique bio est «l'alliance d'une cosmétique hédonique et éthique», comme l'a exprimé Betty Santonnat, sa Directrice du Développement, lors de la dernière assemblée générale au mois de juin. Pour le faire passer, Cosmébio vient de décerner ses premiers «Trophées d'excellence».

L'objectif de cette distinction, attribuée à des produits, est de valoriser la démarche éthique des adhérents tout en mettant en avant que les produits possèdent une qualité cosmétique répondant aux attentes des consommateurs.

La première étape d'attribution consiste en une évaluation en commission de la démarche éthique des entreprises candidates, selon quatre catégories correspondant à la charte Cosmébio : Commerce Équitable et Solidaire, RSE, Biodiversité et Environnement. Pour évaluer la qualité des produits ainsi présélectionnés, un jury de consommateurs (bio et non bio) les teste ensuite sur différents critères de satisfaction : attractivité, efficacité, analyse sensorielle. Cosmébio, ainsi que les premiers lauréats, vont bien entendu communiquer sur cette distinction originale et prometteuse.

Ce travail d'amélioration qualitative, réalisé depuis quelques années, a été, il est vrai, facilité par le fait que le marché des ingrédients certifiés s'est largement enrichi, avec de nouveaux actifs issus de recherches de pointe (le pôle de compétitivité cosmétique français «Cosmetic Valley» est à ce titre un excellent exemple de dynamisme).

Les cahiers des charges se sont également affinés, autorisant de nouveaux ingrédients issus de la «chimie verte» qui sont à la fois conformes à l'éthique de la bio et garants d'une efficacité ou d'une cosméticité améliorée.

Enfin, les équipes Recherche & Développement des marques se sont aguerries, avec parfois même l'arrivée de chercheurs expérimentés, «transfuges» de grands groupes de cosmétique, qui ont apporté une autre culture, venue compléter celle de la bio.

Pour nous, une autre preuve indéniable du niveau de qualité aujourd'hui atteint par les marques de cosmétique bio, et de son pouvoir de conviction, est la série d'interviews que nous avons faites pour notre article «Le maquillage bio, une qualité qui s'impose de plus en plus», paru dans le numéro d'avril 2014 des Nouvelles Esthétiques.

De notre conversation avec les responsables de cette douzaine d'instituts «bio», il est ressorti que dans quasiment tous les cas, si ces responsables avaient choisi le bio par conviction personnelle, leur clientèle était quant à elle loin d'être «vaccinée bio», si vous me permettez l'expression.

Et si ces esthéticiennes avaient su et pu conquérir leur clientèle, quand ce n'est pas l'augmenter fortement, parfois, en passant au bio, c'était pour deux raisons : la qualité de l'accueil et de l'écoute, bien sûr, mais aussi la qualité des soins proposés. Des soins naturels et bio donc, ce qui montre qu'en faisant le choix de la cosmétique bio, on peut répondre parfaitement aux attentes qualitatives et hédoniques des clientes. Parole(s) d'esthéticienne !

Test cosmetique bio

Au mois d'octobre 2013, lors du dernier salon bisannuel Natexpo (le salon professionnel des produits naturels et bio qui se tient à Villepinte), Cosmébio avait proposé un très intéressant «bar à testeurs» qui permettait de découvrir en un lieu centralisé la qualité actuelle de la cosmétique bio. Une initiative intéressante qui serait évidemment tout aussi convaincante avec les produits certifiés BDIH ou NaTrue.

Afin d'illustrer de façon pratique le présent article et d'y apporter des éléments concrets, nous avons également, à petite échelle bien sûr, mis sur pied un «bar à testeurs» en sollicitant -tant qu'à faire- des marques partenaires des Nouvelles Esthétiques et/ou du Congrès International d'Esthétique Appliquée. Nous leur avons demandé de nous proposer quelques produits représentatifs de leur savoir-faire et donc de la qualité des cosmétiques bio en 2014. Nous avons ensuite soumis ces produits pour appréciation à un petit panel de femmes de notre entourage, âgées de 21 à 59 ans, sans a priori particulier pour (ni contre d'ailleurs) la cosmétique bio.

Le résultat est des plus intéressants et montre que les esthéticiennes qui ont pu faire une mauvaise expérience avec le bio il y a quelques années (voir notre article «La cosmétique bio en institut : un état des lieux. Paroles d'esthéticiennes» paru dans le numéro 646 de mars 2012) ont tout à gagner à refaire un tour d'horizon de ce que le marché propose aujourd'hui.

test cosmetique bio :
Josiane Laure

test cosmétique bio, josiane laureEnfin, même les marques proposant des produits bio aux formulations parfois les plus «épurées» peuvent receler des produits aptes à séduire les clientes «conventionnelles». C'est ainsi le cas de Laure en Bio de Josiane Laure.

Son «Huile Stimulante» présentée en flacon verre opaque a rassuré les utilisatrices (un aspect «pharmacie» qui «donne confiance»), et son parfum discret d'orange a été apprécié. Cette huile a beaucoup plu aux testeuses à la peau sèche.

Quant au «Masque à l'Argile» (argile blanche), il a agréablement surpris les personnes qui ne connaissaient pas ce type de «produit naturel». Sa couleur blanche, sa texture tout à fait classique pour un masque a été jugée positive. Son parfum très naturel reste léger, et son effet hydratant a été bien ressenti.

Josiane Laure, créatrice du concept et des produits depuis 1985, nous parle de ces deux produits appartenant à la gamme bio, apparue en 2010 : «Le «Masque à l'Argile» est particulièrement étonnant et peut s'appliquer tous les jours. Son application ne demande pas une quantité importante et il peut se déposer comme une crème. Pour moi, il fait partie des meilleurs que je connaisse, par sa facilité d'application, son parfum naturel et particulièrement son efficacité à effacer les traces de fatigue.

Et dans l'«Huile Stimulante», huile de macadamia et huile essentielle d'orange forment une association judicieuse pour réparer les problèmes de peau, constatation faite sur un grand nombre de femmes mamans et futures mamans, mais aussi pour le visage, où elle se trouve être un anti-rides et une régulatrice redoutable».

 

Test cosmetique bio :
Vitacology

test cosmétique bio, vitacologyToutes les clientes ne sont cependant pas sensibles aux critères susceptibles de susciter un achat plaisir. Les packagings des produits Vitacology ont ainsi été classés dans le «sérieux, donnant confiance», un peu «comme un produit vendu en pharmacie». Le verre épais du pot créant également une sensation de confiance.

En l'occurrence celui de la «Crème Vitaderm Préventive Anti-âge Éclat», dont la texture légère a été appréciée, surtout qu'elle laisse une sensation de peau vraiment douce et hydratée. Son parfum de plantes est assez typé, mais représente un aspect secondaire.

Le second produit testé était le «Gel Nettoyant Moussant», dont l'odeur également «typée nature» a été jugée douce et plaisante. Ce gel très doux forme une mousse agréable, laissant la peau douce et fraîche.

Olivier Wattremez, Président de Vitacology et Enatae, nous a également expliqué son choix : «Notre «Gel Nettoyant Moussant», sans savon, correspond aux caractéristiques généralement demandées pour ce genre de produits : il est très doux, sent bon, est frais et agréable, facile d'utilisation.

Efficace, il donne une peau nette en douceur, avec un prix lui aussi tout doux, car moins élevé que celui des marques conventionnelles. Notre «Crème Vitaderm» offre une texture très fraîche et végétale qui est un pur bonheur. De plus, ses ingrédients sont très intéressants et elle repose également sur un brevet d'efficacité, le Reverteam.

Lancée depuis peu, elle est déjà dans notre top 5 des ventes. Là aussi, son rapport qualité/prix est excellent. J'insiste toujours sur ce point : à efficacité égale, le bio n'est aujourd'hui pas plus cher que le conventionnel, contrairement aux idées reçues».

TEST COSMETIQUE BIO :
Annemarie Börlind

test cosmetique, anne marie borlindCommençons par Annemarie Börlind, dont nous avons fait tester le sérum «Beauty Pearls Anti-Pollution & Moisture» et le «Gommage Enzymatique NatuRoyale». Nous débutons par cette marque car c'est elle qui est la plus proche, notamment en matière de parfum, de la cosmétique conventionnelle.

Ces deux produits véhiculent, à l'unanimité de nos testeuses, une image moderne et de produits à la technologie de pointe. Les parfums des deux produits ont été jugés comme légers et très agréables, très consensuels, et leur packaging luxueux et donc valorisant. Le «Gommage Enzymatique» laisse une peau extrêmement douce après le soin.

Quant au sérum hydratant «Beauty Pearls», basé sur une technologie absolument inédite en cosmétique naturelle, ce produit a été jugé agréablement «étonnant», pénétrant très bien et donnant une peau particulièrement bien lissée et lumineuse. Un produit qui ne déparerait pas en parfumerie ou grand magasin de luxe.

«Nous avons choisi ces produits car ils conviennent à une large cible de clientes. Le «Gommage Enzymatique» en poudre est ainsi particulièrement doux et donc adapté à tous les types de peau. Quant aux «Beauty Pearls», elles attirent vraiment tous les regards, et leur efficacité cliniquement confirmée est un argument important.

La possibilité de les associer avec d'autres produits de soin est également quelque chose de très intéressant pour les utilisatrices», nous a expliqué Silva Imken, porte-parole du groupe au siège de la marque en Allemagne.

 

 

TEST COSMETIQUE bio :
LCBIO

test cosmétique bio, lc bioSi la marque LCBio est relativement jeune (elle est née en 2011), elle peut néanmoins s'appuyer sur une expérience familiale de la cosmétique qui remonte à une quarantaine d'années. Nous la citons en second, car la fraîcheur de ses packagings et les noms des produits («Graine de Douceur à la Cerise», «Plaisir des Yeux», «Trésor des Champs», «Mûre Gourmande»...) ont fait l'unanimité et touchent le plus grand nombre aussi : «J'adhère et j'achète, car c'est joli» a dit une des testeuses.

«C'est moderne, tendance et nature», «Très réussi, ça donne envie», etc. ont dit les autres. Parmi les produits proposés par la marque, nous avons retenu en premier le «Gel Raffermissant pour le Corps Prairies Toniques». Son parfum unanimement jugé très agréable, sa texture fraîche qui pénètre facilement, sans laisser de sensation collante, ont séduit. Second «coup de coeur» avec la «Crème Lissante Visage Florilège du Jardin», au parfum discret, qui hydrate bien et dont le couvercle en aluminium, petit détail, a été ressenti comme un signe de qualité.

Roseline Fouché, «ambassadrice» de la marque LCBio, nous a expliqué le choix de ces produits et leur philosophie : «Les propriétés de nos produits sont cliniquement testées. Et nous avons voulu créer une cosmétique bio non seulement efficace, mais aussi belle et poétique ! Les produits choisis répondent, comme le reste de notre gamme, à des attentes essentielles des consommatrices.

Pour la crème «Florilège du Jardin», c'est la «lutte contre les marques du temps» : elle minimise les rides, la peau est plus douce, plus lisse, comme rajeunie. Quant au gel «Les prairies toniques», il répond au besoin d'un corps ferme et tonique, en laissant une agréable sensation d'être «gainée» de fraîcheur et de tonus !».

test cosmetique Bio :
L'Atelier des Délices

test cosmétique bio, l'atelier des délicesAutre marque qui susciterait de façon certaine un «achat plaisir», L'Atelier des Délices. L'esthétique des produits, «jolie, simple, tendance» a été appréciée. Avec la remarque que ce design a un certain côté «artisanal» et «naturel», «pas industriel», qui plaît et visiblement rassure.

Le premier produit qui avait été sélectionné par la marque pour nous était l'«Eau Démaquillante Micellaire Clarté», un produit au parfum parfaitement neutre, qui laisse une sensation de peau fraîche et bien nettoyée. Le second était l'«Eau Apaisante Sensi». Son parfum léger, doux et fleuri est «très agréable» et elle laisse la peau effectivement douce et fraîche.

Des appréciations qui rejoignent les explications données par Orianne Guerra, l'attachée de presse qui nous avait transmis ces produits, et à qui nous avions demandé de s'exprimer avant tout en tant qu'utilisatrice : «Je trouve l'«Eau Démaquillante Micellaire Clarté» idéale pour le démaquillage des peaux mixtes à grasses car elle rend la peau douce et lisse et n'est pas grasse comme pourrait l'être un lait démaquillant. L'odeur est agréable car très discrète, elle laisse un parfum très léger sur le visage et le cou, qui s'estompe assez rapidement.

Quant à l'«Eau Apaisante Sensi», ayant la peau sensible, elle apaise ma peau après mon démaquillage, qui peut être synonyme de rougeurs et d'inconfort. Son parfum est délicat et délicieux sans être entêtant».

LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE PAR LA COSMETIQUE BIO !

Dans notre article de mars 2012 évoqué plus haut, commentant les remarques alors faites par les esthéticiennes qui avaient été déçues par leur (mauvaise) expérience de la cosmétique bio, nous avions analysé qu'elles n'avaient visiblement pas encore eu l'occasion (ou la nécessité, tout simplement) d'identifier les marques qui répondent aux attentes de leur clientèle en matière de parfum, texture et efficacité, tout en étant «en plus» bio.

Soulignant néanmoins que les marques bio étaient de plus en plus innovantes, que les fabricants de matières premières et les labels de certification évoluaient alors déjà vite, nous avions conclu par ces mots :  «Un seul conseil donc, Mesdames : restez «connectées» et tenez-vous informées. Essayez et essayez encore. La cosmétique naturelle et bio ne fait que commencer à pouvoir vous surprendre». Moins de trois ans après, nous renouvelons ce message : soyez curieuses et laissez-vous surprendre, sans a priori.

Comme nous, testez et faites tester ces produits bio qui aujourd'hui n'ont, pour beaucoup, plus rien à envier en matière d'efficacité et de séduction (la remarque n'est bien sûr pas seulement valable pour les marques ici testées !). Sans oublier que ces cosmétiques sont également une façon idéale de différencier son institut, dans un environnement qui reste des plus concurrentiels...

Merci aux marques citées, qui ont accepté de jouer le jeu de notre petit «bar à testeurs».

Michel Knittel, Manasa Conseil, 48 rue du Général de Gaulle, 67170 Geudertheim.
Tél./Fax : 03 88 51 10 61.
e-mail : manasa.conseil@orange.fr

Cliché Coka

11522 Votez
Retour aux articles

Commentaires

Voir tous les commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire avec votre pseudo. Si vous n’êtes pas identifié, votre commentaire apparaitra en Anonyme.
Saisissez ce code de sécurité :