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N°728 Septembre 2019

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La mésothérapie et les esthéticiennes

Par Dominique Redureau , Président de IFREC
N°674 Octobre 2014
La mésothérapie sans aiguilles est devenue incontournable pour les esthéticiennes. Alors, ne vous privez pas de cette chance d’ajouter à vos compétences ce que les clientes réclament haut et fort puisqu’elles refusent de plus en plus les méthodes invasives et douloureuses.

Communication présentée au 44ème Congrès International d'Esthétique Appliquée (mars 2014 à Paris) par Dominique REDUREAU, Président de l'IFREC.

L'année dernière, Dominique Redureau vous avait expliqué que la mésothérapie pouvait désormais être pratiquée par les esthéticiennes grâce à une technique spécifique ne nécessitant ni aiguilles, ni piqûres. Vous aviez alors été très nombreuses à vous intéresser à cette nouvelle technique.

Qu'en est-il un an après ? La méthode a-t-elle évolué ? Il semble bien que oui puisque vous utilisez maintenant une synergie de trois techniques complémentaires qui a pour effet d'améliorer considérablement les résultats.
Nous avons donc demandé à Dominique Redureau de faire le point et de vous donner les dernières nouveautés en la matière.

QU'EST-CE QUE LA MÉSOTHÉRAPIE ?

Mésothérapie sans aiguilles : en un an les choses évoluent.
L'an dernier, je vous avais présenté deux méthodes, maintenant il y en a huit ! Donc, il faut utiliser cette technique qui va vous aider dans vos soins.

L'esthétique suit l'évolution de la médecine, la médecine devient non-invasive et l'esthétique a pour but d'être non-invasive. C'est donc un véritable défi pour votre profession et je pense qu'il faut vous y intéresser.
Donc, la problématique est simple. Comment peut-on introduire un produit dans la peau ? Et bien il n'y a pas 36 solutions :

  • soit par injection percutanée : c'est la mésothérapie classique
  • soit par absorption transcutanée qui peut être passive ou active

Vous n'avez pas le droit de pratiquer la première. Nous allons donc nous intéresser à la suivante.
La mésothérapie est une technique d'injections sous-cutanées multiples mise au point en 1952 par le Docteur Michel Pistor selon le principe : «Injecter peu, rarement, mais au bon endroit». Le concept a été validé par l'INSERM (unité 669) pour la rhumatologie, la médecine du sport et la médecine esthétique. C'est une mésothérapie dite endogène .

Question : Comment pratiquer la mésothérapie sans utiliser d'aiguilles ?
Réponse : en favorisant l'absorption cutanée !

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

Elle comporte des avantages et des inconvénients : on peut piquer avec une aiguille ou avec un pistolet en rafales, mais dans tous les cas cela fait beaucoup de piqûres et c'est tout le problème de la limite de cette technique.

Avantages

C'est une technique très efficace et parfaitement reconnue par les autorités scientifiques.
Elle permet d'apporter des actifs in situ très exactement à l'endroit où on le souhaite avec une grande précision au niveau cutané choisi : épiderme, derme ou hypoderme.

Inconvénients

Cette technique peut être assez douloureuse : de nombreuses personnes sont réfractaires à ces multi-injections qui nécessitent parfois jusqu'à une quarantaine de piqûres par séance.
De surcroît, sa pratique est formellement interdite par la loi à tous ceux qui ne sont pas titulaires du diplôme d'État de Docteur en médecine.

COMMENT PRATIQUER LA MESOTHERAPIE SANS AIGUILLE ?

Réponse : en favorisant l'absorption cutanée !

QU'EST-CE QUE L'ABSORPTION CUTANÉE ?

L'absorption cutanée est un transfert d'une substance xénobiotique (médicamenteuse, cosmétologique ou toxique) à travers la peau, depuis le milieu extérieur vers le sang.
Elle se réalise donc en deux temps :

  • un temps de pénétration de la substance dans les différentes couches de la peau,
  • un temps de résorption par la circulation de retour (veineuse ou lymphatique).


• La pénétration, c'est lorsqu'on fait pénétrer un produit dans les couches supérieures de l'épiderme ;
• la perméation, c'est ce qui définit le passage du produit d'une couche dans l'autre ;
• et enfin la résorption, c'est quand les résidus de ce produit rejoignent la circulation veineuse ou lymphatique.

Ce sont ces trois phénomènes qui caractérisent l'absorption. L'absorption ce n'est pas simplement la pénétration, c'est l'addition des trois phénomènes.

COMMENT FAIRE PENETRER
QUELQUE CHOSE SANS AIGUILLE ?

Le problème qui se pose est donc de parvenir à contourner la fonction «barrière» de la peau qui s'exerce dans les deux sens pour :

  • empêcher la pénétration de molécules extérieures,
  • éviter la perte d'eau ou d'électrolytes (fig. 7).

Mais cette fonction «barrière» n'est pas infaillible car la peau présente une relative perméabilité et c'est ce que l'on va essayer d'exploiter.

Les voies de pénétration

Il y a deux voies de pénétration, la voie trans-épidermique, à travers les cellules, ou la voie annexielle, où l'on passe par les annexes, les glandes sudoripares, les follicules pileux, etc. La voie trans-épidermique représente 95 % de l'absorption et la voie annexielle seulement 5 %. Donc, on est obligé de passer par la voie trans-épidermique, ce qui nous oblige à franchir la couche cornée (stratum corneum) réputée infranchissable, qui constitue un obstacle majeur  !

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Dominique Redureau, IFREC (Institut Français de Recherche Esthétique et Cosmétologique). e-mail : d.redureau@orange.fr n

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