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N°730 Novembre 2019

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Parcours d'esthéticienne : Julie Nasri

Par Laure Jeandemange
N°730 Novembre 2019
Julie Nasri était formatrice internationale lorsqu’elle a décidé d’aider les instituts dans leur transition écologique en leur proposant de changer de consommables. Travailleuse, motivée et visionnaire, voici son histoire.

MES DÉBUTS DANS L'ESTHÉTIQUE

Après le Bac, j'ai fait un stage d'orientation d'un mois dans un institut de beauté et j'ai vraiment apprécié. J'ai alors passé un CAP et un BP en alternance à l'IFPM.

J'étais dans un institut de quartier à Paris où j'ai beaucoup appris. C'est là que j'ai découvert Matis pour qui j'ai décidé de devenir animatrice- formatrice, j'avais 21 ans. Matis est une marque extrêmement technique qui a son propre laboratoire R & D, c'était très intéressant.

ANIMATRICE, FORMATRICE

Pour Matis, je faisais des soins, de l'animation en institut, ainsi que de la formation.
J'ai très rapidement remplacé la formatrice France pendant son congé de maternité, j'ai adoré former au quotidien, la transmission me touche vraiment. Tout s'est très bien passé, quelques mois plus tard, je formais à l'international.

FORMATRICE INTERNATIONALE

Au début, je suis partie en Chine à Guangzhou dans la province de Hong Kong, j'étais sur des salons et je formais les équipes. Je partais une à deux fois par mois pour une semaine au minimum.

Ce métier fait beaucoup rêver mais la réalité est que l'on voit surtout des aéroports, des hôtels et des bureaux, même si les hôtels et les restaurants sont magnifiques, ce n'est pas du tourisme. Je suis allée plusieurs fois en Chine, et pourtant, je n'ai jamais visité Pékin ni la Grande Muraille.

Je suis restée trois ans chez Matis avant d'être chassée pour La Colline en tant que formatrice internationale. J'y ai fait le même travail que chez Matis, j'y suis restée deux ans.

TRANSMETTRE MAIS DIFFÉREMMENT...

J'allais me marier, les événements de famille se faisaient sans moi, cela me pesait de plus en plus et puis j'ai développé une phobie de l'avion. Alors que je prenais l'avion quatre fois par mois, je n'y arrivais plus.

Ainsi, depuis 2013, j'ai totalement arrêté les transports aériens. La direction a accepté une rupture conventionnelle. Pendant six mois, je suis restée chez moi afin de déterminer ce que j'avais envie de faire.

Je ne voulais pas retourner en cabine et je ne pouvais pas devenir prof car je n'avais pas le BTS, mais je voulais former, transmettre malgré tout. Alors j'ai créé un site Internet où je revendais des cosmétiques de marques françaises bio et je proposais des ateliers pour les consommatrices finales en leur expliquant le fonctionnement de la peau, les produits, comment les choisir en fonction de sa peau...

L'IDÉE DES LINGETTES

J'ai toujours eu cette sensibilité à la nature. Quand j'ai arrêté de travailler, je me suis demandé quoi faire dans cette société de consommation, qui devenait vraiment aliénante, j'ai estimé que chacun devait faire sa part. En famille, nous avons commencé par changer notre façon de consommer, aussi bien dans l'alimentaire que dans les loisirs.

À l'époque, je faisais les marchés de Noël pour revendre mes cosmétiques bio, mon mari m'a incitée à proposer les lingettes que je fabriquais. J'étais sceptique mais ce fut un très gros succès !

«MES PETITES LINGETTES»

Au début, je ne travaillais qu'avec les consommatrices finales et j'ai eu envie de développer cette affaire dans le milieu de l'esthétique que je connaissais très bien.

La lingette en institut de beauté

Pour la cabine, j'ai développé des lingettes à base de micro-éponges de bambou de couleur noire pour qu'elles restent impeccables plus longtemps. Car une lingette claire, après plusieurs lavages ternit forcément.
Après avoir utilisé la lingette coton, vous la mettez à la machine jusqu'à 90°, 60° pour le bambou car il y a un côté élastique. Il suffit que vous ajoutiez les lingettes à votre linge ordinaire.

L'idée est de changer l'utilisation du consommable sans ajouter de contrainte.

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