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N°728 Septembre 2019

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La céation du HEC de l'esthétique

N°686 Novembre 2015
«Il n’y aura qu’un champion en France et à l’international dans l’enseignement de l’Esthétique Cosmétique Parfumerie !» Rencontre avec Grégory Declercq, Président du groupe Silvya Terrade.

En 1977, Sivlya Terrade rachète une petite école familiale d'une trentaine d'élèves et la rebaptise «École Internationale Silvya Terrade». Elle développe l'école, ouvre de nouvelles formations pour atteindre aujourd'hui un effectif de 530 élèves.

Aujourd'hui, l'ambition est la constitution d'un groupe pour prendre la place de consolidateur de l'industrie avec la marque de référence française.

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POURQUOI UN GROUPE d'ECOLES ?

L'industrie des écoles est en train de changer. Trois choses peuvent pousser le regroupement d'écoles :

  • une génération de directrices qui part à la retraite.
  • ce mouvement de consolidation est complètement inévitable, c'est le sens de l'histoire et, également, le sens de la réglementation.
  • la consolidation naturelle du secteur du fait de l'introduction des normes de qualité, la perte de la taxe d'apprentissage, les nouveaux codes de communication centrés sur le digital, la complexification du droit du travail, et de manière générale l'arrivée très prochaine de gros institutionnels sur le marché avec beaucoup de moyens.

UN GROUPE INTERNATIONAL

Nous allons proposer de nouvelles formations en nous rapprochant du CIDESCO car je souhaite internationaliser le groupe. Il n'y aura qu'un champion français à l'international dans l'esthétique-cosmétique-parfumerie et ce sera Silvya Terrade.

Nous avons déjà des partenariats aux États-Unis, en Angleterre et en Chine. Il ne s'agit pas d'un échange avec une école, mais d'une collaboration avec un réseau pro.

Par exemple, dans le cadre du CQP Spa Praticien, 30 à 40 élèves partiront quatre mois en Chine dans les 50 spas haut de gamme du même réseau. Peut-être que des échanges académiques suivront, mais pour être crédibles et discuter d'égal à égal avec des grands groupes comme Paul Mitchell aux USA, il faut avoir 50 écoles. J'y travaille !

DES ESTHÉTICIENNES FRANÇAISES PARTOUT DANS LE MONDE

L'objectif de Silvya Terrade est d'exporter les esthéticiennes, les professionnelles du spa et du maquillage. À Dubaï, en Chine, c'est vraiment l'explosion des soins du corps.

Je parle bien d'explosion, il ne s'agit pas d'une croissance telle qu'on la connaît en France. C'est absolument énorme, il y a un marché à prendre au niveau mondial, très clairement.

Comment DEVENIR LE HEC DE L'ESTHÉTIQUE ?

Internationaliser l'esthétique française

Notre philosophie est le HEC de l'esthétique parce que nous allons nous internationaliser, en commençant par travailler avec des pros. Une fois que sera monté le réseau de pros, nous monterons des échanges académiques et implanterons Silvya Terrade dans certains pays.

Attention, nous ne créons pas des Écoles Silvya Terrade, nous rachetons et consolidons des écoles existantes en France et à l'étranger. Il y a une place de leader français international à prendre. Nous avons un savoir-faire français à vendre que personne ne vend aujourd'hui, nous allons le vendre.

Intégrer un numérus clausus

D'ici deux ou trois ans, nous allons intégrer un numérus clausus dans les écoles avec un concours d'entrée. Le numérus clausus est déjà en œuvre à titre expérimental à Lyon en limitant cette année le nombre d'élèves à 450.

LE MODELE DES BUSINESS SCHOOL

Les grosses écoles s'en sortiront très bien, il y en a beaucoup qui n'ont pas besoin du Groupe Silvya Terrade ! Mais il faut prendre le virage de l'international. Regardez ce qui s'est passé dans les business school. Celles qui n'ont pas pris le virage de l'international sont moribondes. Les business school comme HEC et l'ESCP qui ont pris le tournant de l'international sont des marques mondiales, elles ont changé de dimension. Le tournant prend dix ans et c'est maintenant que ça commence.

L'AVENIR DE L'ESTHÉTIQUE

L'esthétique doit monter en gamme, ce n'est pas «elle va», mais bien «elle doit». Cela signifie plus de technologie, plus d'équipements, plus de spécialités plus poussées. Il faut moins vendre le capital humain de l'esthéticienne à la cliente que le capital technologique qu'elle lui apporte.

Le problème est que les esthéticiennes n'ont pas forcément les moyens de s'équiper et ça coûte cher aux clientes. Mais les prix des équipements vont baisser, on le constate dans toutes les industries.

LES FUTURES ACQUISITIONS

Nous avons actuellement un portefeuille potentiel d'une vingtaine d'écoles supplémentaires. Ce n'est pas suffisant, je suis très à l'écoute, en particulier des petits groupes, de certains leaders régionaux qui sont aujourd'hui familiaux et ne sont pas disposés à entrer dans un groupe, mais les choses peuvent changer dans les prochaines années.

15 ÉCOLES EN 2016

Notre ambition est de créer un réseau sur l'intégralité du territoire français, avec pour chaque région le leader régional. Nous n'avons pas vraiment de limite, le plus difficile est de construire l'infrastructure. Quand ce sera fait avec 30 ou 40 écoles, nous travaillerons à la fois sur la convergence des écoles en France et le développement du groupe à l'international. Évidemment, construire un réseau mondial prendra dix ans mais tout se prépare dès maintenant.

Notre priorité est de construire le réseau en France, nous sommes flexibles et nous souhaitons faire évoluer l'industrie, alors tout est possible».

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