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N°753 Décembre 2021

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Les impacts de la malbouffe sur la santé

N°745 Mars 2021
La malnutrition, favorisée par la consommation de produits industriels hypertransformés riches en gras saturés et en sucres ajoutés, contribue au développement de maladies chroniques.

LES MALADIES CHRONIQUES DUES À LA MALBOUFFE

Selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé, les maladies chroniques engendrées par l'alimentation sont les suivantes :

L'obésité

Il s'agit d'une maladie chronique caractérisée par une hypertrophie de la masse adipeuse, et à un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30.

En plus d'être une conséquence de malbouffe, elle constitue également un facteur de risque d'autres maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.

Le diabète de type 2

Il est caractérisé par un taux trop élevé de glucose (sucre) dans le sang et intervient principalement chez les personnes obèses ou en surpoids. La consommation de mal-bouffe impacte le microbiote en augmentant une molécule (propionate d'imidazole).

Cette dernière bloque le processus de diminution de sucre dans l'organisme.

L'hypertension artérielle

Dans ce cas, la pression dans les artères est trop élevée. La consommation excessive de sel en est la cause principale. Celle-ci entraîne une rétention d'eau dans l'organisme qui augmente de manière transitoire le volume sanguin. La pression artérielle est alors augmentée.

L'AVC ou accident vasculaire cérébral

Il survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché ou rompu. Ce risque est favorisé si la personne présente une hypertension artérielle.

Les cancers

Ce terme englobe un groupe de maladies se caractérisant par la multiplication et la propagation anarchiques de cellules anormales. Le risque de développer un cancer est majeur si la personne présente un surpoids ou de l'obésité.

Aussi, les carences en fibres et en vitamines anti-oxydantes (C et E), induites par une alimentation ne comprenant pas assez de fruits, de légumes et de céréales, sont considérées comme potentiellement cancérigènes.

Dans son rapport, le comité expert du Global Panel on Agriculture and Food Systems for Nutrition a publié un rapport qui montre le lien entre une mauvaise alimentation et le risque de décès prématuré : la consommation de mal-bouffe fait perdre plus d'années de vie et d'années en bonne santé que d'autres facteurs comportementaux tels que le tabagisme, l'alcoolisme, ou les conduites sexuelles à risque.

LES IMPACTS SUR LA SANTÉ PSYCHIQUE

La malbouffe ne serait pas mauvaise uniquement pour notre santé physique. On pourrait imaginer qu'en nous faisant prendre du poids, elle nous ferait déprimer en nous voyant grossir.

Les effets néfastes de la malbouffe vont bien plus loin. Le mode d'alimentation que l'on adopte a une grande influence sur nos fonctions biologiques. En 2018, la revue Molecuar Psychiatry a publié des travaux sur le lien entre une mauvaise alimentation et le risque de dépression.

Le mode d'alimentation que l'on adopte a une grande influence sur nos fonctions biologiques. En 2018, la revue Molecuar Psychiatry a publié des travaux sur le lien entre une mauvaise alimentation et le risque de dépression.

Selon leur rapport, la malbouffe serait responsable d'une inflammation systémique, c'est-à-dire que, non seulement elle favorise l'inflammation de l'intestin, mais également de tout le corps.

Cette inflammation est susceptible d'affecter la santé mentale par le transport de molécules pro-in inflammatoires vers le cerveau. Ainsi, les centres de régulation de l'humeur peuvent être atteints.

Suite à ces résultats, nous pourrions imaginer qu'une bonne alimentation pourrait avoir un effet bénéfique sur le corps et minimiser les risques de dépression.

Le sujet reste encore à controverse, mais un des médecins de cette étude, Naveed Sattar, reconnaît cependant qu'un changement d'alimentation devrait être préconisé pour les patients contrôlés de dépression.

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