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N°748 Juin 2021

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La passion de la formation «Je veux que l'élève dépasse le maître !»

N°747 Mai 2021
Voici des esthéticiennes et formatrices passionnées qui ont accepté de partager leur parcours, les raisons de leurs choix, pourquoi et comment la formation leur a permis d’orienter leur carrière professionnelle vers quelque chose qui les anime au quotidien.

Brigitte Ferrante

Un début de carrière artistique

J'ai toujours été attirée par la beauté, l'esthétique, le maquillage et les soins. C'est lors de mes études en CAP puis BTS Esthétique que j'ai découvert le maquillage que j'ai adoré.

Je me suis donc inscrite à l'École Fleurimon, spécialisée mode et photo, et à l'Atelier International du Maquillage, spécialisé dans les maquillages d'effets spéciaux.

J'ai ensuite travaillé quinze ans dans le maquillage à l'Opéra de Strasbourg, dans des compagnies de théâtre, auThéâtre National de Strasbourg et également à l'Opéra Bastille.

Je faisais tous les maquillages : maquillages de scène, effets spéciaux, maquillages beauté, body painting... c'était passionnant !

Les premiers pas dans la formation

En 1999, avec deux enfants, cela devenait compliqué de continuer à enchaîner les tournées artistiques. J'ai eu l'opportunité d'entrer dans la formation par le biais du maquillage artistique à l'EPCM de Strasbourg qui proposait un cursus maquillage artistique dans la formation BP Esthétique.

J'ai ensuite formé en esthétique dans cette même école.

L'expérience de l'institut

En 2005, pour des raisons personnelles, j'ai décidé de m'installer dans le sud de la France, à Argelès-sur-Mer. Ne trouvant pas de poste en formation, j'ai créé mon institut de beauté, je ne proposais que des soins manuels et je travaillais avec Weleda.

Enseignante en école d'esthétique

En 2015, j'ai dû quitter le sud. J'ai fermé mon institut et je suis revenue à Paris. De 2016 à 2017, j'ai enseigné dans trois écoles d'esthétique parisiennes mais elles ne correspondaient pas à mes attentes pédagogiques.

En 2017, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer Anne Robert-Bonnay, Responsable de Formation Esthétique à l'IFPM Nanterre, et j'ai enfin trouvé une pédagogie qui me correspondait !

Être une bonne enseignante

La première des qualités est l'adaptabilité. Il faut être ca- pable de s'adapter à toutes les situations et se remettre en question. Il faut aussi avoir de l'empathie, de la curiosité et l'envie de transmettre.

Dans mon cursus scolaire, j'ai eu la chance de ne rencontrer que des enseignants qui avaient l'envie de transmettre et qui me l'ont communiquée. Un jour, un professeur m'adit : «Quand l'élève dépasse le maître, alors le maître peut estimer que son travail a bien été réalisé».

Ma fierté, en tant que formatrice est de voir mes apprenties évoluer et réussir.

LES VALEURS DE L'IFPM

L'écoute

Les valeurs fortes de l'IFPM reposent sur la pédagogie. Nous sommes vraiment là pour enseigner et nous adapter à nos jeunes apprenties. Toute l'équipe enseignante et moi-même sommes attachées à être au maximum à l'écoute de nos apprenties et des maîtres d'apprentissage avec qui nous avons un fort lien.

Nous avons la possibilité à l'IFPM de pouvoir les rencontrer sur notre temps de travail, ce qui n'est pas le cas d'autres écoles. Ces rencontres nous permettent de créer une relation de confiance entre apprentie, maître d'apprentissage et l'IFPM.

L'adaptabilité

J'adore avancer, aller de l'avant, donc je me remets tout le temps en question. La première chose est déjà d'être à l'écoute de ses apprenties pour s'adapter à leurs attentes. À l'IFPM nous avons la chance d'avoir 3 psychologues scolaires qui sont à l'écoute des apprentis.

La deuxième chose est de pouvoir s'adapter aux nouveaux outils de communication et aux évolutions technologiques pour rendre les cours plus attractifs : nous faisons des cours sur tableaux tactiles, des contrôles sur supports numériques et bien entendu la visio-conférence.

La liberté pédagogique

À l'IFPM, nous avons une liberté pédagogique qui nous permet de faire des propositions d'ateliers en lien avec le référentiel des examens.

Par exemple, j'ai pu emmener les apprenties au Musée de l'Homme pour une exposition sur la peau, organisée par L'Oréal, en lien avec nos cours de biologie.

Dans le cadre de l'Exposition Effets Spéciaux à la Cité des Sciences de la Villette, nous avons pu participer avec des apprenties à un atelier cosmétologique de fabrication de fond de teint et de maquillages d'effets spéciaux.

Cette année, l'IFPM a été contacté par le directeur du conservatoire de Courbevoie pour collaborer à un opéra coopératif associant élèves d'écoles, professionnels et amateurs. Notre collaboration sera sur l'opéra La Traviata, nos apprenties vont réaliser les coiffures des artistes et les maquillages des choristes.

Kelen BAUCK

Le maquillage dès le départ

D'origine brésilienne, je me suis dès le départ tournée vers le maquillage permanent. J'étais maquilleuse professionnelle au Brésil, dans le cinéma. Je me suis formée à Barcelone en maquillage permanent en 2009 et j'y suis restée pour travailler, beaucoup de clientes venaient de la France.

C'est pour cela que, dans un premier temps, j'ai créé mon institut en 2011, proche de Perpignan.

Kelen Bauck Formations

En réalisant le tatouage permanent sur mes clientes, l'une d'entre elles, esthéticienne, très satisfaite de mon travail, m'a demandé de la former.Je l'ai formée et ça m'a beaucoup plu.

Suite à cela, j'ai eu d'autres demandes d'autres clientes esthéticiennes, alors, en plus de mon institut, j'ai créé mon centre de formations ciblé autour de la dermo-pigmentation.

Avant, j'avais suivi une formationde formatrice au Brésil. J'ai appris les bases de la pédagogie, comment réaliser un livret de formation, les points incontournables d'une formation, organiser son planning, la communication, les vidéos...

Je propose tout un panel de formations en dermo-pigmentation (lèvres, sourcils, eye-liner, camouflage cernes et vergetures). La formation la plus recherchée chez moi est le microblading. Je forme aussi sur la tricopigmentation ainsi que sur l'hygiène et la salubrité en institut.

Nous sommes deux formatrices au sein de mon centre. Le moment de la formation est unique, c'est ma passion.

En 2017, j'ai gagné le Concours de l'Esthéticienne de Demain.

Jusqu'à ce moment-là j'arrivais à jongler entre mon métier d'esthéticienne et celui de formatrice, mais, depuis, je pense que les esthéticiennes ont appris à me connaître et j'ai de plus en plus de demandes ! J'ai donc dû agrandir mon centre.

Les qualités d'une bonne formatrice

Je pense que ce qui est essentiel en tant que formatrice est d'être au plus près de ses stagiaires. Être formatrice exige de la patience. Il ne faut surtout pas avoir de réticence à révéler ses secrets.

L'esthéticienne qui vient se faire former paye sa formation et j'estime que lui livrer à 100 % ce que l'on sait est très important, il ne faut pas être dans la retenue.

J'essaye au maximum de transmettre tout ce que j'ai appris, je ne le garde pas pour moi. Je fais également en sorte d'être un maximum disponible pour mes stagiaires, même après la formation.

Certaines sont débutantes dans le maquillage permanent et ont besoin d'être rassurées, et je suis là pour ça aussi.

Se faire former dans le monde

Je fais beaucoup de formations. En 2020, j'ai fait une formation «Formateur en création sourcils» avec Alan Spadone, «Création des sourcils» et «Pmu Webclass» avec Roberta Peixoto pour développer mon sens artistique et me démarquer en micropigmentation.

J'ai aussi suivi une formation «Perfectionnement Lèvres» chez AS Academy et dernièrement la formation «Perfectionnement Vergetures et Cernes» chez Elite Gold...

Une bonne formatrice, peu importe le domaine, doit se former en permanence. Je voyage beaucoup pour découvrir les techniques du monde entier. C'est avec ces différentes techniques que j'élabore mes formations.

Le fait de suivre beaucoup de formations est remarqué par les clientes, ainsi elles nous font plus confiance. De plus, le milieu de l'esthétique bouge beaucoup, il faut suivre le rythme et se démarquer de la concurrence.

L'avenir de la formation

Je pense que la digitalisation de la formation va de plus en plus se développer. On le voit bien avec la situation actuelle.

Pouvant moins me déplacer à l'étranger en ce moment, je me forme en ligne dès que je le peux, c'est encore peu développé en France. Avoir des formations hybrides avec de la formation théorique en digital et pratique en présentiel serait idéal.

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