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N°718 Octobre 2018

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Beauté et pollution

Par Sophie Macheteau
N°714 Mai 2018
Longtemps sous-estimée, aujourd'hui, la pollution s'intègre dans les nouveaux fléaux beauté, comme stress, le manque de sommeil ou d'activité sportive, une alimentation déséquilibrée... Pour lutter contre la pollution, la cosmétique est en pleine recherche d'actifs novateurs. Zoom sur un segment très créatif qui n’a pas fini de nous surprendre.

5 chiffres clés
sur la pollution

1. 20 à 31 % de la population urbaine européenne estexposée  à des concentrations de particules fines supérieure saux valeurs recommandées.

2. Plus de 47 millions de personnes en France  sont  soumises à une concentration moyenne annuelle de PM2, 5dépassant la valeur guide de l'Organisation Mondialede la Santé (OMS), soit 10 μg/m3.

3. 1 600 villes d ans le monde connaissent des niveaux de pollution élevés.

4. On compte au jourd'hui 7,3 milliards d'humains (8,5en  2030, 9,7 en 2050), dont 54 % vivent en zone urbaine(66 % en 2050),

5. Les émissions de CO2 se montent à 34,5 milliards detonnes.

LES TROIS GRANDES
FAMILLES DE POLLUTION

Les UV

Les UVB et les UVA ne sont pas responsables des mêmes types de dommages au niveau de la peau, mais, dans les deux cas, leur impact sur le vieillissement cutané est conséquent, que ce soit au niveau tissulaire ou cellulaire.

Les dommages causés par les UVB se situent principalement au niveau de l'épiderme, où l'on voit apparaître des cellules apoptotiques dites «cellules coup de soleil», mais aussi des mutations dans l'ADN.

Les UVA, eux, créent des altérations localisées essentiellement dans  le derme, qui se traduisent, entre autres, par une dégradation des fibroblastes et une désorganisation du réseau dela matrice extra cellulaire, ce qui se traduit par la formation derides en surface.

La pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique provient à la fois de la nature  (pollens,éruptions volcaniques...) mais aussi, et surtout, des activités humaines (industrie, automobiles, agriculture...).

La pollution domestique chimique

Elle est probablement la plus sournoise car la plus imperceptible.

Nous passons en effet le plus clair de notre temps à l'intérieur où l'environnement est également très pollué, si ce n'est plus qu'à l'extérieur (de 5 à 10 fois plus selon certains spécialistes).

Parmi les polluants chimiques on retrouve :

- Le monoxyde de carbone ou CO, un gaz incolore, inodore et mortel à forte concentration, qui se dégage en quantité importante quand des appareils de chauffage ou de production d'eau chaude à combustion sont mal entretenus ou dans une atmosphère confinée, appauvrie en oxygène.

- Les composés organiques volatils ou COV qui ont la capacité de s'évaporer à température ambiante.

Parmi les plus préoccupants, on trouve le formaldéhyde, les solvants organiques, les éthers de glycol, et les hydrocarbures dont le benzène, et parmi lesquels certains sont cancérigènes. Même des matériaux dits «naturels» peuvent les diffuser, par exemple les bois traités.
Les colles, les peintures, les produits d'entretien et de nettoyage, les parfums (naturels ou artificiels), les feutres... sont des sources classiques de COV.

- Les composés organiques semi-volatils ou COSV, tels que les phtalates, les HAP, les bisphénols, les muscs, les organophosphorés ,les pyréthrinoïdes. On les retrouve généralement dans les revêtements, les plastifiants, les produits de traitements du bois, les biocides, les retardateurs de flamme, etc.

Des recherches in vitro ont démontré que l'exposition à des COVs augmente la libération de cytokines par les kératinocytes, des médiateurs de l'inflammation qui peuvent favoriser la sensibilité et la réactivité cutanée.

- La fumée de tabac, les oxydes d'azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les pesticides (insecticides et fongicides).

Mais ce n'est pas tout... La pollution chimique domestique peut également provenir de certains ingrédients présents dans les cosmétiques et les produits d'entretien.

Ces derniers, en  délipidant la peau, affaiblissent sa barrière naturelle et augmentent les risques de pénétration des autres types de polluants comme les particules fines et les métaux lourds, ainsi que les dommages qui y sont associés.

L'ethylhexyl-methoxycinnamate est un filtre UV protecteur de formules cosmétiques qui perturbe le fonctionnement oestrogénique et thyroïdien. Par conséquent, une protection contre une pollution peut elle-même engendrer une autre pollution, ce qui n'est guère rassurant

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