Newsletter

Sur le même thème

Ongles
Tous les articles

Articles en relation

Tous les articles


Dans ce numéro

Tous les articles

Articles préférés

Tous les articles préférés

Les plus commentés

Tous les + commentés

N°727 Juillet-Août 2019

Numéros précédents

4 2 5 1

Le business des ongles : un nouvel eldorado ?

Par Valérie Obadia
N°649 Juin 2012
La profession de prothésiste ongulaire a un bel avenir devant elle. Comment faire carrière avec vos dix doigts ? Pourquoi ne pas vous installer à domicile ou monter un bar à ongles ? Nous vous présentons toutes les astuces pour réussir. En exclusivité, Les Nouvelles Esthétiques vous livrent de nombreux témoignages d’inconnues et de stars du métier… sans langue de bois.

"des idées venues du brésil et de colombie"

le business des ongles claire martichoux

Claire Martichoux lance deux instituts Les Petits Soins, à Paris.
Après une brillante carrière dans la publicité, Claire Martichoux, l'ex-fondatrice de l'agence de communication Piment, décide de changer de vie. Elle s'inscrit à l'École d'Esthétique Françoise Morice et obtient son CAP d'Esthétique-Cosmétique. Il n'y a pas d'âge pour apprendre et se passionner ! Son objectif : lancer un réseau d'instituts de beauté -sans recourir à la franchise- baptisé Les Petits Soins.

Les deux premiers instituts ont ouvert en septembre dernier. Le soin phare, c'est la Kineplastie Françoise Morice. Un soin légendaire, plébiscité par de nombreuses stars comme Catherine Deneuve, qui vous rajeunit de dix ans après 1 h 30 de traitement. Vraiment exceptionnel ! Au même titre que les soins du visage et les modelages, la beauté des mains et des pieds figure en bonne place dans la carte des soins. Pas de strapontin ! Pas de bar non plus. La décoration est sobre dans le très chic 6ème arrondissement, à deux pas du jardin du Luxembourg. On est confortablement assise à une table, avec vue sur le passage de la rue de Vaugirard. Pour se faire chouchouter les pieds, on s'allonge dans une cabine sur un grand fauteuil.

Claire Martichoux a testé techniques et produits avant de faire des choix. «Rien ne vaut l'expérience par soi-même plutôt que le oui dire», assure-t-elle. Le verdict est net et franc : «Je ne suis ni favorable aux faux ongles en gel ou en résine, ni au vernis permanent. De manière exceptionnelle, nous pouvons poser du gel lorsqu'il s'agit de femmes qui se rongent les ongles. Mais nous ne l'affichons pas sur notre carte !». Aux Petits Soins, la beauté passe par la simplicité. Nous l'avons compris. Un concept qui devrait plaire à l'heure où les spas rivalisent de sophistication... et finissent par lasser les clientes. Sans parler des instituts d'ongles où l'effet spectaculaire prime sur la bonne santé des ongles.

Repartir avec un mini flacon Essie

Un ami de Claire qui travaille chez L'Oréal lui propose de s'approvisionner auprès de la nouvelle marque du groupe : Essie. Essie, créée aux U.S.A. en 1981, doit sa notoriété aux danseuses de Las Vegas dont les ongles étaient très remarqués. La panoplie des couleurs est assez époustouflante et, selon Claire, «Le vernis tient très très longtemps». Très astucieux : chaque cliente repart avec un mini flacon qui lui permet de faire les retouches. Une idée glanée en Colombie où c'est une pratique courante.

«Au Brésil, il est désormais interdit de faire tremper les mains et les pieds dans des bacs. Les Etats-Unis sont sur le point de suivre la même législation. Les questions d'hygiène vont bientôt être examinées à la loupe en France», met en garde Claire. Alors que faire ? L'entrepreneuse s'est approvisionnée en chaussons et gants «BalbCare» en plastique souple contenant des produits de soins auprès d'American Nails, le dépositaire en France. Dans le sachet, sont compris un bâtonnet en buis et une lime. Principal avantage : on peut faire les soins des pieds dans une cabine classique. Pas besoin de mobiliser un poste dédié aux pieds. Le fauteuil sur lequel la cliente est allongée se déplie complètement pour se transformer en table de massage avec un orifice pour la tête. Les Petits Soins disposent d'un petit espace de 50 m2. Tel est le concept. Pas d'usine à ongles. Une ambiance cocooning. Les Petits Soins vont rapidement faire des petits...

Les Petits Soins, 66 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Tél. 01 42 22 23 01. 73 rue Legendre, 75017 Paris. Tél. 01 42 26 38 27. www.petitssoins.fr

«J'AI CHOISI LE STATUT DE LA MICRO-ENTREPRISE»

le business des ongles magaux plateaux

Margot Plateaux, 44 ans, prothésiste indépendante à Reims. Margot Plateaux, d'origine polonaise, est arrivée en France en 1989, sans diplôme en poche. L'une de ses cousines lui a conseillé de faire une formation de prothésiste ongulaire.

En 1994, elle suit des cours pendant trois mois -une autre époque !- qui sont financés par l'ANPE.Elève remarquée, elle est à son tour embauchée par l'école pour former de futures manucures. Six mois plus tard, elle s'installe à son compte et elle choisit le régime de la micro entreprise. «Les obligations comptables sont réduites au minimum. Je bénéficie de la franchise de TVA. Je reporte sur ma déclaration de revenus le montant du chiffre d'affaires hors taxes», explique-t-elle. Rapidement, Margot réalise que la beauté des mains à domicile nécessite de nombreux déplacements dans la journée. Une activité qui s'avère difficile à rentabiliser. Lorsque l'institut de beauté Michelle de France lui propose d'exercer de son côté, chacun y trouve son compte. «Je dispose d'un corner et je peux utiliser une cabine pour la beauté des pieds. Au départ, il était retenu 15 % HT sur les prestations effectuées.

Aujourd'hui, je règle un loyer fixe de 600 euros. À moi de faire du chiffre ! Je prends quatre à cinq clientes par jour. On m'appelle à l'institut ou sur mon portable. Et je gère mon planning moi-même. Mais il y a souvent des clientes en retard ou qui annulent leur rendez-vous à la dernière minute. Je travaille à l'heure du déjeuner et je termine en fin d'après-midi. Mon métier permet une certaine flexibilité de mon emploi du temps, mais je ne prends que deux semaines de vacances au mois d'août, car mes charges continuent à courir, y compris le loyer !».

Concurrence accrue des instituts spécialisés

À écouter Margot, les années d'or étaient entre 2004 à 2007. Une période d'engouement pour les faux ongles, avant que la crise économique ne donne un coup de frein à la demande. Par ailleurs, Michelle de France doit se battre contre la concurrence à Reims. Mais les clientes fidèles à l'institut bénéficient d'une réduction de moins 5 % sur le montant de la prestation à l'issue de huit visites. Des réductions sont également offertes aux jeunes filles. Un remplissage est facturé 41 euros tandis qu'une beauté des pieds et pose de vernis s'élève à 67 euros. «On ne peut pas lutter avec des prothésistes ongulaires qui proposent un remplissage à 25 euros à domicile. Mais sont-elles déclarées ?» s'interroge la professionnelle.

Cet article
est réservé aux abonnés

Pour accéder à la suite de cet article, veuillez vous identifier :

Mot de passe oublié ?

Nouveau Client

10463 Votez
Retour aux articles

Commentaires

Voir tous les commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire avec votre pseudo. Si vous n’êtes pas identifié, votre commentaire apparaitra en Anonyme.
Saisissez ce code de sécurité :