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N°733 Février 2020

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J'ai ouvert 7 instituts de beauté !

Par Laure Jeandemange
N°733 Février 2020
Aurore Warin est esthéticienne. Ce qui l'anime, c'est d'avoir un nouveau projet en tête. Résultat, elle a déjà sept instituts Qipao, et ce n'est pas fini...

PREMIERS PAS DANS L'ESTHETIQUE

J'ai toujours voulu faire de l'esthétique dès l'âge de 8 ans. Mes parents, surtout mon papa et l'école n'ont pas voulu que je m'arrête en 3ème pour passer le CAP. Une fois le Bac obtenu, le BTS Esthétique s'ouvrait cette année-là, je me suis donc inscrite.

Je ne voulais pas spécialement ouvrir un institut, mon objectif était d'être commerciale ou formatrice. J'ai donc enchaîné avec une autre formation vente et parfumerie. J'ai découvert toutes les marques de luxe que j'appréciais énormément, c'était un rêve...

Premières expériences

Je me suis inscrite pendant deux ans dans une agence d'intérim à Paris pour être animatrice pour plusieurs marques. Je travaillais en parfumerie pour des lancements de parfums, de lignes de maquillage, des soins...

Je changeais de marques toutes les semaines.

À l'époque, Phytomer était client de cette agence, j'ai travaillé pour cette marque à plusieurs reprises et finalement j'ai été embauchée par Phytomer pour être leur animatrice en propre. Puis, j'ai travaillé pendant cinq ans pour Les Sens de Marrakech qui se développait en France en instituts et en spas. J'ai de très beaux souvenirs de ces années avec de très belles rencontres qui ont fait aussi de moi ce que je suis aujourd'hui.

CHANGEMENT DE VIE

Pendant cinq ans, du lundi au vendredi, j'étais sur les routes de France à prospecter, fidéliser, j'étais une pure commerciale. Les Sens de Marrakech était le fournisseur de Passage Bleu et des instituts franchisés Qipao qui se développaient à l'époque. Je suis devenue amie avec Marylin Feuillette, la créatrice du concept Qipao.

J'avais 31 ans, un enfant, le projet d'en avoir un autre et en étant sur les routes toute la semaine, ça allait être compliqué... Marylin m'a alors proposé de développer Qipao sur la métropole lilloise.

Avec mon travail, j'en avais vu des instituts, ils se ressemblaient tous plus ou moins et surtout ils ne me ressemblaient pas. Chez Qipao, les esthéticiennes portaient un jean blanc et un sweat, ça donnait une ambiance fun, moderne, très new-yorkaise, et c'était il y a dix ans !
Cela impliquait de repartir en cabine, allais-je aimer ? Mais il y avait un challenge à relever. Le concept de Qipao était vraiment différent et novateur.

Avec mon mari, nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure. Mon mari est directeur général d'une société de lumière, il n'a pas quitté son travail mais nous sommes associés pour les instituts, c'est un vrai projet de couple.

LE DÉBUT DE L'AVENTURE

Nous avons payé un droit d'entrée et tous les mois des redevances mensuelles. En contrepartie, j'ai à disposition toute la mise en place informatique, tout ce qui est marketing, et surtout une équipe spécialisée (administrative, financière) au siège qui est très présente, sympa et réactive. Je profite également de la page Facebook et du site Internet de Qipao.

Une fois que nous avions décidé de nous lancer dans cette aventure, il a fallu trouver un lieu, dans le centre de Lille, c'était très compliqué, les loyers et les pas-de-porte étaient trop élevés. Nous nous sommes tournés en périphérie de Lille et nous avons ouvert notre premier institut à Lomme.

Mon institut avait trois cabines, nous travaillions avec Carita et Decléor.

Les premières clientes

Notre premier institut est en face d'un Speedy avec un bar pas très branché à côté... Jusqu'à la veille de l'ouverture, je disais à mon mari que nous avions fait une erreur. Et pourtant... le succès a été important et immédiat, même le franchiseur n'en revenait pas ! Personne ne peut vraiment expliquer ce succès.

La bonne proposition au bon moment, sans doute, mais aussi un loyer vraiment très intéressant. Grâce à Pole Emploi, à la suite de ma rupture conventionnelle, je n'ai pas pris de salaire pendant deux ans, j'aurais pu, mais j'ai préféré me concentrer sur la rentabilité et sur le développement de l'entreprise.

Nous sommes ouverts de 9 heures à 19 heures tous les jours non-stop, même le lundi. Je pense que les clientes nous attendaient ici car il y a huit ans, les centres-villes et les petites villes de proximité commençaient à se vider de leurs commerces. Nous proposions un service de proximité aux clientes qui en avaient assez d'aller à Lille centre à peine le travail terminé pour se faire épiler.

Nous avons proposé, sans le savoir, le bon produit au bon moment. Les clientes pouvaient venir avec ou sans rendezvous au choix. Dans les autres instituts, c'était forcément l'un ou l'autre. Et elles étaient toujours bien accueillies.

Trois mois après l'ouverture, je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, c'est arrivé plus tôt que prévu. J'ai travaillé jusqu'à la fin de ma grossesse tout en embauchant une deuxième personne pour me relayer pendant mon arrêt. J'ai eu beaucoup de chances, Alice ma première esthéticienne et Laura ma deuxième collaboratrice se sont très bien entendu. Nous étions une équipe de choc hyper motivée, professionnelle et très proche.

LA DEUXIÈME OUVERTURE

LA DEUXIEME OUVERTURE

Dans l'année, ma fille était née, les premiers bilans étaient bons et là je me suis dit qu'il fallait en ouvrir un deuxième. Dès le départ, j'avais un objectif de développement. Ce qui m'anime au quotidien c'est toujours le projet qui va suivre. Notre leitmotiv avec mon mari, c'est une ouverture par an, nous sommes tous les deux des challengers.

Pour ne pas pénaliser le développement de notre futur institut avec un pas-de-porte en moyenne à 100 000 euros dans le centre de Lille, nous sommes restés en périphérie. Notre idée était de quadriller la métropole lilloise qui est assez dense et toucher des villes à fort potentiel avec des gens qui n'ont pas envie de se re-déplacer en voiture, refaire vingt minutes de route pour aller à l'institut.

Nous avons donc ouvert un deuxième institut et c'est Laura qui avait été embauchée pour me remplacer, qui est déjà formée et hyper motivée, qui l'a géré. L'idée était de prendre une esthéticienne déjà formée, qui savait ce que je voulais faire, et comment je travaillais pour qu'elle lance le nouvel institut.

Nous sommes à Croix dans le cœur de ville, à côté d'une pharmacie, d'une boucherie. Ce nouvel institut a quatre cabines, elles étaient trois à y travailler au début. Et malgré la concurrence, l'activité a décollé tout de suite. Les gens étaient curieux, ils venaient voir. Ça a pris tellement vite que six mois après nous en ouvrions un troisième !

LA TROISIÈME OUVERTURE

Nous avons ouvert à Lens, à trente minutes de Lille, un peu plus loin, mais nous avions une formidable opportunité avec un emplacement numéro un dans une ville populaire. Il y a toujours quatre cabines. J'ai demandé à Alice de partager son temps de travail entre Lomme et Lens pour ne pas abandonner le premier et former la responsable de Lomme.

Le démarrage de cet institut a été plus lent que les autres. J'étais inquiète. J'en ai parlé au franchiseur qui m'a rassurée en me disant que les premiers instituts avaient des chiffres exceptionnels et que là, c'était normal, il n'y avait rien d'inquiétant.

Quatre ans plus tard, l'Institut Qipao Lens se porte très bien et continue sa progression d'année en année.

Pourquoi continuer avec Qipao ?

À l'ouverture de mon troisième institut, mon entourage m'a demandé pourquoi je m'astreignais à rester avec Qipao maintenant que j'avais l'expérience, pourquoi je n'ouvrais pas mon institut en propre, toute seule ? Je n'ai jamais fonctionné comme cela.

Selon moi, être ensemble et nombreux, c'est une force, surtout quand on se développe dans une franchise. À

l'époque, il n'y avait que dix ou quinze instituts Qipao, mais j'avais confiance en eux, je les connaissais bien, je savais qu'ils étaient visionnaires et que tout ce qu'ils apportaient était intéressant, sincère et pertinent. Comparée à d'autres métiers, comme la coiffure, l'esthétique était un métier qui n'était pas encore trop franchisé, il y avait encore beaucoup à faire.

LA QUATRIÈME OUVERTURE

Un an après, nous avons ouvert un nouvel institut à Wambrechies, nous nous sommes rapprochés de Lille. Il y avait quatre cabines et quatre esthéticiennes. L'affaire a très vite décollé. Il y avait déjà plusieurs Instituts Qipao dans la région, les clientes connaissaient déjà. C'était l'effet boule de neige ; elles avaient confiance, étaient rassurées. J'ai procédé de la même façon pour la gestion de l'institut, c'est toujours Alice qui a lancé l'institut de Wambrechies.

LA CINQUIÈME OUVERTURE

Un an plus tard, nous avons ouvert un nouvel institut à Roubaix.

Pour la première fois, il s'agissait de reprendre un fonds de commerce, c'était un institut traditionnel qui existait depuis vingt-cinq ans, l'esthéticienne partait à la retraite. Tombée sous le charme du concept, elle a accepté de nous vendre son fonds de commerce. La passation s'est très bien déroulée. C'était un nouveau souffle, les clientes étaient ravies.

Et comme les autres, l'institut lancé par Laura a très vite fonctionné.

l'OUVERTURE à LILLE

L'OUVERTURE A LILLE !

Il aura fallu ouvrir cinq instituts avant d'arriver à Lille centre car, petit à petit, nous avons créé un vrai réseau de confiance avec nos partenaires immobiliers. D'autre part, en nous voyant un peu partout, les propriétaires ont commencé à nous écouter et à nous prendre au sérieux. Nous avons ouvert dans un petit centre commercial rénové en plein centre de Lille.

Racheté par des Lyonnais, l'idée était d'en faire un concept plus moderne comme les Halles Bocuse de Lyon avec une belle offre autour du service. Alors qu'il aurait pu être exorbitant en plein centre de Lille, le loyer était le même qu'en périphérie car le centre commercial voulait absolument que nous soyons présents, il avait aimé notre concept et savait que nous attirions du monde.

Cet institut a quatre cabines, elles sont cinq esthéticiennes. C'est également Laura qui en est la responsable. Ça a démarré très fort, maintenant nous sommes connus, les clientes sont contentes de nous retrouver.

LES LIMITES

Je n'ai aucune limite, tant que ça marche je continue ! Mes collaboratrices me font confiance, elles sont très motivées et elles ont un rôle majeur dans le développement. Je veux être l'une des références de l'esthétique sur la métropole lilloise.

Bonne nouvelle, nous ouvrons fin mars notre 7ème Institut Qipao à Mouvaux... Aujourd'hui, je suis plus qu'épanouie sur le plan familial, professionnel et financier. Mes parents qui étaient réticents à ce que je fasse de l'esthétique sont aujourd'hui très fiers de moi.

MON QUOTIDIEN

Aujourd'hui, je fais beaucoup d'administratif et de management. J'ai trente-trois esthéticiennes à mes côtés, elles sont jeunes et peuvent parfois manquer de recul sur certains détails mais il faut les écouter et savoir les rassurer.

Mon mari a cette image que je trouve très juste, celle d'une équilibriste avec des assiettes chinoises au cirque, elles sont toutes en équilibre juste tenues par une petite baguette. L'exercice consiste à toutes les faire tourner en même temps avec plus ou moins de vitesse et qu'aucune ne tombe, il faut toutes les regarder, en même temps !

Je peux passer voir tous les instituts sur la semaine ou seulement deux ou trois si j'ai besoin d'y passer plus de temps. Mais je suis vraiment disponible pour mes esthéticiennes par téléphone au quotidien, je leur réponds immédiatement ou maximum dans la demi-heure, je suis disponible 24h sur 24 !

MON MESSAGE AUX ESTHÉTICIENNES

Ayez la tête haute, soyez fière de ce que vous faites, vous faites un métier magnifique. Soyez passionnée, si vous ne l'êtes plus, aujourd'hui, en France, il y a beaucoup de possibilités de passerelles et vous pouvez aussi changer de vocation. Mais il faut des professionnelles qui fassent rêver, qui soient passionnées.

Il faut aussi dépoussiérer l'esthétique, être fun, moderne et se tenir au courant des nouvelles techniques sur le fond et la forme. Les clientes sont intéressées, elles voient ce qu'il se passe.

Vous devez vous aussi vous intéresser à ce que vous faites, être curieuse, lire des magazines comme Les Nouvelles Esthétiques, être connectée à tous les types de supports et venir au Congrès International Esthétique & Spa. Ce n'est pas un métier statique, vous devez être curieuse, tout bouge. Tout le temps et très vite.

Soyez bien entourée et accompagnée des bonnes personnes dans votre entourage professionnel. Si ce n'est pas le cas... franchisez-vous, rejoignez-nous ! Levez la tête, c'est un métier qui a de l'avenir, on a de l'or entre les mains, c'est magique et extraordinaire.

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