Newsletter

Sur le même thème

Corps
Tous les articles

Articles en relation

Tous les articles


Dans ce numéro

Tous les articles

Articles préférés

Tous les articles préférés

Les plus commentés

Tous les + commentés

N°720 Décembre 2018

Numéros précédents

3 0 5 1

La lumière pulsée

N°667 Février 2014
Toute la profession en parle… Trois professionnels de la beauté ont fait le choix de la lumière pulsée : quel appareil choisir ? Est-ce vraiment intéressant financièrement ? Ont-ils des problèmes avec des clientes, par rapport à la loi ? Voici leurs réponses et vos commentaires...

ILS ONT FAIT LE CHOIX DE LA LUMIERE PULSÉE

YANN KOLEBKA, Paris

Je suis de formation ingénieur chimie. En 2010, j'ai décidé de développer ma marque qui décline quatre verbes : bronzer, épiler, mincir, embellir. L'espace se situe à Paris avec trois cabines d'esthétique et sept cabines UV sur une surface totale de 160 m² répartis sur deux niveaux, il y a quatre esthéticiennes. Nous travaillons avec Mary Cohr.

Pourquoi la lumière pulsée ?

Le concept de l'institut se veut tourné vers l'équipement, l'high tech, aussi bien en amincissement qu'en épilation. Dans cette optique, dès le départ, nous nous sommes équipés en amincissement avec de l'appareillage.

Aujourd'hui, si nous, instituts parisiens (car je pense qu'en province ce n'est pas la même chose), nous n'avons pas des activités comme la lumière pulsée, les UV, les ultrasons, on ne peut pas vivre.

Tant qu'il n'y a pas un décret officiel interdisant fermement l'utilisation de la lumière pulsée, je la propose. Aujourd'hui, le seul texte en vigueur date de 1962, c'est un texte archaïque qui parle d'épilation. C'est pour cela que je communique sur la dépilation durable et non définitive, je me protège malgré tout énormément de ces textes.

Pour l'instant, je surfe sur un vide juridique, qui sera comblé à un moment ou à un autre, je n'en doute pas, mais qui nous permet pour l'instant de travailler. Et, depuis 2008, la lumière pulsée est la principale activité de mon espace, je peux même dire que c'est l'activité qui a sauvé mon affaire !

Les problèmes dus à la lumière pulsée ?

De nombreuses clientes ont profité de la lumière pulsée de Dermeo chez nous. Nous n'avons jamais eu de problèmes. À partir du moment où vous travaillez correctement, en utilisant une bonne machine, ce qui est très important, vous n'aurez aucun problème grave.

Pour nous protéger, nous faisons remplir à chaque séance un questionnaire de contre-indications. C'est très rébarbatif, les clientes nous disent que nous les ennuyons avec ça. Mais cela arrive encore, qu'à la lecture du questionnaire, la cliente dise : «Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié, je suis sous antibiotiques depuis quelques jours !».

Les clientes, la lumière pulsée et le laser

Certaines clientes savent que nous sommes dans un vide juridique, d'autres pas. D'autre part, il y a un énorme amalgame entre le laser et la lumière pulsée. En France, les médecins, les dermatos, ont parole d'évangile, certaines clientes refusent de venir si ce n'est pas un médecin qui pratique la séance.

J'explique aux clientes que le laser permet une dépilation plus rapide mais utilisé uniquement par des médecins.

La lumière pulsée est moins dangereuse que le laser, elle peut être proposée par une esthéticienne, en revanche, plus de séances seront nécessaires. C'est un des points qui n'est pas évident avec la lumière pulsée : savoir en combien de temps vont disparaître les poils car il n'y a pas de règle pour ça.

La lumière pulsée fonctionne sur 90 % de la pilosité et 90 % des clientes. Cela signifie que peu importe le nombre de séances, cinq, six poils rebelles seront là, coûte que coûte. 90 % de la population peut être traitée à la lumière pulsée, et même plus, mais par précaution on dit 90 % car il y a des clientes qui ne réagissent pas du tout à la lumière pulsée.

La communication

Je communique énormément sur la lumière pulsée de Dermeo sur Internet, les tarifs sont affichés en vitrine avec une vidéo montrant nos différentes activités comprenant, entre autres, la dépilation.

La cliente peut acheter une séance ou un forfait. Je propose des tarifs intéressants par zone. Pour les demi-jambes, le tarif est de 99 euros pour 30 minutes.

Mon message à une esthéticienne qui hésiterait à s'équiper en lumière pulsée

Faites attention à l'équipement ! Aujourd'hui, c'est l'autre grand problème de la lumière pulsée car s'il n'y a pas de loi sur la pratique, il n'y a pas de loi non plus sur l'équipement, ce qui est très grave. Soyez donc très vigilante lors de l'achat.

Voyant que je proposais de la lumière pulsée, des esthéticiennes m'ont souvent contacté pour avoir des renseignements. Vous aussi, n'hésitez pas à téléphoner à d'autres instituts pour obtenir des ressentis, des avis sur les machines. Ensuite, travaillez avec une rigueur exemplaire car ce n'est pas une activité anodine.

SABINE THIBAUT, Paris

J'ai passé mon CAP à l'École René Garaud, puis mon BP chez Françoise Morice, j'étais en alternance dans les instituts Reeva. Je suis restée dix ans chez Reeva avant de m'installer à mon compte.

En 2002, j'ai ouvert mon premier institut à Paris avec six cabines. Aujourd'hui, cela fait donc douze ans que je suis à mon compte avec trois ouvertures, je travaille dans les trois espaces avec Mary Cohr, Payot et O.P.I.

Pourquoi la lumière pulsée ?

La technologie est là. J'avais envie d'évoluer dans le high tech. En tant qu'esthéticienne, j'ai besoin de voir de nouvelles choses et d'être en phase avec mon métier qui évolue.

Je me suis mise à la lumière pulsée il n'y a que deux ans car lorsque je contactais une entreprise, un doute persistait toujours. Une esthéticienne, qui travaillait chez moi, venait de Bretagne où elle utilisait Dermeo avec d'excellents résultats. J'ai contacté son employeur qui, en plus, avait utilisé d'autres appareils de lumière pulsée dont elle n'était pas satisfaite. Cela m'a rassurée qu'une autre esthéticienne me dise que c'était une bonne technique, un bon appareil, que ça fonctionnait, elle n'avait aucun intérêt à me vendre une machine !

C'est ainsi que j'ai contacté Dermeo qui a été la seule société à répondre parfaitement à toutes mes attentes, comme par exemple avoir la sécurité de la fabrication d'une marque française. C'est très important, car cela oblige forcément qu'il y ait des diplômes, des recherches.

Un appareil français ne peut pas être mis comme ça sur le marché. Je voulais cette sécurité aussi bien pour mes clientes que pour les esthéticiennes qui allaient pratiquer toute la journée. La lumière pulsée de Dermeo est un appareil utilisé en esthétique mais aussi par le corps médical, ce qui est très rassurant.

La lumière pulsée et la loi

Bien entendu, ce point m'a fait réfléchir car je ne voulais pas récolter, du jour au lendemain, des procès et l'idée de décevoir mes clientes ne me plaisait pas du tout non plus.

Mais il faut que l'esthétique aille de l'avant, j'espère que les choses vont évoluer que l'on va nous traiter comme des professionnelles de l'esthétique que nous sommes par rapport à d'autres pays ! Si le corps médical s'acharne sur nous, je serai vraiment triste d'abandonner la lumière pulsée parce que j'ai l'impression qu'en esthétique, au lieu de nous aider à évoluer, on nous cantonne à être une petite épileuse de quartier.

Un jour, peut-être, je n'aurai plus le choix, je serai obligée d'abandonner la lumière pulsée, mais vraiment à contre coeur par rapport à l'évolution de notre métier. Du coup, je fais en sorte de ne pas vivre que de la lumière pulsée. Si demain je dois stopper la lumière pulsée, je ne veux pas que mon entreprise soit en péril. Donc, j'ai fait en sorte que la lumière pulsée ne représente que 10 à 15 % de mon chiffre d'affaires, pas plus.

Je me suis renseignée sur des assurances qui prenaient en charge la lumière pulsée, car dieu sait que c'est compliqué de faire assurer un tel appareil ! En France, on n'assure que la machine et pas les risques professionnels sur la cliente. Finalement, j'ai trouvé un assureur privé en Belgique qui assure g aussi bien la machine que les clientes.

À ce jour, je n'ai jamais eu aucun problème ni sur des clientes, ni de la part de médecins qui m'auraient écrit en me disant que je n'avais pas le droit de pratiquer la lumière pulsée.

La communication

Je ne communique pas ouvertement sur la lumière pulsée avec des flyers ou en vitrine. En revanche, tout est affiché dans l'institut. Le bouche à oreille est la meilleure des publicités. Avec la lumière pulsée de Dermeo, il y a de bons résultats, forcément, ça génère des clientes.

Pour lancer l'appareil de lumière pulsée et le financer rapidement, j'ai fait un deal Groupon qui a très bien fonctionné avec 200 coupons vendus en moins de 24 heures. Cela signifie que 200 clientes ont acheté une zone d'épilation composée d'un pack de cinq séances. Les cinq séances pour une petite zone (aisselles, maillot, lèvres) étaient à 79 euros !

J'ai mis en place ce deal au moment du lancement, ce qui m'a permis d'auto-financer ma machine en deux mois, elle était remboursée au lieu de devoir l'amortir sur un an avec un certain nombre de clientes par mois. J'ai préféré «sacrifier» mon prix pour rembourser l'appareil et qu'après ce ne soit que de la rentabilité. Le tarif de 79 euros les cinq séances n'est pas très élevé et en plus Groupon prend un pourcentage, il était donc important de mettre en place une stratégie pour que les clientes achètent plus après, sinon ça ne vaut pas le coup car les clientes Groupon ne sont que des clientes lumière pulsée.

Il y a quelques clientes qui viennent pour d'autres soins dans notre institut, mais c'est dérisoire. Sur la lumière pulsée, on est d'accord que ce pack de cinq séances n'est pas suffisant. Alors, j'ai proposé un tarif spécial pour les clientes Groupon avec un forfait de cinq séances supplémentaires pour la même zone ou une autre zone un peu plus cher, à 99 euros.

L'idée est que les clientes fassent chez nous leurs séances et pas encore avec un autre deal car ces clientes peuvent être très volatiles et ne chercher que du prix. Les clientes achètent ce pack de cinq séances directement à l'institut et même s'il n'est pas cher (à 99 euros), il est à 100 % pour nous ! Sur l'ensemble des clientes Groupon, à plus de 80 %, nous avons revendu des packs pour une autre zone, sans compter les séances supplémentaires !

Au moment de l'acquisition de l'appareil, j'avais déjà réfléchi à cette stratégie car la machine coûte cher. Les clientes Groupon ne devaient pas prendre la place de nos clientes. Ainsi, elles venaient aux horaires que nous n'avons pas l'habitude de remplir.

Auprès de mes clientes, j'ai proposé une offre spéciale aux vingt premières avec des packs de zones à 50 % du prix. Beaucoup de clientes étaient intéressées par la lumière pulsée mais ne se lançaient pas à cause du prix. Avec cette offre, on les a fait muter sur de la lumière pulsée, ça a amorti la machine et comme ce n'était que pour les vingt premières, ça c'est très vite vendu.

Aujourd'hui, la communication se fait essentiellement par le bouche à oreille et les affiches dans l'institut. Dermeo fournit de nombreux supports publicitaires visuels et, de temps en temps, je propose une petite promotion lumière pulsée avec un moins 10, moins 20 % sur une zone, ça interpelle les clientes sur quelque chose qu'elles ne voyaient peut-être plus dans le décor.

Mon message à une esthéticienne qui hésiterait à s'équiper en lumière pulsée

Il faut que vous ayez toutes les cartes en main, pour tout savoir sur la machine, sur la société qui la commercialise, sans oublier les risques. Beaucoup d'instituts sont incriminés suite à des procès de clientes brûlées. Avec la lumière pulsée de Dermeo, grâce à la technologie de refroidissement par l'eau, il n'y a pas de brûlures.

Quand on utilise la machine pendant une demi-heure ou une heure, le flash est toujours constant, il ne chauffe pas. Il y a d'autres machines qui n'ont pas cette technologie de refroidissement et des variations de chaleur entraînent des brûlures. Grâce à la technologie de l'appareil Dermeo, il n'y a pas de variations de température. En tant qu'esthéticienne je suis rassurée de ne pas brûler ma cliente, si je ne la brûle pas, je n'ai pas de risques de procès derrière.

CÉLINE OTTERMAT, Vesoul

J'ai passé un CAP Esthétique puis un BP en apprentissage chez Yves Rocher à Vesoul. Je me suis installée à mon compte à 23 ans. Je
suis seule avec une apprentie et j'ai régulièrement des stagiaires. J'ai trois cabines et je travaille avec Sothys. Dès que j'ai pu, financièrement, il y a deux ans, je me suis équipée en appareillage avec le «Cellu M6» de LPG.

Pour moi, l'appareillage était une évidence, c'est plus efficace que la main et moins fatigant. J'ai acheté l'appareil de lumière pulsée de Derméo l'année dernière. Beaucoup de clientes me le réclamaient, elles m'en parlaient spontanément, me demandaient des renseignements sur cette technique et trouvaient dommage que dans le secteur personne ne le fasse. Et effectivement, je n'ai pas de concurrence, alors je me suis dit : pourquoi je ne l'aurais pas ?

Moi, la lumière pulsée et la loi

Par rapport à la loi, cela a été la grande question : faut-il investir dans cet appareil et risquer une interdiction dans quelque temps ?

Pour l'instant, il ne va rien se passer avant un moment et puis ça ne sera pas forcément en faveur des dermatologues. Alors, peut-être que les choses vont évoluer, mais dans longtemps et on ne sait pas à la faveur de qui. En attendant, je propose donc la lumière pulsée à mes clientes.

 

 

Pourquoi Dermeo ?

Une concurrente avait la lumière pulsée de Dermeo, j'avais fait les aisselles chez elle, j'en ai été ravie. Elle était là, je n'avais pas l'intention de lui prendre le marché, quand elle a fermé pour problèmes de santé, je me suis dit que c'était un peu dommage qu'il n'y ait plus d'appareil sur le marché.

Au départ, on investit dans l'appareil seul, c'est avantageux, et on achète les flashs. Si on constate que ça marche, on peut acheter une clé de transfert qui nous permet d'avoir des flashs illimités. J'ai acquis la clé de transfert un mois après.La communication sur la lumière pulsée

Je communique ouvertement sur le fait que je propose de la lumière pulsée et je n'ai jamais eu aucun problème. J'ai la chance à Vesoul d'être entourée de dermatologues qui disent ouvertement ne pas avoir de temps pour cette activité, donc, pour l'instant, je ne les dérange pas. J'ai donc pu annoncer à mes clientes, que ça y est, enfin, j'ai la lumière pulsée !

Je fais également de la publicité dans le magazine régional gratuit de Vesoul avec une offre promotionnelle à 129 euros la séance d'essai pour les jambes complètes au lieu de 150 euros.

L'intérêt de proposer de la lumière pulsée

Grâce à la lumière pulsée de Dermeo, j'ai considérablement élargi mon périmètre de clientes car personne ne la propose aux alentours.

Des esthéticiennes me posent régulièrement la question : «Tu n'as pas peur qu'une fois tes clientes épilées, elles ne viennent plus te voir ?». Honnêtement, ça ne me fait pas peur du tout, ce sont des clientes qui se rasaient chez elles, je ne les voyais pas dans mon institut. Lorsqu'elles en auront terminé avec leurs poils, elles auront toujours du budget pour profiter de soins qu'elles ne faisaient pas en temps normal.

Je propose tous mes soins à ces clientes, j'établis une relation de confiance avec elles, une fois qu'elles me connaissent, elles ont envie de découvrir des prestations plus agréables. L'autre avantage de la lumière pulsée de Dermeo est que c'est un appareil qui est très très rentable car on encaisse rapidement de grosses sommes.

Les problèmes dus à la lumière pulsée

Je n'ai jamais eu aucun problème avec la lumière pulsée de Dermeo. Il faut savoir que ce n'est pas toujours de notre fait à nous, certaines clientes ne disent pas la vérité, elles oublient de signaler qu'elles prennent des vitamines, de l'homéopathie. Elles peuvent se brûler toute seule sans que l'esthéticienne en soit responsable ! L'idée est donc de faire signer à chaque séance un consentement.

Conseils à une esthéticienne qui hésiterait à s'équiper en lumière pulsée

Mon seul regret est de ne pas avoir fait l'acquisition de cet appareil plus tôt ! Au départ, je me disais que cet appareil représentait un gros investissement et je m'inquiétais de savoir si j'aurais la clientèle avec un budget pour de l'épilation définitive. Aujourd'hui, je réalise que oui, les clientes sont tellement embêtées avec leurs poils qu'elles trouvent le budget épilation.

 

ET VOUS, QUE PENSEZ-VOUSDE LA LUMIERE PULSÉE ?

Sur notre page Facebook, nous avons demandé à nos fans ce qu'elles pensaient de la lumière pulsée. Voici leurs réponses :

Emeline Tribodet Dib. Je travaille depuis quelques mois dans une franchise qui propose la lumière pulsée. Nous n'avons aucun souci et je n'ai jamais rien entendu de négatif. Ce que je me demande, par contre, c'est si c'est légal pour une esthéticienne de pratiquer la lumière pulsée ou pas, car les avis sont différents à chaque fois ! Du coup on s'y perd...

Manue R. Grey. Pour ma part je suis très dubitatif dans le sens où j'ai eu une cliente pas plus tard qu'hier qui m'a dit avoir payé 150 € pour des séances sans aucun résultat. Elle était hyper déçue... Avait-elle des poils difficiles ? Je ne peux pas le dire ! D'un autre côté, je classerais bien ce genre de prestation avec le blanchiment des dents, phénomène de mode. Mais je ne suis pas sûr que d'ici cinq ans on en entendra encore parler. CHACUN son métier. Les dermatos se débrouillent très bien avec le laser !

Laure Daumas. Le lumière pulsée, c'est top mais depuis la loi je ne la pratique plus et c'est bien dommage car c'est très rentable... De toute façon les assureurs ne veulent pas assurer la machine, donc...

Christelle Caron. C'est dangereux. Mieux vaut le laser. C'est mon avis et celui des dermatologues, à chacun son métier. Quant à la légaliser chez les esthéticiennes, pffff on vend des appareils de ce type chez Darty et compagnie.... C'est n'importe quoi !

Marion Esthétique-Bien Être. À chacun son métier, je suis contre la lumière pulsée pour les esthéticiennes...

Madison Volat. Je possède une machine de lumière pulsée, j'en suis ravie, cela m'attire énormément de monde et représente une très grosse partie de mon chiffre d'affaires. Il faut avancer avec son temps et être à la page. Quand j'entends qu'une esthéticienne ne fait ça que pour l'argent et qu'une fois que sa cliente n'aura plus de poils, elle aura perdu une cliente vu qu'il n'y aura plus rien à épiler, je réponds non ! Passionnée par mon métier et désireuse de chouchouter mes clientes, je préfère proposer à ma cliente une solution à son «ras le bol de payer tous les mois une prestation désagréable d'arrachage de poils». Résultat, elle est ravie d'être débarrassée de ses poils, elle parle de moi et remplace cette prestation mensuelle par une bien plus agréable !

Au final, je suis heureuse d'avoir satisfait ma cliente et je pratique plus de soins que d'arrachage de poils, où est le mal ? Quant à la loi, je pense qu'il y a bien plus important à s'occuper, surtout que les machines actuelles, en tout cas la mienne, sont très évoluées et se règlent à la cliente près, au poil près, à la couleur de peau, à la zone et à la sensibilité de chacune. Tout cela fait que je n'ai JAMAIS eu aucun cas de brûlures ou autres soucis.

Je fais donc partie de celles qui ne regrettent pas cet investissement ! Et puis si c'était aussi dangereux que ça, au point de ne pas l'autoriser aux esthéticiennes, pourquoi madame ou monsieur tout le monde peuvent se procurer une machine à lumière pulsée dans les magasins ainsi que sur Internet ?

 

 

Madison Volat. Renseignez-vous bien, car la lumière pulsée est LOIN d'être dangereuse par rapport aux lasers qu'utilisent les dermatos ! D'ailleurs, il suffit de demander aux clientes qui ont testé les deux ! En sortant de chez le dermato : «Vous marchez comme un canard», dixit une cliente. Ensuite question résultats, dès la première séance, les résultats sont spectaculaires (je la pratique et j'en profite, je ne parle pas pour rien dire ! ). À chacune son avis, mais qu'il soit fondé et justifié, pas sur des «on dit» qui ne servent à rien.

Niinii Lenchantine. Je suis ravie de lire de tels commentaires Madison Volat ! Je vous soutiens totalement !

L'Art Du Visage Pbc. Aucun problème avec la lumière pulsée, au contraire ! De plus, je loue mon appareil, ça me permet de le rendre si demain la loi l'interdit définitivement, ou si je ne veux plus la pratiquer, ou encore prendre un appareil de dernière technologie.

Magali Gaudin. J'ai travaillé avec un appareil de lumière pulsée pendant deux ans, c'est très rentable pour l'entreprise. Nous avons eu de bons résultats selon les clientes et les zones ! J'ai reçu la formation par un médecin avec un diplôme, mais malgré cela, j'ai brûlé plusieurs clientes et fait des dépigmentations car les clientes n'ont pas été sincères. Elles sont allées au soleil sans me le dire. Ça m'a un peu traumatisée à tel point que je ne souhaite plus pratiquer la lumière pulsée.

Chacun son métier. Selon moi, c'est un appareil pour les dermatos et médecins ! Au niveau de la douleur, c'est moins douloureux que le laser et plus doux. Il faudra donc un peu plus de séances par rapport au laser. Et pour finir, c'est un appareil qu'on a le droit d'utiliser si on a reçu la formation d'un médecin avec un diplôme mais jusqu'à quand ?

Eric Marquand. Les condamnations pleuvent pour exercice illégal de la médecine, et face à un tribunal, la «petite esthéticienne» n'a aucune chance de s'en sortir ! Après, chacun prend ses responsabilités et les assume ensuite !

Laure Daumas. Finalement, a-t-on le droit avec la formation d'un médecin ? Aucun assureur ne veut prendre en charge la lumière pulsée. Est-ce que vous travaillez sans assurance et sans responsabilité civile ? Où avez-vous trouvé un assureur ?

Madison Volat. La MAAF m'assure pour le maquillage permanent ! Et je suis assurée aussi avec l'assurance de mon fournisseur.

Esmahen Essemiri. L'arrêté du 6 janvier 1962 stipule clairement que seules les épilations à la cire ou à la pince sont autorisées. Tous les moyens d'épilations autres sont donc considérés comme exercice illégal de la médecine. Ce qui est passible de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. La lumière pulsée ne me gêne pas, c'est un moyen d'épilation longue durée pour les clientes.

Mais ce que je trouve gênant, c'est ce flou, c'est un peu la politique du «pas vu, pas pris», soit on l'autorise et les esthéticiennes peuvent toutes pratiquer sous réserve de formation diplômante obligatoire (comme pour les UV), soit on l'interdit, personne ne peut la pratiquer et on arrête d'être hypocrite en acceptant l'ouverture de centres spécialisés et en sanctionnant derrière... Parce que niveau logique, j'ai connu mieux.

Sabrina Gorsse. Merci Madison Volat, je vous suis sur toute la ligne, j'utilise aussi la lumière pulsée et je n'ai aucun souci. Je suis en parfait accord avec vous, moi aussi mes clientes viennent après pour une autre prestation plus orientée détente après la lumière pulsée !

Marie Tournery. J'ai pratiqué la lumière pulsée pendant des années. J'avais l'impression d'avoir gagné beaucoup de clientes, cela représentait 80 % de mon chiffre d'affaires. Mais Groupon s'est mis à brader les prix, du coup, les clientes s'y perdent, elles ne connaissent plus vraiment le prix d'une séance et se font avoir avec des appareils chinois qui les brûlent et ne donnent aucun résultat ! Aujourd'hui, cet appareil me coûte très cher, les fournisseurs nous disent que c'est légal mais ce n'est pas vrai. Celui qui gagne de l'argent, c'est le vendeur d'appareils qui a le droit de les vendre à des esthéticiennes qui n'ont pas la formation pour les utiliser.

Julie Fischer-Binet. J'adore quand je lis : «Il faut vivre avec son temps» ! Il ne s'agit pas de vivre avec son temps ou pas ! C'est une question de loi ! Bien sûr que nous ferions toutes de la lumière pulsée si c'était réellement autorisé ! Mais tant que je ne lirai pas une loi qui nous l'autorise clairement, je ne prendrai pas le risque de me retrouver au tribunal pour exercice illégal de la médecine ! À bon entendeur !

Madison Volat. Et bien restez avec vos spatules, vos pinces, et les grimaces de vos clientes. Chacun son point de vue ! À bon entendeur !

Julie Fischer-Binet. Oui je resterai avec ma pince et ma spatule et je garderai mon institut ouvert ! Ce n'est pas un point de vue mais une réalité, la loi c'est la loi ! Je ne serai pas en train de pleurer sur mon sort quand le tribunal m'attaquera ! Si vous aimez prendre des risques, c'est votre point de vue...

Christelle Marie Facchiin. Les débats ne seront plus d'actualité dans quelques temps et la fameuse question que tout le monde se pose sera élucidée.... Moi je suis contre cette pratique : ce n'est pas respecter le métier ni la loi tout simplement. Je trouve dangereux de pratiquer cet acte sachant qu'il n y a aucune loi qui nous y autorise....

De plus, vous dites qu'il y a de bons résultats, c'est faux car beaucoup de clientes se plaignent de la prestation car c'est un coût mine de rien et le résultat n'y est pas (je parle en connaissance de cause). Beaucoup de centres ont fermé parce qu'ils ne respectaient pas la loi. Si vous aimez jouer avec votre métier c'est votre problème, mais, après, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même.

Madison Volat. Vous parlez en connaissance de cause des «on dit de vos clientes» quelle logique ! Quand je vous dis que je sais de quoi je vous parle niveau résultat, c'est par ce que je le pratique sur moi-même et les résultats je les vois ! Vous savez mes jambes avec mes deux machins ronds qu'on appelle des yeux je peux les voir, c'est magique, n'estce pas ?

Julie Fischer-Binet. On ne critique pas ! On essaye de vous faire comprendre que c'est une activité hors la loi pour les esthéticiennes ! Après, qu'il y ait des résultats ou pas cela dépend de plein de choses.... Moi je suis sûre que ça fonctionne, mais quand c'est pratiqué dans de bonnes conditions c'est encore mieux !

Sylvaine Czuly. Le problème, c'est que les appareils sont en vente libre, donc on peut avoir accès à l'appareil en toute simplicité. On a la formation par le médecin, jusque-là tout va bien. Là où ça coince, c'est que si un jour, malheureusement, on brûle une cliente et qu'elle porte plainte, elle peut vous attaquer et réclamer des dommages et intérêts. On risque alors l'interdiction de pratiquer cette activité et, pire, la fermeture de l'institut ! Rassurant n'est-ce pas ? Après, si vous avez la possibilité financière de prendre le risque, allez-y !

Cyrille Binet. Les esthéticiennes veulent toutes bien faire et gagner de l'argent pour vivre. Cette activité très rentable attire de plus en plus de monde mais l'appât du gain peut provoquer des dégâts pour les clientes... Il faudrait modifier la loi sur le côté obsolète car il est vrai que dépuis 1962, les choses ont changé...

Isabelle Dorne Caruso. Sachant qu'en cas de problème avec une cliente, le fournisseur de l'appareil ne sera pas là pour vous aider, j'ai compris les risques... Ça me donne moins envie. Deux centres spécialisés en lumière pulsée près de chez moi ont fermé. On m'a dit qu'une formation avec un médecin suffirait pour que je sois embauchée, alors qu'une esthéticienne ne peut utiliser que la pince et la cire pour retirer les poils, donc c'est pas très clair tout ça !

Christelle Marie Facchiin. Je suis tout à fait d'accord avec les commentaires publiés, c'est à vos risques et périls...

Dermeo, 189 rue d'Aubervilliers, 75018 Paris.
Tél 01 72 98 98 72. www.dermeo.com

Cliché Antonioguillem Fotolia.

11241 Votez
Retour aux articles

Commentaires

  • JEANDEMANGE LAURE 04/02/2014
    La législation on la connaît, d'après le décret de 1962 les esthéticiennes ne peuvent épiler qu'à la cire ou à la pince. Aucune précision pour la lumière ni dans un sens ni dans l'autre. Les choses vont sans doute changer un jour mais dans quel sens ? Pour l'instant, il y a clairement un vide dont certains profitent et, à la lecture de l'article, ils ne le regrettent pas.
    Signaler un contenu abusif
  • Anonyme 27/02/2014
    Finalement, j'ai contacté la DGCCRF ce matin et ils effectivement dit que les lois étaient en cours de modification mais que pour le moment, c'était effectivement interdit. Les amendes peuvent aller jusqu'à 2 ans de prison et 30.000 € d'amende. J'attends le mail de confirmation et je vous le ferais suivre, si cela vous interresse bien sur
    Signaler un contenu abusif
  • Anonyme 23/06/2016
    Je suis spa manager j'ai travaillé la lumière pulsée et je n'ai jamais reconstruction de problème avec ma clientèle puisque j'avais reçu une formation en revanche notons que certains médecins esthetiques voir chirurgiens esthetiques peuvent également avoir de gros "ratés" en ayant constaté durant ma carrière professionnelle ! Une esthéticienne bien formée est capable de réaliser des soins avec la lumière pulsée ayant suivi une formation au préalable. De là à encore interdire il y a du travail pour tous corps de métier seule le professionnalisme de tous restent à définir médecins esthétiques, chirurgiens esthétiques et esthéticiennes.
    Signaler un contenu abusif

Voir tous les commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire avec votre pseudo. Si vous n’êtes pas identifié, votre commentaire apparaitra en Anonyme.
Saisissez ce code de sécurité :