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N°720 Décembre 2018

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L'art de l'association

Par Laure Jeandemange
N°667 Février 2014
Quel rêve de pouvoir partager les responsabilités, de trouver une véritable épaule, solide et de bon conseil… Pour qu’une association se passe bien, il faut bien déterminer ce que vous en attendez et après l’entretenir quotidiennement pour ne pas que la relation se tende.

Marie-Laure Voisard, coach spécialisée dans la relation entre associés, vous dévoile les secrets d'une association réussie.

PARTENAIRE OU ASSOCIÉ ?

Il faut savoir que tout le monde n'a pas la capacité de travailler en équipe. En effet, certaines personnes n'ont pas cette façon de raisonner et se sentent mal lorsqu'elles doivent partager la prise de décision.

Donc, avant toute chose, définissez clairement ce que vous recherchez chez un associé ou un partenaire. Par exemple : «Je recherche un partenaire avec qui travailler sur un contrat donné, mais c'est moi qui gère tout le reste de ma société de façon autonome et je suis maître de toutes les décisions concernant ma structure».

Plus clairement, vous vous occupez de l'institut et l'autre personne sera en charge de toute la communication par exemple. Le métier de cette personne peut être de développer le marketing, vous la payerez à la mission. Elle n'est pas associée, vous conservez la maîtrise de la stratégie de votre institut. Vous pourrez ensuite évoluer sur une association.

L'idée de départ est donc de débuter par un partenariat pour constater in vivo le bon fonctionnement ou pas avec une autre personne : les caractères sont-ils bien compatibles ? Avez-vous la même vision de l'entreprise ? Dans un second temps, vous travaillez ensemble, le partenaire souhaite investir dans votre société et devenir votre associé.

Certaines personnes ne franchissent jamais le pas. Il est donc très important que le fait de vous associer soit un choix et non une obligation pour combler un manque de moyens. Si c'est un vrai choix, vous allez investir dans la relation avec la personne. Au contraire, si vous vous associez pour pallier un manque, ça va spolier la relation et vous n'oserez pas dire certaines choses car vous dépendrez de son argent, de son réseau ou de ses compétences.

Bien entendu, il existe des «associés dormants», ce sont juste des investisseurs qui ne participent pas à la stratégie et à la gestion. Mais ça, vous le savez dès le départ. Au contraire, si vous souhaitez un associé pour partager votre quotidien, réfléchissez bien : que va apporter cette personne que vous n'avez pas ? Que pourrez-vous lui apporter qu'elle n'a pas ?

UN ASSOCIÉ CONNU OU INCONNU ?

Lorsque vous connaissez quelqu'un avec qui vous vous associez, vous avez déjà un certain nombre d'informations concernant cette personne. Si c'est dans le cadre familial ou amical, vous ne la connaissez pas dans le cadre professionnel. Donc, il faut vraiment que les informations que vous avez déjà se rajoutent à celles que vous allez recueillir dans le cadre professionnel, ça peut être positif mais pas forcément.

S'associer avec quelqu'un que vous ne connaissez pas impliquera de prendre le temps de le connaître pour s'assurer que vous êtes bien compatible. Vous avez l'intention de vous associer avec votre conjoint ou l'une de vos amies. N'oubliez surtout pas qu'il est indispensable d'obéir aux mêmes règles que si c'était une personne extérieure. Il faut que cette personne vienne travailler parce qu'elle le souhaite et non pas pour vous faire plaisir. Après, dans son travail quotidien, il faut qu'elle soit utilisée pour son champ de compétences.

Marie-Laure Voisard a rencontré de nombreuses femmes qui se plaignaient de leur mauvais salaire, leur mari avait tout car c'est lui qui avait le métier, alors qu'elles ne s'occupaient que de l'administratif et servaient les clients. Elles trouvaient cette situation injuste. En effet, il est important de bien répartir l'argent ensemble et de respecter le travail de chacun.

Ne tolérez pas de la part de vos amis quelque chose que vous ne toléreriez pas d'un inconnu. Certaines personnes prétendent qu'il est bon de mettre des barrières, Marie- Laure Voisard pense qu'au contraire cela génère des tensions. Dans un couple, si l'un des deux parle tous les soirs du même problème, ça va vite devenir pesant. C'est la même chose au travail, et il est important de savoir poser des limites mais avec souplesse.

FAUT-IL VOUS ASSOCIER AVEC QUELQU'UN QUI VOUS RESSEMBLE, OU, AU CONTRAIRE, TRÈS DIFFÉRENT ?

Vous aimez le soin, la cabine, mais les chiffres ce n'est pas votre truc. Devez-vous travailler avec un associé qui connaît bien les chiffres ? Tout dépend de votre projet et de la façon dont vous organisez votre institut.

Toutes les compétences doivent être représentées dans votre entreprise. Si vous prenez un clone, c'est risqué car pour bien diriger votre institut, ou n'importe quelle structure d'ailleurs, vous devez avoir une vision à 360° de l'entreprise et non pas à 90° car cela signifierait que tout un pan de votre activité vous échappe totalement.

FAUT-IL VOUS ASSOCIER AVEC QUELQU'UN QUI A LA MÊME VIE QUE VOUS, LE MÊME ÂGE ?

Ça dépend. Mais c'est vrai que lorsque vous avez les mêmes vies, toutes les deux des enfants, un mari qui gagne correctement sa vie, effectivement ça peut faire alliance dans la relation. Mais, Marie-Laure Voisard a vu des relations qui fonctionnaient très bien avec des différences très grandes, donc il n'y a pas de modèle unique.

Ce qui est important, c'est de partager les mêmes valeurs, d'avoir la même vision sur le développement de l'entreprise. Parfois, on croit avoir les mêmes valeurs, puis on se rend compte de différences mais c'est pas mal car ça permet d'ouvrir l'échange.

Donc, n'idéalisez pas votre associée en vous disant qu'elle a la même relation que vous, que tout sera simple car une relation est toujours difficile. C'est vrai que certaines choses seront facilitées mais d'autres seront plus compliquées. S'il y a une différence d'âge et que l'associée plus âgée veut se positionner en «Madame je sais tout», l'association ne fonctionnera pas.

Par contre, si c'est une personne qui veut transmettre son expérience, cela créera un cadre de sécurité pour l'associée plus jeune. C'est vraiment au cas par cas.

DEUX ASSOCIÉS OU PLUS ?

Vous pouvez avoir des répartitions de parts proportionnelles où personne n'est majoritaire. Dans le cas de plusieurs associés, il s'agit donc de définir qui est le directeur général et créer une coordination. La stratégie se décide tous ensemble et ensuite chaque associé mettra en oeuvre la politique définie sur son terrain de compétences. Donc ce n'est pas forcément plus compliqué d'être à plusieurs associés.

Ce qui est toujours difficile, c'est lorsqu'un associé a peur du conflit et qu'on est deux, les parts sont souvent réparties à 50/50. Les avocats s'accordent à dire que c'est un danger, l'égalité pénalise le fonctionnement car l'un des associés à le pouvoir de bloquer l'institut, il n'est pas d'accord et ne vient plus travailler par exemple.

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Marie-Laure Voisard, Amvoilure - Élargissez vos possibles,
co-auteur du livre, «Associés et heureux ! Oser tout aborder pour durer».
Tél. 01 55 60 06 63. www.amvoilure.com

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