Newsletter

Sur le même thème

Esthétique
Tous les articles

Articles en relation

Tous les articles


Dans ce numéro

Tous les articles

Articles préférés

Tous les articles préférés

Les plus commentés

Tous les + commentés

N°720 Décembre 2018

Numéros précédents

1 2 5 1

Institut de beauté responsable

N°698 Décembre 2016
Pour les esthéticiennes dont le métier est le bienêtre de la personne, il n’y avait «qu’un pas» pour penser au bien être de la planète… Aujourd'hui les instituts peuvent obtenir le label RSE «institut responsable pour une beauté durable».

Toute organisation et plus particulièrement les entreprises sont responsables des effets de leurs activités, en adéquation avec les besoins de la société actuelle, de ses partenaires et de la planète.

Ce concept s‘appelle la Responsabilité Sociétale des Entreprises ou RSE. Sa mise en œuvre permet à l‘entreprise de chercher, pour son fonctionnement, un équilibre entre les trois piliers : aspects économiques, sociaux et environnementaux, c‘est-à-dire contribuer au développement durable.

PRÉSENTATION DU RSE

Le développement durable et la démarche RSE ne sont plus l‘apanage des grands groupes. Leur prise en compte impacte aussi les résultats des TPE et les choix opérés par les consommateurs.

Les actions mises en place par les entreprises dans le cadre de la RSE (optimisation des ressources, éco-conception des produits et services, bien-être des collaborateurs...) représentent un réel levier de croissance et un véritable atout concurrentiel.

LES RAISONS DE L'ENGAGEMENT
DE LA CNAIB-SPA POUR LA RSE

Parce qu'une organisation professionnelle connaît bien la profession qu'elle représente, la CNAIB-Spa (Confédération Nationale Artisanale des Instituts de Beauté) a pensé que «pour nos esthéticiennes dont le métier est le bien-être de la personne, il n'y avait "qu'un pas" pour penser au bien être de la planète...».

C'est pourquoi, la CNAIB-Spa a initié cette démarche RSE avec sa présentation à son Assemblée Générale du mois de décembre 2012. Elle a soulevé un fort enthousiasme chez l‘ensemble des professionnelles présentes.

Cette démarche est actuellement proposée à tous les instituts de beauté ou spa qu'ils soient adhérents ou non de la CNAIB-Spa. En tant qu‘organisation professionnelle représentative, la CNAIB-Spa agit pour :

  • fédérer les professionnels,
  • aider les professionnels à comprendre la démarche,
  • soutenir les professionnels engagés dans la démarche,
  • animer la RSE au sein de la filière, - coordonner les actions afin de les structurer,
  • partager les bonnes pratiques,
  • agir collectivement auprès des partenaires et parties prenantes.

La démarche RSE spécifique pour les instituts et spas a été co-construite avec les professionnels, grâce à la participation d‘une douzaine d‘esthéticiennes, appelées les «ambassadrices».

LA DÉMARCHE RSE
DES PROFESSIONNELS DE L'ESTHÉTIQUE ET DES SPAS

Appuyée par des experts RSE d‘un cabinet spécialisé (Géonat), la CNAIB-Spa a élaboré un parcours RSE spécifique pour les professionnels de l‘esthétique et des spas.

Cette démarche leur permet de valoriser leur engagement et d‘avoir une vraie valeur-ajoutée par rapport à la concurrence.

La démarche permet aux esthéticiennes et aux spas d‘obtenir le label RSE «institut responsable pour une beauté durable». Celle-ci se réalise à travers plusieurs étapes et grâce aux divers outils créés avec les ambassadrices.

Parmi les outils proposés, une formation de deux 2 jours, une grille d'évaluation, une plateforme de suivi Internet, une validation par une commission spécifique composée de professionnels et de parties prenantes, permettant aux esthéticiennes de s'engager dans la RSE.

À la fin des deux jours de formation, 70 % d‘esthéticiennes s‘engagent en signant la charte RSE et 90 % des esthéticiennes qui ont signé la charte sont labellisées, à ce jour.

Parmi elles, 63 % ont le niveau 2 étoiles, 26 % ont 3 étoiles et 11 % ont 1 étoile, montrant déjà l‘implication des esthéticiennes, au quotidien.

Elles sont 58 % à avoir des salariés contre 42 % sans salarié.

Impacts sur la valeur ajoutée
et l‘environnement

Il est encore trop tôt pour avoir des chiffres représentatifs de la création de valeurs, car les esthéticiennes sont dans la démarche depuis encore peu de temps (deux ans pour les premières).

Toutefois, de nombreux témoignages sont faits, suite à la formation, à la réalisation de la grille et à la mise en place de la démarche. Cela n'a pas encore de valeur statistique du fait du nombre non représentatif, mais marque bien la tendance. La création de valeurs est à plusieurs niveaux et les témoignages de chefs d'entreprise en attestent :

Meilleure reconnaissance par les parties prenantes : «Mon banquier a été très intéressé par ma démarche, et j'ai pu rediscuter de mes taux» ; «Cela me plaît beaucoup et ma clientèle est très intéressée».

Meilleure prise en compte des économies à réaliser : «Un électricien va venir dans la semaine, le technicien de la climatisation aussi» ; «Depuis la formation, vérification de mon contrat de maintenance, de mes assurances, ainsi que meilleur suivi de mes factures d‘électricité et d‘eau».

Avec les salariés, le retour est également très positif. La plupart des esthéticiennes impliquent leur équipe, dès le début de la démarche et la grille est souvent (voire toujours) remplie avec les salariés. Cela renforce la cohésion des équipes.

SUIVI DE L'EFFICACITÉ DE LA DÉMARCHE

• La grille co-construite avec les «ambassadrices» sert également de critères d'évaluation de l'efficacité de la démarche. Cette efficacité se mesure par le «gain» obtenu entre deux évaluations, soit tous les trois ans, critère par critère et globalement (nombre total de points obtenus et étoiles).

• De plus, compte tenu de l'ensemble des grilles validées au niveau national par la commission RSE, il est possible de tenir un état des lieux de l'évolution française et donc de l'efficacité générale, pour la profession.

Reconnaissance ministérielle

Une convention d'engagement volontaire a été signée par le représentant du Ministère de l'Environnement et par Mme Pinville, Ministre de l‘Artisanat, les 26 et 27 octobre au LAB de l'UPA (Union Professionnelle Artisanale) en présence du président, des vice-présidents et du bureau de l'UPA, et devant plus de 500 personnes.

L'assemblée était constituée de l'ensemble des présidents de chambres de métiers accompagnés de leurs bureaux, des présidents d'organisations professionnelles de la CAPEB (Confédération Artisanale des Petites Entreprises du Bâtiment), CGAD (Confédération Générale de l'Alimentation en Détail) et CNAMS (Confédération Nationale de l‘Artisanat des Métiers de Service et de Fabrication).

Cette convention permet de suivre un certain nombre de critères d'évaluation, au niveau national, comme par exemple : le pourcentage d'esthéticiennes incitant leurs clientes à prendre des moyens de locomotion moins énergivores pour venir à l'institut (et donc la participation de la profession à l‘effort de réduction de gaz à effet de serre et à la lutte contre le changement climatique), la gestion des déchets (prise en compte de l‘économie circulaire),...

Ces critères sont déjà intégrés dans la grille d‘évaluation RSE de la CNAIB-Spa.

Cette convention d'engagement volontaire constitue la reconnaissance par l'État des efforts réalisés par les chefs d‘entreprises, d‘instituts de beauté et de spas dans leur engagement RSE.

Les formations

Elles se déroulent sur deux lundis, elles sont prises en charge par le FAF CEA ou OPCALIA pour les salariés.

CNAIB, www.cnaib.fr Tél. 05.46.41.69.79

12528 Votez
Retour aux articles

Commentaires

Voir tous les commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire avec votre pseudo. Si vous n’êtes pas identifié, votre commentaire apparaitra en Anonyme.
Saisissez ce code de sécurité :