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N°725 Mai 2019

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Les esthéticiennes source de bonheur et d'un monde meilleur

Par Yves Gaumé
N°687 Décembre 2015
«Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Il va filer» nous dit Paul Fort, le poète. Et si le bonheur, en plus d’être dans le pré était, aussi, dans les instituts de beauté des esthéticiennes ? Et s’il se trouvait entre leurs mains ?

La peur du chômage, la montée de la pauvreté, de la misère, l'apparition de nouvelles maladies, le terrorisme qui nous menace, les guerres qui sont à nos frontières, les extrémismes qui se développent sur des terreaux fertilisés par l'image d'impuissance que donnent les gouvernants et, il faut bien le reconnaître, des perspectives d'amélioration peu crédibles.

Pourtant, face à tant de désespoir, de désespérance, nous disons que chacun peut, à quelque niveau qu'il se trouve, contribuer à construire un monde meilleur, un monde où chacun serait plus heureux. Changer le monde, le rendre meilleur, plus humain, plus supportable pour les plus faibles d'entre nous : ce devrait être l'ambition de chacun.

Et si le bonheur pouvait se construire comme se construit un tableau impressionniste, par l'apposition de petites touches qui, ensemble, laissent apparaitre un merveilleux paysage ? Et si chacun d'entre nous était celui qui, par sa personnalité, son action dans la société était celui qui appose une petite touche à côté de celle déposée par son voisin et ainsi de suite pour laisser apparaître un monde meilleur ?

LES PARCELLES DE BONHEUR
des estheticiennes

Le monde de l'esthétique et les esthéticiennes qui le composent ne sont-elles pas ces petites touches de couleur qui contribuent à faire un monde meilleur où le bonheur est mieux partagé ?

Comment ? Lorsqu'une cliente entre dans un institut de beauté parce qu'elle ne se trouve pas assez belle, se «sent moche» comme on dit ou tout simplement trop fatiguée et qu'elle ressort maquillée ou détendue par un savant modelage, celles qui lui auront apporté ces soins et, finalement, ce moment de bonheur, auront contribué à rendre le monde meilleur...

Lorsque des esthéticiennes maquillent des femmes malades du cancer, en fin de vie dans des centres de soins palliatifs, dans des maisons de retraite ou dans des prisons, elles contribuent à rendre les personnes dont elles prennent soin un peu plus heureuses...

Lorsqu'en Syrie, des esthéticiennes ouvrent des instituts de beauté, elles distribuent du bonheur et, ainsi, rendent le monde meilleur.

En procurant du bonheur à leurs clientes, les esthéticiennes peuvent, à leur manière, améliorer les choses...

Un penseur antique a dit : «Mieux vaut viser la perfection et la manquer, que de ne rien viser et atteindre la médiocrité». Peut-être qu'en pratiquant une certaine forme d'humanisme modeste, en menant un humanisme de tous les jours, qui ne serait pas fait de lendemains qui chantent ou de grands soirs, mais tout simplement de petites parcelles de bonheur construites ici et là qui feraient apparaître un merveilleux paysage, les esthéticiennes pourraient bâtir ce monde meilleur.

Un des éléments du bonheur, c'est la santé. Indubitablement. Or, l'Organisation Mondiale de la Santé nous rappelle que «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité».

Alors en contribuant à améliorer la santé de celles dont elles prennent soin en leur procurant, à leur manière, «Un état de bien-être physique, mental et social», les esthéticiennes contribuent au bonheur de leurs clientes.

LES SOCIO-ESTHÉTICIENNES CONTRE LA MALADIE

La presse ne cesse de témoigner de ces petites touches de bonheur que les esthéticiennes posent sur la grande toile de la vie, notamment lorsque celle-ci touche à sa fin. Récemment, La Dépêche nous racontait l'histoire de Christelle, cette socio-esthéticienne qui intervient, via la Ligue contre le Cancer, auprès de malades atteints par cette maladie. Du bout des doigts, cette «magicienne» arrive à redonner le sourire et surtout l'envie de continuer la lutte. Elle a des «des brins de bonheur au bout des doigts» nous dit le quotidien. «

Le don de soi semble vraiment une seconde nature pour cette jeune femme qui «aide chaque malade à se réconcilier avec une image souvent abîmée par les traitements et aide à leur bien-être».

En juin, nous explique Actu Soins, avait lieu la journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées avec une présentation des activités de socio-esthétique mises en place dans des établissements parisiens par l'association Des soins et des liens. «Le soin esthétique peut donner envie de bien vieillir et restaurer la personne dans son image, assure Anne Zavan, Présidente de l'association. Car la bientraitance, cela commence par soi-même, se regarder, se sourire, s'apprécier dans le miroir.»

LA BEAUTÉ COMME RÉSISTANCE

Enfin, quand un pays est en guerre, il peut arriver que l'institut d'une esthéticienne constitue un havre de paix où les clientes peuvent, l'espace d'un soin, oublier les bombardements, les tirs, les morts, la laideur de la guerre pour s'intéresser à la beauté : la leur. Loubana Mourched, une Damascène trentenaire, raconte à l'AFP que, pour oublier, elle aime se faire dorloter, prendre soin de sa peau, de son maquillage. Elle ajoute que «Les événements survenus dans le pays ont laissé leurs traces sur nos visages : nous paraissons plus vieilles».

C'est pourquoi, dans ce pays en guerre, le marché de la beauté se porte plutôt bien. Ce que confirme Imane Osmane, une esthéticienne pour qui «Les femmes sont prêtes à tout pour préserver leur beauté». Comme si cette apparence préservée était un moyen de lutter contre la guerre et de se préserver contre le malheur qui s'abat quotidiennement sur ce pays.

Comme pour cette cliente selon qui les soins de beauté sont une forme de traitement psychologique au milieu des atrocités de la guerre. Car pour cette autre femme, «Les destructions ne doivent pas atteindre nos âmes». Peut-être est-ce là le secret du bonheur.

Cliché Maridav

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