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N°721 Janvier 2019

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Le bien-être au travail est-il rentable ?

Par Pierre Davese , Directeur Général de Cabinel Alorem
N°687 Décembre 2015
Le dirigeant est le seul décideur pour réaliser ou non un plan d’actions pour réduire le Risque Psychosocial (RPS) dans son entreprise. Dans 90 % des cas, il refuse, avec pour objection, le fait que la dépense n’est pas prévue au budget.

Le dirigeant est le seul décideur pour réaliser ou non un plan d'actions pour réduire le Risque Psychosocial (RPS) dans son entreprise. Dans 90 % des cas, il refuse, avec pour objection, le fait que la dépense n'est pas prévue au budget.

On peut aisément imaginer qu'un «boss» qui met trop de pression sans exprimer de reconnaissance, ou des clients agressifs ou une informatique qui perd souvent des données, puissent être à la fois des stresseurs importants, mais aussi des causes de réelle perte de productivité. Une personne perturbée est présente au travail mais n'a pas le coeur à l'ouvrage. Il s'agit donc de bien évaluer l'impact financier du «présentéisme».

LE MAL-ÊTRE AU TRAVAIL :
DES CHIFFRES ÉDIFIANTS !

Les études réalisées par le Cabinet Alorem ont révélé qu'une entreprise «qui se porte bien» a une perte de productivité «normale» de 6,5 à 9,2 %.

Les Hommes ne sont pas des machines à produire et il est «humain», voire bénéfique, qu'ils passent un peu de temps à se dire bonjour, prendre un café, aller se rafraîchir ou parler du dernier bébé né.

En revanche, lorsque l'ambiance devient tendue, les personnes ont moins d'entrain, moins envie de travailler et basculent très vite dans la plainte et la critique. Dans ce cas, la perte de productivité constatée monte facilement de 15,5 à 17,7 % du temps de travail.

Les cas où le conflit social gronde atteignent et dépassent parfois 24,4 % de perte de productivité (jusqu'à plus de 60 % dans certaines activités du secteur public) !

Outre l'absentéisme, qui coûte principalement à l'assurance sociale plutôt qu'à l'entreprise, le présentéisme est donc un facteur bien plus stratégique pour le dirigeant. Il constitue également la source d'une réelle amélioration de la compétitivité de l'entreprise. Ramenée à une valeur moyenne et recalculée sur un salaire français moyen afin de pouvoir comparer ce chiffre d'une entreprise à l'autre, cette perte de productivité (conjointe à l'inflation du stress ou du mal-être) représente en moyenne de 5 000 à 15 000 € en salaire annuel (chargé patronal).

Pour un dirigeant, nous sommes donc face à une perte moyenne de 830 000 € à 2 millions d'euros pour un site de 100 salariés (enjeu financier réel des RPS, en fonction du niveau de salaire pratiqué).

Mais soyons raisonnables : il est utopique de penser pouvoir ramener à zéro cette forte perte de productivité. C'est déjà bien si l'entreprise arrive à la réduire de moitié !

DES SOLUTIONS À PORTÉE DE MAIN... ET RENTABLES

Premier constat

Le fait que le dirigeant accepte de faire cette évaluation est déjà un acte fort de reconnaissance vis-à-vis des salariés et une preuve de courage. De ce simple fait, l'impact est déjà très favorable sur la productivité et, dès la mise en place du diagnostic, on note une amélioration immédiate de l'ambiance au sein de l'entreprise.

Seuls les plus objecteurs s'expriment fortement, mais ils comprennent vite que cette opération représente pour eux une réelle opportunité à condition de respecter la règle du jeu : s'exprimer discrètement et constructivement. L'opération se montre donc, dès son début, comme un régulateur en matière de climat social.

Second constat

Les plans d'actions sont toujours différents d'une entreprise à l'autre car chaque organisation a son histoire, sa culture, ses contraintes.

Cependant, environ 70 % des plans d'actions révèlent les même besoins : pour 100 salariés, le diagnostic plus le plan d'actions représentent une dépense moyenne de l'ordre de 75 000 à 130 000 €.
Le Retour sur Investissement démontré (ROI) est donc de l'ordre de 2 à 10 pour 1 (cas le plus défavorable), ce qui est colossal.

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Cliché Iculig

Pierre DAVEZE, Directeur Général du Cabinet Alorem Conseil en Stratégie des affaires - Comportementaliste et Master coach.
Assermenté auprès du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociales (TASS), Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI).
Préventeur, Intervenant en Prévention des Risques Sociaux ;
Vice-président du Centre de Compétences «Stress Experts».
Expertise : processus d'innovation, Stratégie des affaires, Business Intelligence (BI), Gestion des Connaissances (KM), Techniques Comportementales (PCD).
Expérience : management en PME puis en grand groupe international - Marketing constructeur - Distribution - Services
- International Business Intellenge ; Auteur & Conférencier
- Enseignant dans différentes écoles d'ingénieurs, de Business International et de Ressources Humaines (Management et Coaching). Tél. 06 09 56 56 09.

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