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N°720 Décembre 2018

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La cosmétique bio n'a pas dit son dernier mot !

Par Sophie Macheteau
N°669 Avril 2014
La cosmétique bio serait en train de subir un échec cuisant et n’aurait plus longtemps à vivre. Que faut-il réellement en conclure ? Le feu attisé en 2005 ne serait-il finalement qu’un feu de paille ? Et si ce n’était en fait qu’une erreur d’appréciation ?

UN MARCHÉ DE NICHE
AUX PERSPECTIVES D'AVENIR BIEN RÉELLES

En 1977, Ken Olsen, de la CEO Digital Equipment Corporation, s'exprime sur l'avenir du marché informatique lors du congrès de la World Future Organisation et affirme : «Il n'y a aucune raison que les gens aient un jour un ordinateur chez eux».

Au premier semestre 2013, soit 35 ans plus tard, 77 % des foyers sont équipés d'un ordinateur. Certes, dans l'euphorie des débuts certains prédisaient une part de marché de 12 % en 2010, et il n'en fut rien.

Avec 3 % de parts de marché, il est évident que la cosmétique bio ne représente qu'un marché de niche mais dont les perspectives d'avenir sont bel et bien réelles.

Qu'on se le dise, la cosmétique bio est vivante et économiquement viable !

UNE ASSOCIATION PLUS QUE JAMAIS «VIVANTE» ET DYNAMIQUE

Qui aurait cru en 2002 que Cosmébio, créée par 10 chefs d'entreprise considérés comme des «illuminés», pouvait devenir la première association mondiale de la cosmétique écologique et biologique une dizaine d'années plus tard ?
À dire vrai, personne.

Et pourtant, début 2013, l'association compte environ 400 membres, répartis sur les 5 continents et 9 000 références générant un chiffre d'affaires de 9,6 milliards d'euros. 333 millions d'euros ont été générés en 2012 par la cosmétique bio, soit 34 % de hausse par rapport à 2010.

Selon Betty Santonnat, Directrice du développement, «L'association confirme qu'elle était, qu'elle est, et qu'elle restera, la représentante d'un secteur économiquement viable qui s'inscrit au coeur de la 3ème révolution industrielle».

DES ATTENTES DE CONSOMMATEURS EN PLEINE ÉVOLUTION

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les attentes des consommateurs ont considérablement évolué. En 2005, lorsque les médias s'intéressent de près à la formulation de nos cosmétiques, il règne un climat particulièrement anxiogène. Le consommateur est alors davantage motivé par la peur de ce qu'il pourrait trouver dans son pot de crème ou son shampooing que par des considérations éco-responsables. C'est à cette époque que la politique marketing du «SANS» connaît ses heures de gloire (sans parabens, sans phénoxyéthanol, sans dérivés pétrochimiques...).

La tendance s'est considérablement modifiée ; dorénavant cela ne suffit plus, et les consommateurs ont besoin de revendications positives, d'une cosmétique «avec» : avec des actifs naturels de qualité, avec du sens, mais aussi avec une part de rêve inhérente à la magie de la cosmétique : être belle en accord avec la nature, tout en se faisant plaisir. Un vrai défi au jour le jour pour les marques et les industriels !

Les consommateurs manifestent un intérêt croissant pour la cosmétique bio grâce à plusieurs leviers favorables, dont notamment :

  • des consommateurs de plus en plus préoccupés par leur santé et l'environnement,
  • des investissements en R&D élevés et des innovations continues,
  • un important potentiel de croissance des non-consommateurs et des consommateurs occasionnels de bio,
  • le lancement de MDD par les distributeurs sélectifs, les marques enseignes et les opérateurs de la grande distribution,
  • des stratégies de diversification des leaders du bio,
  • une importance accordée à l'environnement et au développement durable.

Le potentiel de croissance du marché des cosmétiques est important, mais un travail d'information du consommateur persiste en termes de labellisation et de positionnement prix.

Les consommateurs associent souvent bio et prix élevé, un réflexe issu du marché alimentaire où le prix constitue un important frein à l'achat de produits bio. Or, le différentiel de tarif entre un soin bio et un soin non bio est loin d'être aussi important dans la cosmétique où le coeur du marché se situe en milieu de gamme. Aux acteurs du marché de faire passer le message...

TOUS LES VERTS SONT DANS LA NATURE

Tout en demeurant un marché de niche, le marché des cosmétiques naturels et bio s'est considérablement «déghettoïser». Jadis réservée aux puristes du bio (les «vertolive»), très méfiants vis-à-vis de la cosmétique conventionnelle, la cosmétique bio s'est depuis démocratisée. On observe désormais trois nouveaux profils plus contrastés aux motivations variées :

Vert émeraude

Tout d'abord les «vert émeraude», peu éduqués au bio, achetant au gré de leurs envies à la fois des produits bio et non bio. Ils consomment d'ailleurs davantage de «naturel» que du bio, ne sachant de toute façon pas toujours faire la différence entre les deux.

Ce profil, dont le nombre est en très forte croissance, est très attaché à la nouveauté et à l'efficacité des produits. Les «vert émeraude» continuent, pour certains, de penser que le bio est moins efficace que le conventionnel.

Vert pomme

Ensuite les «vert pomme», très attachés à l'origine des produits qu'ils achètent. Ils prônent la proximité, le made in France et le terroir. Ils apprécient tout particulièrement les extraits botaniques naturels issus de nos régions françaises comme la figue de Solliès, le sel gris de Guérande ou la pomme de Normandie. Le bio «origine France» est en marche !

Vert prairie

Enfin, les «vert prairie», particulièrement sensibles au développement d'une cosmétique éco-responsable, où chaque étape de développement est contrôlée, où tout est mis en oeuvre pour limiter l'impact sur l'homme et l'environnement.

 

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Commentaires

  • Anonyme 09/02/2015
    Bonjour oui les cosmetiques bio 100% artisanat francais et rare a trouver. ils sont sublimes et uniques je trouve. un site qui vaut merite c est Au Coeur des Racines. un tres vaste hoix en plus!
    Signaler un contenu abusif

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