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Le bouleau, un laborieux diurétique

Par Josiane Laure , Esthéticienne
N°647 Avril 2012
C’est au printemps que le bouleau fournit son meilleur travail thérapeutique.

À l'exception de la région méditerranéenne, le bouleau blanc, espèce la plus répandue des bétulacées, est une essence très commune de nos forêts et de nos montagnes. Pouvant atteindre plus de 20 mètres, ce bel arbre est facilement reconnaissable à son tronc lisse couvert d'une écorce blanc argenté chez les jeunes sujets. Après vingt ans, elle commence à s'écailler en fines pellicules ; celle des vieux bouleaux est crevassée à la base du tronc et prend une couleur sombre. Ses feuilles simples, ovales, pointues et ses fleurs jaunâtres disposées en chaton sont portées par des rameaux retombants, très flexibles.

Même très cinglants, si l'on en croit Pline qui rapporte que les maîtres d'école s'en servaient pour fustiger les mauvais élèves. De là sans doute ses noms populaires de «sceptre des maîtres d'école», d'«arbre de la sagesse».

L'ARBRE NÉPHRÉTIQUE

 

Le bouleau n'est pas mentionné dans la pharmacopée des Grecs et des Romains. C'est, semblet-il, sainte Hildegarde, célèbre abbesse du XIIème siècle, qui révéla pour la première fois son intérêt thérapeutique ; elle recommandait les fleurs contre les ulcères et les plaies longues à se cautériser.

Au XVIème siècle, Matthiole, médecin de l'école de Sienne, souligna le puissant pouvoir diurétique du bouleau et le surnomma «l'arbre néphrétique».

Par la suite, cette vertu fut confirmée par divers auteurs. On préconisa le bouleau pour résorber les oedèmes d'origine cardio-rénale, contre certaines manifestations de l'hydropisie, la goutte... Les parties utilisées sont l'écorce, la sève, les feuilles, les bourgeons, plus rarement les chatons ; toutes ont des propriétés diurétiques. En plus de cette action qui leur est commune, chaque partie présente un intérêt qui lui est propre : l'écorce se montre un stimulant digestif, un bon fébrifuge, un excellent remède contre certaines affections cutanées, notamment les dartres ; les feuilles et les bourgeons sont toniques, dépuratifs, sudorifiques ; ces derniers sont, en outre, recommandés en cas d'engorgement des ganglions lymphatiques.

Liquide sucré, la sève a une heureuse action sur le terrain arthrosique ; associée à l'écorce, elle peut être employée dans certains
soins capillaires. Bien évidemment, la récolte des bourgeons se fait au printemps ; mais c'est aussi la meilleure période pour celle de l'écorce, qui se détache naturellement en lanières circulaires, et celle de la sève que l'on recueille sur des arbres âgés, en sciant une branche de bonne taille ou en pratiquant une ou deux incisions sur le tronc. Les feuilles peuvent être cueillies de la période de feuillaison jusqu'au mois de septembre ; les plus tendres sont à privilégier.

MODE D'EMPLOI EN PHYTOTHÉRAPIE...

Nous l'avons dit, toutes les parties utilisées sont diurétiques, aussi cette fonction est réalisée par toutes les préparations à usage interne.

Infusion de feuilles :

30 à 50 g par litre d'eau bouillante. Attendez que la température descende jusqu'à environ 40° et ajoutez 1 g de bicarbonate de soude afin de dissoudre les principes résineux.
Conseillez à votre cliente de prendre trois tasses par jour entre les repas (oligurie, oedèmes cardiorénaux, affections des voies urinaires, goutte...).

Décoction de bourgeons :

environ 150 g par litre d'eau. Laissez bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. Conseillez à votre cliente de prendre trois tasses par jour entre les repas (mêmes indications que l'infusion de feuilles et contre les engorgements scrofuleux).

Décoction d'écorce :

une demi poignée pour un litre d'eau porté à ébullition pendant cinq minutes (trois tasses par jour entre les repas en cas de fièvre ou de digestion difficile).

Sève :

votre cliente peut en consommer 100 à 200 g quotidiennement (lithiase urinaire, coliques néphrétiques, albuminurie, arthrose).

... ET EN PHYTOCOSMÉTOLOGIE

Cellulite :

en accompagnement de traitement, conseillez à votre cliente de prendre trois tasses par jour d'une décoction de bourgeons et de feuilles (une poignée de mélange par litre d'eau).

Amincissement :

décoction d'une poignée de feuilles fraiches pour un litre d'eau, à ajouter à l'eau du bain.

Dartres :

utilisez la décoction d'écorce mentionnée plus haut en compresse ou lavage.

Chute de cheveux :

ajoutez à cette même décoction d'écorces quelques gouttes de sève. Conseillez à votre cliente de se lotionner en massant longuement son cuir chevelu.

Taches de rousseur :

l'effet décolorant peut s'obtenir soit avec la sève en lavage, soit avec l'infusion (voir plus haut) appliquée en lotion tiède.

Démaquillage :

utilisez comme eau de toilette la même décoction que celle indiquée contre la cellulite. Après nettoyage de la peau, rincez à l'eau distillée ou à l'eau de rose.

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Commentaires

  • BOURASSIN CHRISTINE 13/04/2014
    Génial! Super article qui donne envie d aller plus loin! Toujours à la pointe les nouvelles esthétiques!
    Signaler un contenu abusif

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