Pourquoi les exportations de cosmétiques français ralentissent en 2025
Cette conséquence des droits de douanes américains entraîne une stagnation des exportations totales, insuffisamment compensée par les autres zones géographiques pourtant en progression.
Au cours de l’année 2025, les exportations françaises de produits cosmétiques ont reculé de 0,1 %, atteignant 22,4 milliards d’euros (contre 22,5 milliards l’année précédente).
Malgré cette inflexion, la cosmétique demeure le deuxième secteur exportateur français, derrière l’aéronautique et devant les vins et spiritueux, confirmant son rôle stratégique pour l’économie nationale.
Dans ce contexte, la FEBEA rappelle l’importance de renforcer la compétitivité et la diversification à l’international de l’industrie cosmétique.
Une baisse de produits cosmétiques des exportations inédite
En 2025, les exportations françaises de produits cosmétiques atteignent 22,4 milliards d’euros, contre 22,5 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt, avec une légère baisse de 0,1 %. Il s’agit de la première contraction observée depuis la crise financière mondiale de 2008, hors crise sanitaire. Jusqu’ici, le secteur affichait une croissance annuelle moyenne à l’export d’environ 7 % lors de la dernière décennie et les exportations s’élevaient à seulement 7 milliards d’euros en 2000 et à 11 milliards en 2010.
Dans le même temps, les importations en France progressent de + 6 % (5,4 milliards d’euros), sous l’effet des progressions enregistrées en provenance d’Asie (Corée du sud, Chine…). Cette évolution entraîne une légère dégradation du solde commercial. Ce solde demeure toutefois encore largement excédentaire, atteignant près de 17 milliards d’euros en 2025. Ainsi, le secteur cosmétique conserve sa place de pilier du commerce extérieur français, mais voit sa trajectoire de croissance se réduire dans un environnement international plus contraint.
Les États-Unis en net recul, l'Europe en relais de croissance
L’évolution globale des exportations reflète avant tout le fort décrochage du marché américain, première destination des cosmétiques français. Sous l’effet des nouvelles barrières tarifaires imposées par les États-Unis combinées à la dépréciation du dollar, les exportations françaises de cosmétiques vers ce marché ont reculé de près de 19 %, pour atteindre un montant net de 2,4 milliards d’euros. Le recul des exportations outre-Atlantique se chiffre à 541 millions d’euros en valeur.
L’Union européenne confirme son rôle de socle de stabilité, avec une hausse de + 4 %, et renforce son poids dans les exportations totales (passant de 51,3 % à 54,3 % de part du marché), soit en valeur 12,1 milliards d’euros.
Hors UE, cette hausse est également marquée aux Émirats arabes unis (+ 8 %) et au Royaume-Uni (+ 2,9 %).
La Chine enfin, affiche une évolution légèrement positive (+ 1,2 %), faisant passer le montant net des exports de cosmétiques français vers la Chine à 1,8 milliards. D’autres zones, en revanche, notamment en Asie, évoluent de façon plus contrastée dans un contexte de concurrence internationale accrue notamment sur les 11 pays qui composent l’ASEAN (-10 %).