Esthéticienne : pour quelle méthode opter, gommage mécanique ou gommage chimique ?
Derrière le terme gommage, se cachent plusieurs réalités cosmétiques, avec toutefois un même objectif.
«Tous les 28 jours environ, la peau se renouvelle naturellement en éliminant les cellules mortes de la couche cornée, rappelle Andrea Boisrivaud, pharmacienne. Sauf que ce processus se ralentit avec le vieillissement cutané, et c’est là où l’étape gommage entre en jeu, en accélérant l’exfoliation naturelle. Les bienfaits de ce coup de pouce sont multiples, de la prévention des imperfections à une amélioration de l’éclat du teint et, dans certains cas, une nette atténuation des signes de l’âge.» Reste à choisir la technique adaptée à chaque situation !
Gommage mécanique en institut, éclat minute et sensation tactile
Grâce aux micro-grains qu’elle contient et à son application par mouvements circulaires sur peau sèche ou humide, cette formule déloge les cellules superficielles et toutes les impuretés incrustées dans les pores. Une manière à la fois rapide et efficace de réaliser un nettoyage plus en profondeur qu’un simple démaquillage et ce, avec des effets immédiatement visibles qui en font une étape très appréciée des clientes : le grain de peau est affiné et lissé, alors que la stimulation de la microcirculation réveille la luminosité du teint et donne tout de suite meilleure mine.
Pour combiner douceur et efficacité, tout est dans le choix des composants. Les microbilles synthétiques sont désormais interdites sur le marché français car elles sont notamment responsables de la pollution de l’eau.
«Mais les laboratoires disposent d’un vaste panel de particules biodégradables dispersées dans des excipients qui, eux aussi, doivent être scrutés avec soin car ils peuvent compléter les bienfaits de l’exfoliation» précise Andrea Boisrivaud.
Prendre le temps de présenter le produit gommant, et en expliquer l’action, valorise votre expertise et la personnalisation du soin, mais également le conseil d’achat car le gommage fait partie des produits les plus consommés avec le soin hydratant.
Priorité au naturel mais pas n’importe lequel
- Les particules issues des noyaux d’abricot et des coques de noix, qui ont connu un franc succès, il y a quelques années, avec la vague du naturel, présentent des aspérités qui irritent et fragilisent la barrière cutanée. Mieux vaut privilégier des micro-grains toujours d’origine végétale, mais ronds, solubles ou ultrafins qui roulent sans «accrocher» ni créer de micro lésions, et respectent parfaitement l’épiderme.
- Le sucre : grâce à sa texture fondante au contact de l’eau, il exfolie sans griffer et convient particulièrement à l’épiderme du corps qu’il assouplit immédiatement mais également aux peaux normales à grasses et suffisamment épaisses pour supporter cette micro-abrasion.
- Les microbilles végétales, obtenues notamment à partir de la cellulose, ont l’avantage de posséder une structure parfaitement sphérique qui détache les cellules mortes de façon douce et régulière. Elles sont bien adaptées aux épidermes fins à tendance sèche.
- Les poudres végétales micronisées, d’avoine, de riz ou de coco, représentent une troisième option mais leur texture ultrafine assure plus un effet «polissant» superficiel qui agit essentiellement sur l’apparence cutanée plutôt qu’une véritable exfoliation.