Acide hyaluronique : les injections peuvent-elles prévenir le vieillissement du visage ?

Il est aujourd’hui admis que les fillers jouent un rôle essentiel dans le rajeunissement du visage, mais aussi dans la prévention du vieillissement. Cela implique donc de les injecter plus précocement, pour éviter, ou au moins retarder l’apparition des rides et des pertes de volume.

Le vieillissement cellulaire touche l’ensemble des tissus de l’organisme. La peau, organe majeur, n’y échappe pas. Elle est un rempart entre les autres organes et le monde extérieur, subissant les facteurs physiques, chimiques, polluants externes. Si nous ad- mettons que le vieillissement de la peau, appelé «dermato-porose». Cette dermatoporose est connue, publiée, et se caractérise par une diminution de la teneur naturelle de la peau en acide hyaluronique dans la matrice extra-celluliare.

Il est donc logique de proposer de suppléer ce manque par des injections précoces, en fonction de l’examen de la patiente. Il n’est pas utile d’injecter tout le monde dès le plus jeune âge, mais de réserver ce protocole aux patientes à peaux fines, qui présentent des zones de faiblesse aux plis et sillons, et aux visages minces qui perdent rapidement les volumes harmonieux et les courbes du visage.

Ce qui fera injecter un acide hyaluronique plutôt qu’un autre, ce n’est pas l’âge mais la localisation de l’injection. Ce qui varie en fonction de l’âge, ce sont les quantités injectées. Ainsi, nous pourrons proposer à une femme de 30 ans, qui présente des cernes marqués, des produits parfaitement identiques à ceux proposés à son homologue de 60 ans, mais il est probable que le volume injecté chez une femme jeune, à un stade mixant prévention/correction, sera bien plus limité.

Des protocoles incluant des «skinboosters» et acides hyaluroniques en petite quantité, sont décrits quelquefois dès 20 ans, de façon espacée. Au cours de l’évolution et des modifications du visage, les volumes injectés et la fréquence des injections se feront à la demande, en fonction du suivi photographique et de l’examen clinique.

Dr Philippe Kestemont, Chirurgien maxillo-facial.