Maquillage permanent : et si les hommes devenaient la prochaine tendance ?

Esthéticienne passionnée, Anaïs Destrehem a fait du maquillage permanent sa spécialité. Alors à la tête de son institut, Le Loft Beauté, situé à Saint-Michel-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais, elle découvre le maquillage permanent à l’occasion du Congrès International Esthétique & Spa en 2016. C’est une véritable révélation pour l’esthéticienne qui commençait à s’ennuyer des prestations traditionnelles proposées dans son institut, ouvert en 2012.

Elle se forme auprès de David Brow Art à Paris. Elle apprend les techniques de base du microblading, technique de maquillage permanent en vogue à l’époque. Puis, en 2019, elle apprend auprès de la PhiAcademy la technique de l’eye-liner poudré lui permettant de faire passer son activité à un niveau supérieur.

Du soin traditionnel au maquillage permanent haut de gamme

Anaïs possède toujours son institut de beauté au sein duquel sont proposées des prestations de soins visage et corps ainsi que de la beauté des ongles. L’esthéticienne organise également des formations dans ses locaux. À ce jour, elle ne pratique plus que les prestations de maquillage permanent et de tatouage qui représentent 50 % environ des prestations réalisées au Loft. Cinq esthéticiennes salariées effectuent les autres prestations.

Depuis 2016, sa pratique a évolué allant vers plus de finesse et de vision à long terme.

«Avec l’expérience, je suis plus regardante sur la façon dont mon travail va évoluer. J’essaie de mettre en valeur ce que la cliente a déjà sans forcément transformer. Je veux juste révéler sa beauté et que ce soit naturel, et surtout grâce à une technique délicate» 

La clientèle du maquillage permanent

La clientèle d’Anaïs est majoritairement locale. Son savoir-faire en matière de maquillage permanent est tel qu’il attire à elle des Parisiens. Toutes les générations sont demandeuses de maquillage permanent, bien que les femmes de 40 ans et plus représentent la majeure partie de sa clientèle. «Ce sont des femmes qui n’ont plus le temps de se maquiller ou pas l’envie forcément, mais qui ne veulent plus avoir l’air fatiguée» indique Anaïs.

La clientèle du maquillage permanent serait difficile d’après l’esthéticienne «parce que les clientes veulent toujours un résultat plus foncé, plus marqué». Avant, cela ne gênait pas Anaïs de faire ce que lui demandaient ses clientes. Mais aujourd’hui, elle sait que les traits marqués et épais ne vieillissent pas correctement. «Après explication, mes clientes écoutent mes conseils.»

Anaïs n’est pour l’instant pas amenée à effectuer des prestations de maquillage permanent sur des hommes. Toutefois, une récente expérience lui a permis de réaliser qu’il s’agit d’une part du secteur qui pourrait grandement évoluer d’ici les prochaines années.