Quelles formations suivre pour être un masseur d’exception ?

Dans le massage, la formation ne se résume plus à l’acquisition d’un protocole, elle est devenue un véritable levier de différenciation, dans un secteur où les clients sont de plus en plus exigeants. L’offre explose, dans les spas urbains, les hôtels de luxe, les instituts. Ainsi, la question n’est plus de savoir si vous devez vous former, mais à quoi et où, pour faire la différence. Aujourd’hui, bien masser ne suffit plus : il faut comprendre, écouter, s’adapter et surtout, continuer à apprendre.

Multipliez les formations !

Une seule formation ne suffit pas à construire une pratique solide et différenciante.
L’expertise naît de la diversité des approches, de la confrontation des techniques et de la capacité à faire des choix. « Trois ou quatre formations, dans des univers différents, permettent d’avoir assez d’outils pour créer votre propre façon de masser », explique Marius Malarme, champion d’Europe de massage 2025.

Les formations techniques à suivre en tant masseur

Pour être une référence dans le secteur du massage, vous devez suivre plusieurs formations techniques afin d’acquérir une certaine polyvalence dans votre domaine, de bien maîtriser vos gestes, leur intensité et leur précision. Selon Marius Malarme, plusieurs d’entre elles sont indispensables pour exceller.

L’anatomie palpatoire : connaître ce que vous touchez

Avant toute chose, vous devez savoir ce que vous touchez. L’anatomie palpatoire constitue la base absolue du métier de masseur. Comprendre les muscles, leurs insertions, leur rôle, le sens des fibres musculaires permet d’intervenir avec précision, plutôt que de travailler à l’intuition seule. Comme le précise Marius Malarme : « Quand on sait ce qu’on touche, les manœuvres deviennent beaucoup plus efficaces. »

Des formations inspirées de la kinésithérapie ou de l’ostéopathie, sans viser un diplôme médical, permettent d’avoir une compréhension plus fine du corps humain.

Les massages au sol vous permettent de travailler votre posture

Parmi les formations techniques, les massages au sol, comme le massage thaï traditionnel ou le shiatsu, peuvent vous permettre de travailler votre posture et le poids du corps. Vous devez apprendre à faire vos massages sans vous faire mal et en préservant votre énergie dans le temps. « Si une Thaïlandaise de quarante kilos peut faire très mal, tout le monde peut le faire. C’est uniquement une question de transfert de poids », explique Marius.

Ces formations répondent aussi à une problématique récurrente : le manque de pression. Elles permettent d’acquérir une puissance juste, maîtrisée, durable, sans vous épuiser.

Les massages à l’huile : affiner votre dextérité et votre fluidité

À l’inverse du travail au sol, les massages à l’huile (californien, suédois, lomi-lomi…) développent la précision du geste, la continuité du toucher et la qualité de la fluidité.

« Les massages à l’huile permettent de travailler la dextérité et la finesse des mains », explique Marius. Ils sont essentiels pour enrichir votre palette technique et apporter une dimension sensorielle plus enveloppante.

Les formations non techniques : ce qui fait réellement la différence chez un masseur 

Une formation méditation : transmettre de bonnes énergies à vos clients

Il ne faut pas oublier le côté spirituel du massage. « Je conseille de faire une formation hors-massage, méditation, reconnexion à son corps avant d'essayer de donner du bien-être à quelqu'un, explique Marius. Pour parvenir à détendre votre cliente, vous devez, avant tout, être bien dans votre corps.»