1 adulte sur 4 touché par l’acné : chiffres et recommandations des dermatologues

Dans le monde, 1 adulte sur 4 est touché après 25 ans par des problèmes d’acné. Et, de manière générale, la prévalence est nettement plus élevée chez les femmes qui sont 23,6 % à être atteintes d’acné contre 17,5 % des hommes.

Désormais, ce désordre cutané n’est donc plus considéré comme un simple “problème d’ados”. Aujourd’hui, les experts sont unanimes : l’acné n’est pas qu’un problème de peau passager, mais une maladie dermatologique chronique aux causes multiples et aux répercussions profondes sur la santé physique, psychologique et sociale.

Ce sont les conclusions révélées lors du congrès de l’EADV, qui s’est tenu à Paris en septembre 2025, par trois spécialistes de renommée mondiale, le Dr Jerry Tan (Western University, Canada), le Pr Dedee F. Murrell (St George Hospital, Sydney, UNSW) et le Pr Latanya T. Benjamin (États-Unis, Floride), lors d’un symposium Avène sur l’épidémiologie changeante de l’acné : des débuts précoces à la persistance tardive.

La peau perd son équilibre face à ces quotidiens du XXIème siècle où le stress et la sédentarité ont une place centrale, rompant ainsi, petit à petit, l’équilibre naturellement fragile de la peau. Résultat : le microbiome cutané ne joue plus correctement son rôle protecteur.

Le diktat de la perfection qui rend malade la peau

Hyper-connexion, culture de l’image, obsession de la peau parfaite… Le diktat de la perfection provoque un effet corollaire délétère.

Pire, la pression sociale retarde souvent la prise en charge médicale au profit de conseils non validés trouvés au hasard d’Internet et des fameux hacks des réseaux sociaux. Des feeds qui font également la place belle aux normes esthétiques irréalistes imposées par les filtres ou les images retouchées qui deviennent la norme… particulièrement pour les femmes.

«En prenant en charge la maladie tôt, en luttant contre la désinformation et en accompagnant les patients dans leur parcours, il est possible de limiter les cicatrices laissées par l’acné, sur la peau comme sur l’estime de soi» conclut le Dr Gautier Doat, directeur médical des laboratoires dermatologiques Avène.