Un Spa Minceur dans 2 M² de Bonheur
Sybaritic Europe a fait une percée foudroyante depuis son lancement en 2004. Le Spajet est présent dans 3 000 instituts de beauté, spas, centres de thalassothérapie et hôtels à travers l’Europe
Rien ne prédestinait Steve Daffer à devenir le leader incontesté du Spajet. Cet avocat d’affaires américain, basé à Minneapolis, était féru de technologie et adepte de soins holistiques. Dans les années 80, les Américains avaient un fort engouement pour les salles de fitness et de musculation ; tout ce qui pouvait améliorer l’apparence physique. Mais Steve Daffer pensait qu’il fallait franchir une étape supplémentaire : réconcilier le corps et l’esprit. Il était préoccupé par les maladies cardio-vasculaires liées au stress et à une mauvaise alimentation. Dans son garage (Steve Jobs a fait des émules !), il a conçu le prototype d’un caisson de relaxation baptisé Alpha 33, à chaleur sèche, incluant le massage vibratoire, l’aromathérapie et la musique. Le Grand Bleu, film culte de Luc Besson, n’était pas encore sorti sur les grands écrans, mais les dauphins étaient à la mode Outre Atlantique. L’avocat voulut absolument que la forme de son caisson s’en inspire pour faire oublier la «machine». James Garrison, son ami dessinateur, lui apporta son concours et son coup de crayon qui en fit très vite un célèbre designer industriel… Mais déception, le premier cocoon naît en 1986 dans l’indifférence totale des Américains. «Nous étions trop avantgardistes, aux Etats-Unis personne n’imaginait à quoi pouvait servir l’Alphamassage», se souvient Steve Daffer.
Un Japonais commande 200 cocoons
L’aventure aurait pu s’arrêter là, se terminant par un flop monumental. Mais un Japonais découvre le prototype dans un salon de beauté et de bien-être. C’est le coup de foudre, il tombe amoureux du cocoon et en commande 200 unités, avec un contrat d’exclusivité d’importateur distributeur ! Au Japon - pays du zen - les soins holistiques existent déjà et les mentalités sont prêtes à accueillir tout ce qui peut favoriser le bien-être de l’individu dans sa globalité. Quelle hérésie de dissocier le corps et le mental!
Steve Daffer rentre dans son pays, prend son bâton de pèlerin, s’adresse à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Minneapolis et obtient une subvention qui lui permet la fabrication de ses caissons dans le Minnesota. Il crée Sybaritic Group, pensant à Sybaris, une cité de la Grèce antique. Fondée vers 720 avant Jésus-Christ dans une vaste plaine riche et fertile, sa réussite et sa douceur de vivre étaient enviées par tous. Les Grecs allaient s’y ressourcer régulièrement comme on se ressource aujourd’hui dans le Spajet. L’ex-avocat d’affaires ne cesse d’innover. Le Spectracolor associe la chromothérapie aux fonctionnalités de l’Alpha, puis arrive une nouvelle étape essentielle avec le Dermalife et son concept d’Hydrofusion. Dépassant le bien-être, Daffer, conseillé par un chirurgien esthétique qui remarquait que la peau de ses patients était plus réceptive aux canules de liposuccion lorsqu’il utilisait des serviettes humides, s’oriente vers la minceur ! Alors que l’Alpha diffuse de la chaleur sèche, le Dermalife combine de la vapeur d’eau et des rayons infrarouges longs, trouvant ainsi une alchimie inattendue, une fusion entre le hammam et le sauna et le mariage de leurs propriétés. L’Amérique doute, mais qu’importe, l’Hydrofusion est née et fait ses preuves. Le succès est toujours au rendez-vous au Japon, mais aussi en Thaïlande, en Indonésie, en Corée et dans d’autres pays d’Asie.
L’arrivée d’un autre Steve… Français
En 1994, Sybaritic Group est déjà une entreprise de huit salariés qui vend ses appareils par le biais d’importateurs distributeurs exclusifs à l’étranger. Mais l’équipe a besoin de s’étoffer. «Ayant épousé une Américaine que j’ai rencontrée pendant mes études de relations internationales, j’ai décidé de vivre aux Etats-Unis. Je travaillais dans un cabinet d’audit lorsqu’on m’a parlé d’un poste d’export-manager chez Sybaritic, raconte Steve LeGuen, un autre Steve, Français celui-ci ! J’ai accepté le challenge et je me suis investi dans ce métier aux Etats-Unis pour couvrir le monde pendant dix ans.»
En 1996, deux ans après l’arrivée de Steve Le- Guen, le marché américain s’intéresse, enfin, aux cocoons qui ont conquis depuis longtemps les Asiatiques. Tout inventeur doit être extrêmement vigilant. Aussi Steve Daffer se protège des convoitises d’industriels sans scrupule… Une copie, un autre nom, une forme proche et le tour était joué ! Sans le dépôt de 130 brevets technologiques et modèles déposés dans plus de 30 pays, Sybaritic serait aujourd’hui concurrencé par pléthore de copies de moindre qualité et le marché en pâtirait. Après Dermalife, arrive la grande référence, le Spajet, en 2003, qui associe à l’Hydrofusion une douzaine d’autres fonctions et une informatique intégrée avec dix programmes de soins. La minceur devient simple à mettre en oeuvre en institut, ses protocoles se pilotent et se programment.
En 2006, le Spajet 2G - deuxième génération - offre encore plus de fonctions et de programmes, au total onze, dont un programme personnalisé pour l’amincissement, le traitement de la cellulite, les soins anti-âge, la détoxification, l’hydratation, la relaxation et… le bien-être.
Depuis la création du premier cocoon, plus de 40 000 unités ont été vendues dans 50 pays. Le Spajet est fabriqué à Minneapolis et, depuis 1997, dans une usine américaine en Estonie, à Tallinn. Il est distribué à partir de l’un de ces lieux de production selon l’implantation géographique du destinataire.
En 2004, Sybaritic Group emploie 60 salariés et réalise depuis annuellement plus de 20 millions de dollars de chiffre d’affaires. Une belle performance ! Quantitative, mais aussi et surtout qualitative.
Création d’une filiale européenne
Steve LeGuen a des velléités de rentrer en France. Une idée qui lui trotte dans la tête. Mais il ne suffit pas de claquer dans les doigts pour que le rêve devienne réalité ! En 2001, sur le Salon Medica, il rencontre Patrick Valois, directeur commercial pour la France de Wellsystem, une société allemande leader de l’Hydrojet médical, une table d’hydro massage principalement destinée aux kinésithérapeutes. En quatre ans, Patrick Valois en a vendu plus de 500 unités ; les qualités du manager et de son produit sont connues et reconnues dans le milieu de la kinésithérapie.
Les deux hommes s’apprécient. Ils ont un parcours différent, mais sont justement complémentaires. Avant son passage chez Wellsystem, Patrick Valois a fait des études en informatique de gestion, a été analyste programmateur en cabinet comptable, puis s’est rapidement orienté vers une carrière commerciale au moment du boom des micro-ordinateurs PC. Patrick Valois devient d’abord le partenaire distributeur en France de Sybaritic via Wellsystem. Mais en 2003, le partenariat est rompu, le constructeur de l’Hydrojet craignant que le Spajet supplante son propre appareil.
Steve LeGuen et Patrick Valois envisagent alors de fonder une véritable plate-forme européenne pour le groupe Sybaritic. Toutefois, il faut convaincre l’Amérique. «Business plan et études de marché à l’appui, nous avons mis un an et demi à persuader Steve de l’intérêt de notre projet», se souviennent-ils.En janvier 2004, Sybaritic Europe est née. C’est une SARL au capital de 32 500 euros dont les deux co-dirigeants Patrick Valois et Steve LeGuen détiennent chacun 30 % du capital. La filiale européenne dispose d’une licence d’export sur plusieurs pays et démarre avec trois salariés. Aujourd’hui, elle cible essentiellement l’Italie, la Suisse, le Benelux, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. Elle conclut dans chaque pays des accords de distribution avec des importateurs exclusifs
La percée de Sybaritic Europe est foudroyante. «La France est notre premier marché ; nous avons vendu 800 appareils en 5 ans, souligne Patrick Valois et au total 3 000 appareils ont été vendus en Europe avec l’Italie en tête des ventes.» Aujourd’hui, Sybaritic Europe emploie 14 salariés dont cinq commerciaux et réalise un chiffre d’affaires de quatre millions d’euros. La société autofinance son développement et n’a pas d’emprunt bancaire.
Un grand succès auprès des instituts de beauté
Le marché se répartit entre les instituts de beauté et les spas, les centres de thalassothérapie et les hôtels. Ainsi, on trouve le Spajet au Spa Kanumera à Aix-en-Provence, à l’hôtel Relais Margaux dans le Médoc, à la Thalasso d’Oléron… Rien de commun entre ces lieux si ce n’est leur coup de coeur pour cette petite pépite de technologie qui offre un véritable voyage minceur et est un parfait outil de soins du corps pour l’amincissement, la détoxification et la réduction de la cellulite… avec, contrairement à nombre de cures, du bien-être en plus.
De grandes chaînes et des franchises l’utilisent, notamment Physiomins, Lady Moving, Paraland, Beauty Success et de nombreux instituts : Maria Galland, Payot, Decléor, Carita, etc.«Les instituts de beauté constituent notre première cible commerciale car, face à l’essor du spa, le Spajet est une solution pour amorcer cette évolution en douceur avec un budget raisonnable», met en évidence Steve LeGuen. Le slogan de Sybaritic n’est-il pas : «100 % spa dans deux m2 de bonheur» ? Il suffit de consacrer une salle de soins à la cabine futuriste. Une ambition qui n’est pas démesurée dans un petit espace. Et la galaxie de la beauté est en route…
Les soins Spajet durent entre 30 minutes et une heure et le prix varie de 30 à 110 euros. Outre son faible encombrement, le Spajet est un appareil mains libres, car les programmes sont mémorisés et l’intervention de l’esthéticienne est plus limitée par rapport à un soin classique. Pendant la séance, elle peut se consacrer à d’autres clientes. Sybaritic n’offre pas d’exclusivité à l’institut sur un territoire géographique, car chaque esthéticienne, selon sa sensibilité professionnelle, crée ses propres protocoles. Ainsi, pour un soin minceur, l’esthéticienne peut coupler le Spajet avec un modelage intégrant des manoeuvres de palper-rouler ou un drainage lymphatique. La créativité est l’affaire de chacune…
Prix et financement par location financière
Le prix du Spajet est d’environ 21 000 euros HT, la société assurant la livraison, l’installation et la maintenance en France. Ainsi, Bernadette Martin, la fondatrice d’Espace Beauté Marine à Pontault-Combault (Seine-et-Marne) a acheté le Spajet : «Personne ne dispose du Spajet à Pontault-Combault et cela constitue pour moi un net avantage concurrentiel face à la douzaine d’instituts et centres de bien-être !».
Au moment de l’achat, chaque nouvelle cliente reçoit une formation d’une journée organisée par Sybaritic Europe. Il lui est également remis un ensemble d’outils de valorisation de l’espace Spajet et de promotion marketing : un film DVD comme support de publicité, ainsi que diverses brochures commerciales, un Cd-rom de visuels pour la création d’une plaquette personnalisée ou un site Internet ainsi qu’une newsletter. Des conseils en gestion et marketing personnalisés font partie de l’accompagnement.
Des sites pilotes et des journées «portes ouvertes» permettent de découvrir le Spajet et de le tester. Par ailleurs, Sybaritic participe à de nombreux salons professionnels dont le Congrès International d’Esthétique Appliquée qui a lieu tous les ans fin mars, Porte de Versailles à Paris.
Les appareils sont financés par le crédit-bail, la location financière et les prêts bancaires obtenus par les clients eux-mêmes. Depuis sa création, Sybaritic Europe collabore avec les principaux crédits-bailleurs spécialisés dans l’esthétique. Le carnet de commandes de la société est important, mais bien des instituts de beauté qui souhaitent l’appareil se voient refuser le financement parce que les crédits-bailleurs ne financent pas les créations d’entreprises et, en cette période de crise, les critères d’obtention des prêts auprès des banques se sont extrêmement durcis. Il faut que les bilans soient irréprochables !
Pour pallier ce handicap, Patrick Valois et Steve LeGuen ont créé, depuis trois ans, la société Locaccess dont l’activité unique est la mise en location des appareils lorsque les clients n’ont pu obtenir le financement auprès des organismes traditionnels. Le matériel appartient au client en fin de contrat.
Une technologie validée par une étude médicale
Afin de mettre en évidence les effets amincissants et remodelants de Spajet 2G, fonctionnant sur le principe de l’Hydrofusion, Sybaritic a fait réaliser une importante étude par le laboratoire Biophyderm dirigé par le Dr Agopian.
Les résultats sur les client(e)s, qui n’ont fait aucun suivi diététique ou exercice physique spécifique, sont excellents. L’évaluation clinique (avis dermatologique) révèle une différence statistiquement significative sur tous les signes suivants :
- l’aspect «peau d’orange» sans pincement est diminué de 50 %,
- l’aspect «peau d’orange» avec pincement est diminué de 36,6 %,
- le capitonnage hypodermique est diminué de 26,7 %,
- la douleur au pincement est diminuée de 57,7 %.
L’avis dermatologique global, portant sur l’ensemble de la méthode, montre que l’effet amincissant existe, quel qu’en soit le degré, pour 43,8 % des sujets, ainsi que l’effet remodelant pour 87,5 % des sujets.
L’amélioration de l’état cutané a été prouvée pour 100 % des sujets.
Sybaritic Europe; 33 rue de Galilée, 75116 Paris
Tél: 01 44 43 55 01
www.sybaritic-europe.com
www.mesoestic.com
www.raylifbeauty.com
Valérie OBADIA


