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NEWSSEPTEMBRE2006

Pourquoi vos clientes mangent-elles ?


La première de toutes les questions c’est : pourquoi mangez-vous ? Mon premier article portait sur l’existence réelle ou imaginaire du surpoids de votre cliente. Si vous m’avez bien lu, vous avez compris que l’indice de masse corporel, ce que l’on appelle l’I.M.C., ne suffit pas à se faire une idée précise du poids d’une personne et que son histoire, son hérédité, ses grossesses, son âge, et d’autres facteurs lui définissent un poids personnel qui est atteignable et qui est surtout conservable. L’I.M.C. de Monsieur ou Madame Tout-le-monde est une norme de simple détection et que bien des femmes rejettent comme trop lourd et que d’autres trouveront trop bas.


C’est ainsi que vous devrez toujours essayer de vous situer et pour trois bonnes raisons :

- Sur le plan commercial, vous fidéliserez infiniment mieux votre cliente qui a besoin d’être individualisée et non pas prise pour un numéro parmi d’autres.

- Sur le plan de l’efficacité, vos soins et traitements fourniront les meilleurs résultats lorsque vous serez au juste poids pour votre cliente concernée. Maigrir trop ramollit les tissus du corps et fane ou creuse le visage, maigrir insuffisamment n’apporte pas totale satisfaction et laisse sur sa faim. Le poids d’excellence donne au corps son meilleur galbe et à la peau son meilleur éclat possible.
Enfin, en cherchant ce qu’il y a d’unique dans le cas toujours particulier d’une cliente, vous améliorez votre qualification, votre expérience et, cerise sur le gâteau, vous prendrez vous-même du plaisir et trouverez du sens à exercer votre métier qui regorge d’aide et de soutien psychologique et affectif et social. Essayez toujours de comprendre la manière de fonctionner de votre cliente. Dites-vous toujours que votre cliente qui grossit, qui prend du poids et en est affectée, ne le fait ni volontairement et encore moins avec plaisir mais parce que, dans la situation où elle se trouve et, seule face à cette situation, elle a été incapable de faire autrement. VOUS pouvez intervenir pour lui rendre possible un autre parcours et lui fournir l’occasion du DÉCLIC.
Et comme, quelles qu’en soient les raisons, la seule façon de grossir, de stocker des calories sous forme de graisse, passe, tôt ou tard, peu ou beaucoup, par la mise en bouche et donc, par l’acte de manger, la question première et fondamentale, celle qui ouvre toute discussion et permet d’approcher en peu de temps le cœur et le mystère du problème de chaque personne :


POURQUOI MANGEZ-VOUS ?

Peut-être trouverez-vous cette question anodine en pensant que la réponse basique est :


Je mange parce que j’ai faim

Et bien, vous vous trompez. Dans nos sociétés riches, il y a très peu de personnes qui attendent d’avoir faim pour manger et celles et ceux qui mangent réellement par faim sont celles qui oublient de manger ou sautent leurs repas et sont rappelées à l’ordre par la faim ou, plus nombreuses, celles qui suivent un régime trop dur, trop limitant, trop restrictif.


Je mange parce que les aliments sont bons !

Et voilà une réponse déjà plus pertinente. Là, vous avez affaire à ce qu’on appelle une cliente hédoniste, une cliente attirée par les sensations agréables. Nous ne sommes plus dans le besoin de quantité pur mais dans celui de la qualité, des saveurs, vous avez affaire à une cliente gourmet qui privilégiera ce qui lui semble bon en bouche. Et si cette cliente grossit, sa prise de poids sera modérée car elle ne se gavera pas de pizza, de chips ou de nouilles.

Si ses goûts la portent sur le gras et le sucré, il suffit de réorienter la recherche d’aliments apportant autant de saveurs mais d’autres sources moins caloriques. Introduire les aromates, les condiments, les épices, les mets préparés, faire appel à l’aspect protecteur de la cuisine saine, précieuse et bonne. Tous les aliments savoureux ne sont pas trop riches, la cuisine au wok, en papillote, les farces maigres, les féculents préparés sans graisses, certains fromages de très grande qualité mais maigres, la tomme de Savoie à 10 % MG, voilà un authentique fromage qui mérite son appellation et qui peut se consommer avec un bon verre de vin et être considéré comme un aliment BON.


Je mange parce que je m’ennuie

Voilà un cas très fréquent, des personnes qui n’ont pas ou plus grand chose à faire, en retraite ou, pire, au chômage ou tout simplement au foyer et attendant le retour des enfants, puis celui du mari qui rentre tard et qui donne l’occasion de finir les assiettes des enfants et de grignoter en attendant le dîner en commun.

Ici, la solution, c’est surtout de ne pas manger d’aliments qui attisent l’appétit, des aliments de pacotilles trop salés, les chips, les cacahuètes ou les aliments trop sucrés qui donnent envie de continuer, le chocolat. La bonne solution, c’est de nourrir cet ennui mais avec des aliments qui nourrissent, calment la faim et surtout qui vont se défalquer sur le repas suivant, le repousser et réduire son importance. Ces aliments, ce sont les aliments riches en protéines, un yaourt ou deux ou trois, une tranche de dinde ou de poulet ou de viande des Grisons ou un oeuf à la coque ou une boite de thon au naturel, la liste est longue…


Je mange parce que je manque d'affection

Voilà une réponse qui pose problème car il n’est pas dans vos attributions de lui fournir cette affection qu’elle ne trouve pas dans son environnement et dans le moment où elle se comporte ainsi. En général, il s’agit habituellement d’une femme, soit une épouse un peu délaissée, divorcée, veuve ou vivant avec un homme non démonstratif ou indifférent, soit une femme dont les enfants commencent à quitter la famille pour leurs études ou pour vivre avec un partenaire. Il me revient toujours en mémoire cette phrase d’un grand psychiatre, le Dr Cyrulnik : «L'affection est un besoin tellement vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revenir un brin de vie en nous, quel qu'en soit le prix». Et ce prix, c’est de se consoler, de se dorloter et se câliner avec des aliments comme le ferait quelqu’un qui l’aime. «L’affection, me disait une de mes patientes, c’est de l’affection en tranche.»

La solution, là encore, ce n’est surtout pas de restreindre mais de remplacer des aliments de haute gratification par des aliments nobles, denses et chaleureux. Le meilleur d’entre eux est le son d’avoine, un véritable aliment magique qui est doux et câlin en bouche, chaud et caressant, dense, plein, rassasiant et qui remplit. Je n’ai pas la place ici pour vous dire tout le bien que je pense de cet aliment, ce sera un prochain article mais vous ne serez pas déçue. Tout ce que l’on peut faire avec du son d’avoine joue à plein ici, des crêpes ou des galettes sucrées au faux sucre et avec ou sans cacao maigre. Citons les galettes salées aux herbes de Provence ou les blinis au blanc d’œuf monté en neige avec une belle tranche de saumon fumé ou de dinde ou de viande des Grisons.


Pour amortir mes stress

Les stress sont des chocs, des agressions, physiques, psychologiques, affectives, des événements qui contrarient nos habitudes. Dans notre jargon, nous qualifions ces événements d’anxiogènes, qui apportent ou génèrent de l’anxiété. Alors, il y a des gens qui «encaissent sans broncher» et d’autres qui ont besoin d’amortir les coups, et cet amortisseur, c’est pour eux la chose alimentaire. Pour d’autres, ce sera le sport, pour d’autres, le jeu, ou le sexe, ou la cigarette, d’autres enfin déchargeront leur stress sur leur environnement, vers des subalternes qui n’auront d’autre choix que d’encaisser ou de démissionner, ou vers des parents qui subiront. Que proposer à vos clientes stressées qui mangent pour tenir. De manger, là aussi, en choisissant les bons passe-partout, le chewing- gum sans sucre est souverain ici ; mâcher du vent car il faut savoir qu’une dragée de gomme à mâcher sans sucre, c’est seulement deux calories, et cinq dragées, la valeur calorique d’une petite cacahuète ! Alors faites-les mâcher des chewing-gums qui gardent le plus longtemps leur saveur, essayez les Airwaves couleur violette, ce sont les plus intenses et les plus persistants. Ici aussi, pensez son d’avoine et pour vos clientes qui sont profil salé, suggérez le surimi, la mozzarelle maigre.


Pour avoir du plaisir

Là, vous avez affaire à des jouisseuses. Ce n’est pas tout à fait les mêmes que celles qui mangent parce que les aliments sont bons. Celles-là sont des demandeuses de plaisir ; elles prendront des aliments comme elles prendront autre chose qui leur procure du plaisir, un voyage, un bon livre, faire l’amour, chanter, bricoler, peindre, jouer, nager, danser, aller au spectacle, voir une émission de télévision... Vous comprendrez sans peine que vos clientes qui, dans cette catégorie, ne font que manger, manquent d’imagination. Il faut en avoir pour elles.


Pour me récompenser

Quand on vous répond cela, c’est qu’il y a un problème, ce sont vos clientes qui manquent de succès et qui, au terme de leur vie professionnelle, conjugale, sentimentale, familiale, manquent de ce qui prouve que ce que l’on fait vaut la peine d’être fait… la récompense ! Alors, comme personne ne leur donne cette marchandise rare et précieuse, elles se l’octroient sous forme d’aliment. Ici encore, l’aliment sert de passepartout pour ouvrir des portes qui ne sont pas de son attribution. Mais cela marche et si l’aliment nutritionnellement inutile ne faisait pas grossir, ce serait la solution à bien des problèmes et un baume à bien des souffrances.

Votre rôle ici est plus difficile car ce n’est pas à vous de procurer des récompenses. Mais vous pouvez au moins aider vos clientes à se récompenser avec des aliments à forte charge émotionnelle : la viande rouge, le steak, le filet, le faux filet. Vous retrouvez ici ce qui fut pendant toute la période préhistorique, la plus puissante récompense de l’homme qui devait réussir à chasser au risque de sa vie et à tuer pour se nourrir. Pendant les 100 000 ans qui ont précédé l’histoire des hommes, la viande a été LA récompense, tant des hommes que des femmes. Bien des Occidentaux se mettent à ne plus aimer la viande, surtout la rouge ; c’est une question de mode, il ne faut pas l’abandonner, elle a un très grand rôle à jouer, c’est le plus noble des aliments humains.


Parce que c'est l'heure de manger

Un telle réponse est de bon augure, elle signale une cliente qui n’est pas tourmentée par un besoin anormal et qui a de fortes chances de manger à sa faim, normalement, et de s’arrêter lorsque celle-ci disparaît. Si cette cliente est forte, c’est que, non seulement elle mange parce que c’est l’heure de la table mais qu’elle mange aussi quand ce n’est pas l’heure ou que, à table, se prenant au jeu, la voilà qui mange tant qu’elle est à table. Chez elle, il suffit de ne pas trop faire durer les repas qui s’éternisent, d’éviter le pain en attendant les plats et de savoir s’arrêter avant le fromage ou en tous cas, après. Conseillez à votre cliente d’essayer aussi de ne pas manger seule, de ne pas manger en faisant autre chose comme regarder la télévision ou lire un livre ou un journal ou s’asseoir à table avec des personnes non désirées ou irritantes et qui vont l’entraîner dans des discussions tendues. Bien manger, c’est se concentrer sur ce que l’on mange, ne pas hésiter à fermer les yeux pour concentrer le laser de son attention sur ce qui est en bouche et faire durer le temps de contact entre l’aliment et la bouche, les papilles de la langue et les odeurs qui remontent en arrière du larynx jusqu’au nez.


Pour me remplir, combler un vide

Nombreuses sont vos clientes, hélas, qui se sentent vides, ressentent un manque dont l’absence et la vacuité leur fait mal. Elles cherchent quelque chose à ingérer qui calme cette insatisfaction. En deux mots, leur vie n’est pas suffisamment épanouissante, elle ne les comble pas et ne leur fournit pas cette sensation de plénitude qui signe une vie réussie, réalisée.

Manger n’est pas leur solution car cela les fait grossir, détériore leur image, les disgracie et réduit encore l’estime qu’elles ont d’elles-mêmes.

En revanche, maigrir peut les sauver car c’est pour elles un premier acte positif, dont l’effet positif est souvent contagieux et se propage dans d’autres secteurs de leur vie. Mais que faire pendant ce temps pour combler ce vide, créer du plein, trouver ce que j’appelle des nourritures non alimentaires, des nourritures affectives, culturelles, spirituelles, ludiques. Conseillez à votre cliente de manger des aliments de réconfort à forte charge affective mais à faible teneur calorique : le cacao, l’aliment le plus psychotrope du monde. Qu’elles essayent le maigre qui est délicieux avec du faux sucre et, partout où c’est possible, le lait et les laitages, sur des galettes au son d’avoine, en mousse…


Parce que je ne peux pas m'en empêcher

Ici nous sommes, au mieux dans le compulsif, au pire dans la boulimie. Dans le deuxième cas, passez la main, vous n’êtes pas suffisamment armée pour cela, surtout s’il y a vomissements. Mais cela ne vous empêche pas d’apporter de l’empathie, de la bonne humeur et des soins de corps qui font merveille dans ces cas, des massages, de la chaleur et de la présence.

Quand il y a du compulsif, c’est qu’il y a souffrance. S’il ne s’agit que de légère com pulsivité, de simples «envie folles», apportez de l’eau au moulin pour qu’il tourne, dites à vos clientes de laisser grande ouverte la porte de l’aliment, mais conseillez-leur des aliments riches en protéines, viandes, poisson, fruits de mer, volaille sans peau, œufs, jambon allégé et laitages, ainsi que des légumes verts et tout cela en quantité libre, ce mot magique : À VOLONTÉ désamorce et apaise ; la pire des solutions étant ici la restriction.


Parce que je suis seule

La solitude participe du manque d’affection, de l’ennui et d’une sociabilité perdue. Ce qui signifie une conjugaison de raisons qui font d’elle un puissant facteur de prise de poids. Il faut comprendre que la prise de poids, lorsqu’elle est importante, au delà de 8 à 10 kilos et surtout chez la femme, révèle une souffrance, elle a valeur de marqueur de l’équilibre, elle témoigne d’un vécu qui n’est pas suffisamment épanouissant. Rares sont celles qui s’avouent à elles-mêmes et davantage encore à quiconque que leur récolte de satisfactions de vivre est insuffisante. Mais leur surpoids les trahit et l’on est surpris de rencontrer des personnes brillantes, riches et qui ont tout pour être heureuses, le paraissent et… ne le sont pas !

Donc, face à la solitude, l’aliment et le poids qui l’accompagne, sont le contraire de la solution, car grossir encore ne peut que renforcer l’image négative de soi, la perte de confiance et le repli sur soi. La solution est d’aller à la rencontre des autres et de l’autre en particulier. Une solution récente est offerte par les recherches ciblées et masquées sur internet, choix nouveau qui permet d’entrer en communication directe avec des personnes qui sont elles-mêmes en manque d’autrui. Se préparer à rencontrer peut être suffisamment motivant pour accepter de mettre l’activité de bouche en sommeil. Et pourquoi pas se lancer dans un régime de qualité ? On me demandera ce que signifie cette notion de régime de qualité ? Est-ce un régime efficace, qui fait maigrir ? Condition préalable certes nécessaire mais absolument pas suffisante.

Un régime de qualité, c’est un régime qui fait maigrir avec le maximum de résultats pour le minimum de frustration et la plus longue persistance du poids obtenu. Ce régime existe, je l’ai rencontré mais ce n’est pas le thème de cet article, je vous le raconterai dans le détail prochainement.


Pour calmer mon anxiété

L’anxiété est une sensation appartenant au registre du pénible et de la souffrance psychique et affective. Face à une souffrance, l’organisme vivant et l’humain en particulier dispose de trois stratégies : lutter, fuir ou subir :

- lutter, c’est faire cesser la cause ; à la menace, opposer la contre menace ou le combat,

- fuir, c’est s’éloigner de la source de la souffrance,

- subir est la pire et la plus cuisante des solutions et c’est dans notre monde surpeuplé et cloisonné, celle qui s’impose aujourd’hui.

Votre cliente peut se battre contre un animal sauvage ou le fuir mais plus difficilement un collègue de bureau ou une administration qui la tyrannisent.

Et c’est face au subir que se révèle une quatrième solution d’une formidable efficacité et qui tient à la structure même de notre système nerveux central, créer du plaisir pour neutraliser le déplaisir. Mettre du plus sur du moins, du baume sur une blessure, du chocolat sur une angoisse. L’aliment serait le meilleur antidote de la souffrance et le meilleur et le plus naturel des tranquillisants, malheureusement, il fait grossir.

La solution, c’est de trouver un autre tranquillisant naturel, et surtout pas le tabac, un plaisir noble, la fuite vers le haut avec la musique, la lecture, la danse, la créativité, l’amour d’un partenaire de vie, de ses enfants... Quant aux aliments, il existe des aliments de plaisir qui ne font pas grossir, des aliments jouissifs qui ne sont pas riches. Un exemple ? Le saumon fumé, le caviar d’aubergine, un lapin moutarde, une île flottante ou un flan à la vanille de la Jamaïque maison peu sucrés, un melon au jambon de Parme, un tartare de crabe, une tranche d’espadon à la plancha, une brochette de crevette… Je pourrais continuer longtemps ainsi et je le ferai dans un prochain article.


Pour me punir

Oui, cette réponse est fréquente. Manger pour se punir, c’est aller au bout du voyage, de manière masochiste, en se disant que puisque l’on n’a ni courage ni force ni motivation de maigrir, autant sombrer, quitte à se détruire. Il y a là irruption de la culpabilité et sa sanction naturelle qui est la punition.

Que pouvez-vous faire pour aider vos clientes à sortir de cette spirale pernicieuse ? Sur le plan de la nutrition et du conseil alimentaire, rien, car le mauvais choix est volontaire et porte nécessairement sur des aliments choisis pour leur nocivité : gras, sucrés, frits, riches, sans aucune référence au plaisir pris.

Attendez une embellie et pendant ce temps, apportez de la sympathie, occupez-vous du corps de vos clientes, mettez en évidence et en valeur les autres éléments méconnus d’un physique qui en recèle toujours. Même les femmes les moins avantagées possèdent quelques émetteurs de beauté, une qualité de peau, une couleur d’yeux, une bouche ou une dentition, de jolis cheveux, un sourire, une poitrine, des jambes, un beau décolleté, une odeur de peau, des mains expressives. Il faut le leur faire découvrir et l’enrichir, là réside votre art et votre métier. Et puis, sachez et faites savoir qu’il y a un temps pour la punition, puis un temps du pardon et de la récompense retrouvée. Bien souvent, vos clientes qui se punissent sont des personnes isolées ou murées qui n’ont pas l’occasion ni l’interlocuteur nécessaires pour s’exprimer. Verbaliser, dire les choses et s’entendre les dire, est un acte libérateur quasi magique dont il est malaisé, pour des non médecins d’en comprendre les raisons et toute la portée. Mais c’est ainsi et si vous avez de l’expérience, vous devez certainement l’avoir déjà ressenti. Donc, parler et faire parler, c’est déjà faire de la psychothérapie sans le savoir. Essayez, vous y trouverez de la satisfaction, l’aide et le plaisir accordés ne sont pas à sens unique.


Dr Pierre Dukan,

7 rue Bayard, 75008 Paris.

e-mail : pdukan@yahoo.fr

 


Dr Pierre DUKAN

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