Plaire ou séduire ?
30-40 ans : l’affaissement des paupières supérieures débute, les rides apparaissent autour des yeux et les sillons nasogéniens s’esquissent, même en l’absence de sourire.
40-50 ans : les paupières inférieures et supérieures s’affaissent, les pattes d’oie et les sillons s’accentuent, les rides se creusent.
50-60 ans : les poches sous les yeux s’installent, le menton s’empâte, l’affaissement du front entraîne celui des sourcils, les bajoues apparaissent et la pointe du nez s’incline. La fonte des tissus adipeux amplifie les effets de la pesanteur sur les contours.
Au-delà de 60 ans : la peau a perdu son élasticité, des ridules apparaissent autour de la bouche, la peau du cou plisse et les bajoues s’affaissent…
L’HORREUR !
Et si il existait un moyen de combattre les effets de la nature sans avoir besoin de martyriser son corps ?
Il n’existe pas de besoin de séduire, mais en revanche, il existe bien un besoin de plaire, d’amadouer l’agressivité primaire, animale que chaque être humain véhicule dans ses conduites primitives. Les fleurs se parent de couleurs attrayantes pour attirer (plaire) les abeilles, le chien qui lèche la main de son maître, le chat qui se frotte aux jambes de sa maîtresse ; tous les animaux domestiqués par l’Homme expriment ce besoin de plaire pour désamorcer une agression toujours possible. Par voie d’extension, ce besoin de plaire a été assimilé à une conduite de soumission par certains psychologues, une conduite d’apaisement par d’autres. Mais qu’en est il vraiment ?
Quand on veut plaire, il faut apprendre à séduire
Le message du sourire
Quand vous souriez à une personne qui vous aborde dans la rue pour vous demander son chemin, vous ne faites rien d’autre que de dresser une barrière contre l’agressivité supposée de l’inconnu(e). En revanche, si vous êtes une femme et que vous souriez à un inconnu qui vous observe du coin de l’oeil, votre sourire ne sera par Joseph MESSINGER, Psychologue, Ecrivain. pas interprété comme émanant d’un quelconque besoin de plaire mais comme une conduite de séduction. Dans l’autre sens, l’homme assis à une terrasse de bistro et qui sourit à une consommatrice installée à la table voisine sera considéré comme un vulgum pecus si son apparence déplaît à la dame. Le message véhiculé par son sourire est identifié comme étant l’ébauche d’une entreprise de séduction.
Faut-il plaire avant de pouvoir séduire ?
Si c’était vrai, la plupart des entreprises de séduction seraient vouées à l’échec. Heureusement que ce n’est pas le cas ! A priori, le besoin de plaire correspond au besoin de se plaire dans le regard de l’autre. La séduction ne serait qu’un moyen utilisé par le Moi pour évaluer son impact séducteur ? Les tout-petits en âge de communiquer ne font rien d’autre, ils séduisent pour conserver la cote d’amour de leurs parents. Et bien avant cette période, le nourrisson abuse de ses sourires et de ses babillages pour la même raison : attirer l’attention, c’est-à-dire plaire avant de pouvoir séduire.
La séduction est la première des conduites de préservation du Moi au sein de la société
La beauté commence par le choix des gestes
A peine 2 % des femmes seraient satisfaites de leur look. Probablement parce que, à force de regarder les beautés affamées, retouchées et liftées des magazines, elles ont oublié que le corps humain est la plus belle création de la nature et un lieu qui peut être transformé sans recourir forcément à des actes de chirurgie plastique ou à des séances de fitness quotidiennes et épuisantes. Si notre apparence ne nous satisfait pas, il existe des moyens très naturels de modifier imperceptiblement les défauts qui nous navrent. Sachant que les défauts en question débutent souvent leur carrière au niveau gestuel et postural. La beauté d’une femme n’est pas une beauté figée comme celle d’un top model. Elle s’inscrit d’abord dans l’harmonie des mouvements du corps. Et comme c’est le cas du choix d’un vêtement en boutique, on peut choisir les gestes et les postures qui nous ressemblent et évacuer ceux qui nous dévalorisent.
Comment évaluer le pouvoir de séduction de votre cliente ?
Le pouvoir de séduction débute à l’aube de la vie, chez le nourrisson, il se prolonge dans l’enfance, l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte. Il (le pouvoir de séduction) ne concerne pas que la parade amoureuse mais aussi les relations sociales, affectives, familiales, commerciales, politiques, etc.
Séduire au sens large du terme, c’est aussi persuader, plaire, convaincre, se rendre crédible aux yeux de l’autre. Le pouvoir de séduction est en chacun de nous mais, comme c’est le cas pour l’intelligence notamment, nous n’en sommes pas tous dotés de manière équivalente. Il est parfaitement possible de l’enrichir à partir du moment où l’on prend conscience du volume que notre corps occupe dans l’espace et de l’harmonie de nos mouvements.
J’ai mis au point des échelles d’évaluation qui se fondent sur le profil gestuel de votre cliente et qui vous permettent d’adapter son vocabulaire gestuel ou postural à sa véritable personnalité. La compatibilité entre la gestuelle et le mental est le premier atout de la séduction chez la femme comme chez l’homme.
La belle écriture gestuelle
En matière de séduction pure et dure, la femme est en effet moins bien armée pour aborder ces messieurs sans se confondre avec les belles de nuit. Elle dispose bien sûr d’atouts plus qu’éloquents mais s’en sert mal ou à contretemps le plus souvent. Or, il existe une panoplie de postures séductrices dont le sens est parfaitement et historiquement compris par l’inconscient collectif masculin. Et ces postures s’intègrent comme la belle écriture pour un enfant de cours préparatoire : par des procédures d’imitation.
Le corps aussi apprend à caligraphier ses gestes
Il faut naturaliser des postures artificiellement conquises car le naturel, en matière de gestes, s’apprend et ne dépend pas d’un quelconque talent inné. Certaines femmes bénéficient d’une sensualité naturelle, bien sûr, mais cette sensualité procède d’une bonne gestion des mouvements du corps et, fatalement, d’une prise de conscience de ceux-ci. La gestuelle est messagère de l’inconscient mais aussi des pensées secrètes, elle exprime en silence ce que les mots ne peuvent trahir sans dévoiler les sentiments. La sensualité gestuelle peut être acquise à force d’exercices devant son miroir ou face caméra. C’est la voie héroïque. Et si on n’y arrive pas, il faudra s’adresser à une spécialiste du «body training autogène». C’est la voie pratique et efficace. Quand une femme droitière croise la jambe gauche sur la droite, elle affiche sa confiance en elle et indique qu’elle est psychoflexible. Dans le cas contraire, elle affiche sa méfiance en soi et ne maîtrise pas la situation.
Le Body Training Autogène
Le «Body Training Autogène» se fonde sur le fait que chaque femme ou chaque homme dispose d’un capital de sensualité gestuelle non exprimé. Des séances collectives permettent à chaque participant d’observer ses progrès dans le regard du groupe. Toute femme dispose de ce capital sensuel inutilisé sur lequel repose son pouvoir de séduction. L’objectif de cette discipline consiste a priori à transformer l’apparence pour revaloriser l’image de soi. Or, pour séduire les autres, n’est il pas indispensable de se plaire en priorité ?
La méthode
Investir son corps mentalement est le meilleur moyen d’évacuer les pensées parasites, appréhensives ou spéculatives qui réduisent l’harmonie gestuelle à de simples gesticulations.
Ce n’est plus je pense, donc je suis mais j’investis mon corps, donc je séduis
Chaque partie du corps en mouvement doit être investie par la pensée, attentive à l’exécution de ce mouvement. Par exemple, quand vous marchez dans la rue, concentrez- vous sur cette mécanique pédestre qui vous permet de tenir en équilibre sur deux petites surfaces de 234 cm² au lieu de vous triturer les tripes parce que vous avez peur d’arriver en retard à votre rendez-vous. Le corps humain est une machine fabuleuse, un modèle de cohérence comparativement à la conscience qui pédale plus souvent dans la mélasse de ses pensées parasites que dans une forme d’harmonie spirituelle.
L’image publique
L’image publique est celle que les autres voient à travers les artifices qui améliore l’image ordinaire qui nous dit bonjour chaque matin dans le miroir de notre salle de bains. Elle est donc généralement très différente de l’image que l’on perçoit de soi-même et qui est l’image de soi. Cette image sociale est forcément un reflet tronqué de l’image de soi dans la mesure où on ne montre jamais que l’endroit du décor. Cependant, certains refrains ou tics gestuels peuvent contredire un sourire commercial, des affirmations ou des professions de foi. Plus le fossé entre l’image de soi et l’image publique s’élargit, plus on sonne faux, en quelque sorte. Notre degré de crédibilité en supportera les conséquences fatalement.
Par exemple, les personnes obèses qui ont réussi à retrouver une taille à peu près normale souffrent de cette distorsion entre l’image de soi (en surpoids) et l’image idéale (amaigrie) qui leur fait défaut. Avant de pouvoir transformer l’apparence, il est donc impératif de refaire connaissance avec son corps perdu de vue. Notre corps est un sanctuaire. Respectons le ! Il nous le rendra au centuple.
La gymnastique du sourire, une technique qui efface les rides
A l’origine, le sourire est un signal de bien-être, voire de sérénité, en même temps qu’un signal de bienvenue. Il est devenu une grimace sociale avec la progression de l’animosité et de la violence qui a dénaturé les relations sociales. Le sens profond du sourire s’est perdu pour ne plus représenter qu’une manière de se protéger de la peur des autres. Un acte de soumission en quelque sorte. Si nous sommes attentives au sourire de nos proches, on remarque très vite que chacun sourit à sa manière et que ce sourire ne varie jamais.
Il faut apprendre à sourire en abusant du miroir de sa salle de bains du rétroviseur de son véhicule dans les bouchons. Négliger une telle arme, c’est se priver de missiles balistiques intercontinentaux dans une guerre mondiale. Aucune victoire ne peut s’envisager sans un recours au sourire authentiquement retravaillé pour les besoins du service. Ça vous choque ? Le sourire est une arme fondamentale dans la course au succès. Et la peur de l’échec se marque notamment au niveau de la mobilité des mâchoires. Plus le doute s’installe, plus le sourire se fige. Les mâchoires aussi.
On est capable de concevoir qu’il est indispensable de passer par des cours réguliers de fitness pour retrouver un tonus musculaire égaré dans une forêt vierge d’efforts ; qu’il faut en faire des abdos pour retendre un ventre mou… J’arrête là mes exemples qui tombent sous le sens. Mais si je vous affirme qu’il existe une méthode pour reprogrammer un sourire, vous devez imaginer que je vous raconte n’importe quoi. Libre à vous. Je ne peux effectivement pas vous le prouver dans le cadre de cet article. Mais croyez-moi, la technique à laquelle je fais référence existe bel et bien. Je l’ai pratiquée en personne et fait pratiquer. Il s’agit d’une gymnastique psychotonique qui entraîne une série de convulsions des muscles orbiculaires de la bouche et des yeux, des joues et des muscles qui entourent le nez. Cette technique s’apparente à une transe des muscles peauciers du visage. Elle se programme facilement chez la majorité des gens dans la mesure où elle n’exige aucun état de conscience particulier comme c’est le cas pour la sophrologie ou l’hypnose. Ces convulsions musculaires sont parfaitement involontaires mais peuvent être stoppées volontairement. Une dizaine de séances permettent déjà de voir la différence entre un sourire figé et un sourire séducteur.
La bouche est cernée par des kystes d’énergie installés à demeure et qu’il faut éradiquer pour libérer le vrai sourire. Et quand le sourire se libère de ses contraintes musculaires, le visage s’illumine et le mental est délivré de ses pensées parasites.
par Joseph MESSIGER

