L'onychomycose : une maladie que vous devez détecter
Champignons des ongles des mains et des pieds : cette maladie contagieuse transmissible doit être traitée le plus tôt possible.
Vous devez absolument alerter vos clientes si vous suspectez une onychomycose et l’envoyer consulter un médecin. Encore faut-il que vous soyez vous-même parfaitement informée.
Alors, lisez cet article que nous a adressé Galderma, un laboratoire leader mondial sur le marché de la dermatologie.
Une maladie gênante
L’onychomycose est une maladie contagieuse due à une contamination par un champignon microscopique.
C’est la plus commune des maladies de l’ongle. Elle est présente partout dans le monde avec une fréquence variable en fonction du climat et des conditions de vie.
Elle touche toutes les classes d’âge. Cette infection est commune chez l’adulte jeune et très fréquente chez le sujet âgé. Elle touche les hommes comme les femmes.
Elle atteint...
- 5 millions de personnes,
- et seulement le quart est pris en charge par un traitement.
La fréquence de cette pathologie augmente, d’autant que cette maladie est contagieuse.
Elle peut être transmise à un membre de la famille (conjoint, enfants) mais aussi aux personnes qui, par leurs activités professionnelles ou sportives sont amenées à fréquenter les mêmes lieux que la personne infectée (vestiaires, douches...).
Les ongles des orteils sont sept fois plus souvent infectés que ceux des doigts.
La sensibilité à cette contagion varie d’un individu à l’autre.
Certaines professions sont plus exposées que d’autres : toutes les professions nécessitant le port de chaussures particulières comme les baskets, les bottes, ...
La chaleur, l’humidité, sont les deux premiers ennemis des ongles... Suivent les traumatismes (ongles abîmés...) et le tabac.
Souvent à tort, un lien est fait entre une mauvaise hygiène et l’infection par un champignon. Et bien non... les douches (collectives dans les salles de sports) peuvent même être un facteur favorisant. Il ne s’agit pas d’hygiène mais d’une dissémination possible d’abord d’orteil à orteil et ensuite, de personne à personne si chacun ne prend pas le soin de traiter l’infection.
Les résultats récents d’un observatoire national de l’onychomycose réalisé avec le soutien du Laboratoire Galderma, auprès des professionnels de santé (dermatologues et médecins généralistes), montrent que les patients consultent tardivement à un moment où tout l’ongle est atteint. Il en ressort donc que l’information du grand public est encore insuffisante.
Plus la consultation est tardive, plus le champignon a des risques de disséminer aux autres orteils du même pied, à l’autre pied, ou sur une autre partie du corps (par exemple dans les plis de l’aine) mais aussi aux autres membres de la famille et à l’entourage au sens large.
D’où l’importance de sensibiliser les patients à surveiller régulièrement leurs pieds et à les inciter à demander un avis spécialisé sans attendre.
Pour répondre à ces objectifs, Galderma a lancé une campagne télévisée, un site internet www.onglesmalades.fr , et une brochure d’informations.
L’origine des onychomycoses
Il existe trois sortes de champignons et des localisations préférentielles.
Schématiquement, les responsables appartiennent à trois grandes familles :
- les dermatophytes : au niveau des pieds, ils prédominent largement (plus de 90 % des cas). Il s’agit essentiellement de Trichophyton rubrum (jusqu’à 85 %) et de Trichophyton mentagrophytes variété interdigitale (25 %),
- les levures du genre Candida sont beaucoup plus fréquentes au niveau des mains,
- les moisissures sont rares (< 10 %) et peuvent être isolées aussi bien au niveau des mains que des pieds.
Les facteurs favorisants
Il est important de les connaître, certains pouvant être facilement évités :
Principaux facteurs favorisant les onychomycoses des mains
- Port prolongé de gants.
- Microtraumatismes répétés (jardinage...).
- Utilisation manuelle excessive de détergent (lessive et autres produits corrosifs).
- Manipulation de produits sucrés (bonbons, pâtisseries).
- Professions exposées (coiffeur, manucure, podologue...).
Principaux facteurs favorisant les onychomycoses des pieds
- Microtraumatismes répétés de l’ongle ou des pieds (détergents, contacts fréquents avec l’eau).
- Port de chaussures ou de bottes fermées (mineurs, militaires...).
- Chaussettes en tissus synthétiques et chaussures en matières plastiques.
- Sports à risque : natation, judokas, marathoniens.
- Tabagisme élevé.
- Malposition des orteils.
- Épaississement de la plante des pieds.
- Présence d’un champignon dans les espaces inter-orteils.
- Pathologies associées : diabète, obésité, pathologies vasculaires périphériques, maladies ostéo-articulaires sous-jacentes, psoriasis.
Les signes évocateurs
L’aspect de l’onychomycose varie en fonction de la voie de pénétration du champignon : bord latéral de l’ongle, lunule...
Cependant, certains signes sont très évocateurs et doivent inciter à aller consulter sans retard :
- un changement de couleur : il devient opaque ou prend une coloration blanchâtre avec de fines stries transversales. Il peut aussi devenir jaune, marron, vert ou même noir,
- et/ou une augmentation de l’épaisseur de l’ongle,
- un aspect friable et poudreux de l’ongle,
- un décollement de l’ongle.
Au début, les signes sont localisés ; il peut s’agir d’une petite tache du bord de l’ongle, ou au niveau de la lunule, ou encore au centre de l’ongle.
Sans traitement, petit à petit, cette atteinte va détruire tout l’ongle, va s’étendre aux autres ongles, et même pouvoir être transmise à un autre membre de la famille, ou à n’importe quelle personne qui va se trouver pieds nus dans les mêmes lieux que vous : piscine, gymnase...
Tous ces signes très spécifiques devraient alerter la curiosité de vos clientes, or ils ne sont pas toujours pris en compte.
Chacune pensant que c’est passager, une bonne manucurie ou pédicurie et tout passe...
Un peu de vernis pour cacher le tout...
Et elles attendent l’été prochain pour ressortir leurs pieds ! Et, c’est là que tout se gâte...
Toute modification de l’ongle doit amener vos clientes à demander un avis spécialisé (dermatologues, médecins généralistes) sans attendre.
Un retentissement important sur la vie quotidienne
La moitié des patients atteints d’onychomycose ressentent des douleurs de la base de l’ongle et les trois quarts d’entre eux éprouvent une gêne limitant le port de chaussures, la marche et les activités sportives.
Plus difficiles à cacher que celles des pieds, les onychomycoses des doigts peuvent être inesthétiques et même limiter la dextérité manuelle. Elles posent aussi des problèmes relationnels dans certains emplois.
Une source de complications
Les anomalies de l’ongle dues à un champignon peuvent provoquer des plaies de la peau entourant l’ongle.
L’infection elle-même se comporte comme un réservoir permanent de champignons qui peut aller infecter d’autres parties du corps, les plis de l’aine, par exemple.
Elle risque aussi d’être une porte d’entrée pour d’autres infections, parfois graves.
Une maladie contagieuse
L’ongle mycosique est un réservoir de champignons.
La contamination peut se faire d’une personne à l’autre ou de façon indirecte. Cette dernière est la plus fréquente. Elle se fait par l’intermédiaire :
- des sols souillés par des squames (petites lamelles de peau qui se détachent) contenant le champignon (salle de sports, piscines, tatamis...),
- des linges de toilette, vêtements et chaussures «porteurs» de spores.
Les champignons peuvent survivre des mois, voire des années dans le milieu extérieur, en particulier dans l’environnement des patients atteints d’onychomycose, ce qui contribue à leur recontamination et leur dissémination.
Le diagnostic d’onychomycose
Le diagnostic peut être suspecté par le médecin sur l’aspect de l’ongle : ongle épaissi, ongle jauni, ongle décollé mais un examen mycologique est toujours nécessaire pour confirmer la présence d’un champignon dans un ongle.
Cet examen permet aussi d'éliminer les autres pathologies de l'ongle : psoriasis, microtraumatismes.
Cet examen se fait à partir d’un prélèvement de l’ongle à la limite entre la zone saine et la zone atteinte. Il est soit réalisé directement par le mycologue en laboratoire spécialisé, soit par le médecin et envoyé ensuite au laboratoire.
Le prélèvement doit être réalisé :
- après nettoyage avec le savon habituel,
- après un arrêt de trois mois du traitement antifongique si le patient était traité.
Le diagnostic mycologique comprend :
- un examen direct de réalisation immédiate qui confirme l’onychomycose,
- une culture nécessitant 2 à 3 semaines qui permet d’identifier le champignon.
Les résultats permettent d’adapter le traitement au champignon en cause.
La prise en charge des onychomycoses
Agir sur les facteurs favorisants individuels
Les facteurs favorisant la colonisation par les champignons et les réinfections doivent être débusqués.
Éviter :
- les microtraumatismes répétés de l’ongle,
- le port de chaussures ou de bottes fermées..., tout ce qui favorise l’excès de chaleur et d’humidité.
Prévenir les récidives
- Sécher soigneusement les pieds en insistant sur les espaces inter-orteils.
- Désinfecter les sites de recontamination (chaussettes et chaussures mises pieds nus...).
- Utiliser des serviettes individuelles.
- Chercher d’autres membres de la famille atteints.
- Surveiller régulièrement l’état des pieds.
L’atteinte des ongles des pieds est en général précédée d’une atteinte de la plante des pieds ou de l’espace entre les 4e et 5e orteils.
Agir sur les facteurs favorisants collectifs
Éviter la persistance de squames infectés contaminants sur les sols :
- utilisation du matériel facile à nettoyer (caillebotis en plastique plutôt qu’en bois...),
- nettoyage régulier des sols,
- portes des sandales en plastique,
- utiliser des serviettes personnelles.
Les traitements antifongiques
Un champignon non traité ne guérit pas spontanément.
Les onychomycoses ont pendant longtemps été considérées comme des affections rebelles dont le traitement était décevant.
Depuis quelques années, avec l’apparition de nouveaux antifongiques* par voie locale (solutions filmogènes = vernis médical) et par voie orale, on dispose actuellement de traitements capables de guérir les onychomycoses.
L’objectif du traitement est double :
- l’élimination du champignon de l’ongle,
- et un retour à la normale de l’ongle traité.
Le médecin choisit la stratégie thérapeutique la mieux adaptée à chaque patient en prenant en compte de nombreux facteurs parmi lesquels interviennent l’aspect de l’ongle, le champignon suspecté ou isolé, l’âge... l’efficacité et les effets secondaires des antifongiques...
La prise en compte de ces facteurs augmente le pourcentage de succès thérapeutiques.
Avant de débuter le traitement antifongique proprement dit, la surface de l’ongle malade peut être réduite par les soins d’un pédicure-podologue ou par l’application de préparations spécifiques prescrites par un médecin pour éliminer le plus possible d’ongle malade et favoriser encore plus la diffusion du traitement local.
Les solutions filmogènes permettent la diffusion du médicament qu’elles contiennent :
- dans les couches superficielles mais aussi dans les couches profondes de l’ongle,
- à concentrations élevées, de façon durable.
Enfin, il ne faut pas oublier qu’un traitement n’est efficace, que s’il est appliqué et/ou pris comme le praticien l’a prescrit : à la bonne dose pendant la bonne durée.
Dans le cas d’un traitement mal conduit, le champignon reste à l’état latent, prêt à se développer à la première circonstance favorable telle que la chaleur ou l’humidité.
Un bon suivi de l’ordonnance est un gage de succès thérapeutique.
Une consultation encore trop tardive : améliorer le dépistage
Dans une étude sur la prise en charge des onychomycoses conduite en dermatologie, un patient sur quatre ignorait qu’il était porteur de cette pathologie.
Dans la très large étude conduite avec le soutien de Galderma coordonnée par un comité d’experts au niveau national, jusqu’à 10 % des patients atteints d’onychomycose avait une destruction complète d’un ou plusieurs de leurs ongles de pieds. Or, plus une atteinte de l’ongle est importante, plus elle est difficile à traiter.
Ces constatations soulignent le besoin d’une information auprès du grand public sur la nécessité de surveiller ses pieds régulièrement et de consulter sans attendre.
Conclusion
Il n’y a pas de guérison sans consultation et sans traitement.

