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NEWSMAI2009

Étiquetage mode d’emploi Comment lire les informations sur les emballages des cosmétiques ? (suite)

Le Comité Français du Parfum et le Comité Français des Produits de Beauté ont créé, en collaboration avec la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté) un outil de référence particulièrement utile et même indispensable pour vous aider à décoder la présentation et l’étiquetage des produits cosmétiques (informations et symboles portés sur l’emballage et le récipient. Voici donc le texte intégral d’Étiquetage mode d’emploi. Grâce à cette lecture, vous pourrez répondre, de manière «éclairée» aux questions que se posent vos clientes lorsqu’elles vous achètent des produits cosmétiques. Dans notre dernier numéro, vous avez appris quelles étaient les mentions obligatoires. Aujourd’hui, nous vous proposons de voir ce que l’on peut mettre de plus sur les emballages.

Les mentions non obligatoires

Ce chapitre dresse l’état des lieux des autres mentions pouvant figurer sur les emballages des produits cosmétiques et qui visent à informer le consommateur.

(J) Coordonnées du service consommateur

Chaque consommateur a la possibilité de s’adresser au fabricant par différents moyens indiqués sur l’emballage : adresse, site Internet, téléphone, numéro vert, afin d’obtenir des informations (composition, effets indésirables...). Avant sa mise sur le marché, tout produit subit des essais afin de s’assurer de la sécurité d’utilisation et garantir son innocuité aux consommateurs. Mais il est possible qu’une personne soit sensibilisée à une certaine substance entrant dans la composition d’un produit particulier, tout comme on peut être sensible au gluten, aux fraises ou à l’arachide...

En cas d’effet indésirable, il est important de :

1) conserver le produit qui semble à l’origine de cette réaction .
2) prendre contact avec le fabricant qui lui indiquera la démarche à suivre.

L’avis d’un professionnel de santé pourra aider à identifier précisément la cause de ces effets indésirables.

Comment savoir si un produit a déjà provoqué des effets indésirables ?

Chaque consommateur a la possibilité, pour un produit déterminé, d’interroger le fabricant sur l’existence ou non d’effets indésirables liés à ce produit en particulier.
Chaque société est organisée pour traiter les demandes.
Pour faciliter l’accès du public aux informations pertinentes sur les produits, il existe un répertoire public des entreprises qui commercialisent des produits cosmétiques sur le marché de l’Union européenne.(www.european-cosmetics.info).
Par ailleurs, la FEBEA a créé le site www.parlonscosmetiques.com sur lequel figure un Annuaire des Services Consommateurs des entreprises cosmétiques de France. Cet annuaire permet d’accéder en un clic à toutes les coordonnées du Service Consommateurs d’une marque donnée.

(K) Les propriétés du produit

En voici quelques exemples :

  • «Hypoallergénique : formulé et testé pour minimiser les risques d’allergie.»
  • «Hydrate», mention parfois accompagnée de la précision «les couches supérieures de l’épiderme».
Pour faciliter le choix du consommateur, l’absence de certains ingrédients peut être mentionnée (ex. : «sans alcool»).

(L) Les conseils d’utilisation

Quelques exemples :

  • «Appliquer matin et soir sur le visage parfaitement démaquillé».
  • «Tous types de peaux, une à trois fois par semaine en couche épaisse, dix minutes»
  • «Effectuer de légers effleurages de l’extérieur vers l’intérieur».

(M) Types de tests

  • Testé sous contrôle dermatologique ou dermatologiquement : le produit a fait l’objet d’études sous le contrôle de médecins dermatologues.
  • Test in vitro : mesure ou exploration effectuée en milieu artificiel (éprouvette, milieu de culture).
  • Test in vivo : mesure ou exploration effectuée sur l’organisme vivant.

(N) Les conditions de vente:

Quelques exemples :

  • «Ce produit ne peut être vendu que par les dépositaires agréés XXXX».
  • «Cadeau - ne peut être vendu».
  • «Échantillon gratuit - vente interdite».

Logos, pictos, comment s’y retrouver

Ils peuvent figurer sur les emballages pour faire passer un ou plusieurs messages qu’il n’est pas toujours simple de comprendre. Les explications ci-dessous vous permettront d’en connaître la signification précise.

Explications :

Mode_emploi

Identification des matériaux d’emballage et tri sélectif

identificationLa Directive «Emballages et déchets d’emballages» a prévu la mise en place d’un système d’identification des matériaux d’emballages. L’objectif est de faciliter le tri et la valorisation des déchets.
Les différents types de matières plastiques, par exemple, sont codifiés soit par des abréviations PEHD pour polyéthylène haute densité, PP pour polypropylène... ou par des numéros :
Ces sigles permettent d’identifier le matériau de l’emballage pour son éventuel recyclage mais n’indiquent pas si l’emballage est recyclable ou recyclé. Leur opposition sur les récipients reste d’application volontaire.

(O) Le point vert

point_vertC’est un symbole de participation financière du fabricant à un système national de collecte et de traitement des déchets d’emballages ménagers.
Il a été mis en place dans l’Union européenne en application de la Directive «Emballages et Déchets d’Emballages» mais il ne signifie pas que l’emballage est recyclable, ni qu’il convient des matériaux recyclés, ni même qu’il doit être collecté pour être recyclé.



(P) Lire la notice

noticeCe symbole, que l’on peut voir sur les étuis des produits de petite taille, invite à se référer à des informations complémentaires mentionnées sur un dépliant, une carte ou une étiquette.




(Q) E

Sur certains produits, ce symbole qui n’est pas obligatoire, figure à côté de l’indication de la contenance. Il peut être apposé sous couvert du respect de règles en matière de remplissage et de contrôle.

(R) Le code-barres

code_barreC’est, avec le numéro de lot de fabrication, un autre identifiant du produit qui répond à des normes internationales et peut être lu dans le monde entier. Créé à l’origine pour faciliter la gestion des mouvements de stocks, il permet la lecture automatique aux caisses du point de vente. Mais il constitue également un élément essentiel de la traçabilité, c’est-à-dire la possibilité de retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit. Le premier chiffre indique l’origine du produit (par ex. 3 pour la France), les six suivants le fabricant, les cinq autres le code de l’article. Le dernier chiffre est un chiffre de contrôle.



(S) Ne pas jeter sur la voie publique

voie_publiqueCe signe invite les consommateurs à ne pas jeter l’emballage du produit sur la voie publique mais dans une poubelle.

(T) Tenir à l’abri de la chaleur, inflammable

inflammablePour les aérosols contenant des gaz ou d’autres composants inflammables, la mention inflammable est accompagnée d’un pictogramme représentant une flamme : associé à la lettre F si le composant est facilement inflammation ou F+ si le composant est extrêmement inflammable.



L’industrie cosmétique s’est engagée depuis plus de 20 ans en faveur des méthodes alternatives qui permettent, en toute sécurité pour le consommateur, de ne plus avoir recours aux animaux de laboratoire. Les produits finis ne sont plus testés sur l’animal. Pour les matières premières (qui sont utilisées aussi bien en cosmétique que par d’autres industries), on ne dispose pas encore de toutes les méthodes alternatives qui pourraient garantir la sécurité des consommateurs.
C’est la raison pour laquelle les interdictions qui figurent dans la Directive cosmétique sont prévues pour entrer en vigueur au plus tard en 2009 et 2013. L’interdiction ne deviendra donc effective qu’au fur et à mesure de la mise au point et de la validation des méthodes alternatives. L’industrie de la parfumerie-cosmétique finance des projets de recherche qui permettront progressivement pour les matières premières de s’affranchir totalement des tests sur animaux sans compromettre la sécurité du consommateur.



Qu’entend-on par «conditions normales d’utilisation» ?

Les 10 principes de base

Les produits ouverts, en particulier ceux à teneur en eau élevée, sont sensibles à une contamination microbiologique. Les agents conservateurs assurent une contribution indispensable à leur protection contre la détérioration mais certaines règles et précautions sont fondamentales pour assurer la conservation de cosmétiques.

Précautions élémentaires simples à respecter :

1. Lire attentivement la notice d’emploi ainsi que les avertissements.

2. Utiliser le produit dans le cadre de la durée indiquée sur l’emballage. Pour cela, conserver l’étui et noter éventuellement dessus la date d’ouverture du produit.

3. Conserver les produits bien fermés après usage : au contact de l’air, le produit peut perdre ses qualités cosmétiques (changement d’odeur, de texture, de couleur, difficulté d’application pour les vernis à ongles, par exemple).

4. Éviter de les stocker à la lumière vive, près d’une source de chaleur (radiateur, vitre au soleil, plage arrière d’une voiture).

5. Protéger les contenants transparents de la lumière en les gardant dans leur boîte d’origine ou en les rangeant dans une armoire.

6. Appliquer les produits avec des mains propres ou un ustensile réservé à leur application.

7. Laver régulièrement les accessoires (pinceaux, houppettes, éponges, brosses...) ; une fois secs, les ranger à l’abri de la poussière.

8. Ne pas diluer ou mélanger les produits, sauf si cela est indiqué sur la notice ou l’emballage.

9. Ne pas partager certains produits directement en contact avec la peau comme les rouges à lèvres, les mascaras.


10. Si l’aspect ou l’odeur de votre produit vous semble anormal, demandez conseil à votre parfumeur ou adressez-vous au service-consommateur du fabricant.

 
Les informations représentées en violet sont obligatoires. Les informations représentées en bleu ne sont pas obligatoires.

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